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« La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant. »
- Marie-Madeleine Davy
« Les êtres humains n'ont pas seulement besoin d'une culture riche et forte au sein de laquelle ils puissent se développer, mais aussi d'une culture qui leur permette d'accéder aux autres. »
- Bhikhu Parekh
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Aller au cœur de la connaissance
Ce blog ne fait qu’effleurer la richesse et la puissance des modèles qu'il aborde. Sachez en utiliser tout le potentiel avec une formation. Prochains points d’entrée :
Sociocratie : Bases, les 9, 10 & 11 avril 2010
Spirale Dynamique : Bases, les 10 & 11 juillet 2010
Cycle des organisations, les 18 & 19 septembre 2010
À bientôt !
Lundi 1 février 2010
La force des valeurs de Gandhi
De nombreuses personnes voient dans les idées et méthodes de Gandhi une approche utile au monde d'aujourd'hui. Qu'en est-il réellement ? Quel est son positionnement sur la Spirale Dynamique ?
Il y a environ dix-huit mois, Aurore Lafougère avait étudié le profil de Gandhi sur l'Ennéagramme. Elle nous livre aujourd'hui une analyse de l'impact des différents niveaux d'existence de la Spirale Dynamique sur la vie et l'action du Mahatma, dont vous pouvez discuter ci-dessous.
Vendredi 8 janvier 2010
L'anorexie mentale, une configuration particulière de la SD
L'anorexie est un drame humain particulièrement douloureux. Il y a près de huit ans, deux de nos étudiants en Ennéagramme, Anne-Marie et Olivier Fillet, avaient fait une analyse du cas particulier de l'anorexie mentale essentielle de la jeune fille en se focalisant sur les personnalités de l'anorexique et de sa mère.
Claude Marie, elle, a constaté que l'anorexie mentale était une maladie qui n'existait pas avec la même ampleur à toutes les époques et dans toutes les cultures. Elle en a déduit que les niveaux d'existence de la Spirale Dynamique devaient jouer un rôle important dans la problématique anorexique. Cette hypothèse l'a conduite à une passionnante analyse systémique de l'anorexie que vous pouvez lire sur notre site consacré à la Spirale Dynamique et discutez ci-dessous.
Les deux manières d'aborder le problème sont probablement complémentaires, et peut-être une synthèse est-elle possible : l'anorexie mentale comme la rencontre tragique de personnalités, de conditions de vie et de niveaux d'existence.
Je suis conscient de ce que la découverte d'un tel modèle peut avoir de perturbant pour l'anorexique et tous les membres de sa famille. Si la première peut y voir l'espoir de sortir de ses souffrances, les seconds sont confrontés à la culpabilité que peut faire naître la prise de conscience des dysfonctionnalités du système familial et de ses conséquences, ce qui est d'autant plus difficile dans un monde ORANGE qui rejette la culpabilité qu'acceptait BLEU. Je voudrais leur dire qu'il n'y a pas de culpabilité à avoir face à un système dont la mise en place nécessite des causes multiples, transgénérationnelles, et impliquant plusieurs familles et la société ; même si c'est à des degrés divers, il y a des victimes des deux côtés. Essayer d'être aussi lucide que possible malgré les mécanismes de défense est certes une nouvelle épreuve, mais elle est libératrice pour eux et pour leur enfant.
Mardi 5 janvier 2010
Et un de plus ! Un !
À la question de savoir de combien de sens dispose un être humain, nombre de gens répondent encore cinq et citent le toucher, l'odorat, le goût, l'ouïe et la vue. Un sens est un organe percevant des informations sur le monde qui sont transmises au système nerveux central qui les interprète. Ainsi, l'intuition, qui est parfois appelée le sixième sens, n'en est à ce jour pas un, puisque nous ne pouvons pas lui associer un organe de perception.
Le sixième sens existe pourtant et est connu depuis longtemps. Il s'agit de l'équilibrioception qui signale le fait d'être ou non en équilibre, de tomber, d'accélérer ou de ralentir grâce au système vestibulaire de l'oreille interne.
On pourrait rajouter à la liste la proprioception qui permet de savoir où est telle ou telle partie de notre corps — vous pouvez toucher votre pied même en ayant les yeux fermés et indépendamment de toute autre information sensorielle. D'aucuns ajoutent à la liste la thermoception et la nociception, perception respectivement de la température et de la douleur.
Les sensations de faim — détection par l'hypothalamus d'une baisse excessive de glycogène dans le foie — et de satiété — détection par l'hypothalamus du niveau de cholécystokinine (entre autres) — sont aussi conformes à la définition scientifique d'un sens.
Dans la deuxième moitié du XXe siècle, le professeur Yves Rocard avait étudié des sourciers et était arrivé à la conclusion que l'être humain disposait, comme les abeilles, certains cétacés et beaucoup d'oiseaux migrateurs, de magnétoception, la perception de variations du champ magnétique terrestre, grâce à la présence de petits aimants au niveau de certaines articulations (cou, genoux, coudes, etc.). Ces expériences ont été contestées, et les scientifiques considèrent généralement que la magnétoception est un sens non-humain. Quand bien même nous en disposerions, il serait inutilisable dans notre environnement moderne où la pollution électrique et magnétique est considérable.
On ne va pas s'arrêter en si bon chemin ! Une équipe de chercheurs de l'Albany Medical College et des universités de Liverpool et de Cambridge vient de démontrer que l'être humain dispose d'un système sensoriel distinct des nerfs et lui permettant de toucher et de ressentir. En étudiant des personnes souffrant d'insensibilité congénitale à la douleur — une affection très rare —, ils ont découvert l'existence d'un réseau sensoriel utilisant les vaisseaux sanguins et les glandes sudoripares dont l'existence était connue, mais dont la fonction était passée jusqu'ici inaperçue. La découverte de ce nouveau système sensoriel qui nous apporte « des informations tactiles conscientes » permettra peut-être de résoudre certains cas de douleurs jusqu'ici rétifs à tout traitement, comme certaines migraines ou fibromyalgies.
Frank Rice, un des co-découvreurs, insiste sur le caractère quasiment imperceptible des signaux de ce sens supplémentaire : « C'est presque comme entendre le son subtil d'un instrument isolé au milieu du vacarme d'une symphonie. Ce n'est que lorsque notre attention s'éloigne des terminaisons nerveuses associées aux perceptions habituelles de la peau que nous pouvons apprécier les sensations cachées en arrière-plan. »
Pourtant, si ce système sensoriel existe, c'est vraisemblablement qu'il a une utilité adaptative. Dans nos conditions de vie saturées d'images et de bruits, nous sommes devenus des infirmes sensoriels dont le seuil minimal de perception est devenu très élevé. Ce sens nouvellement découvert pourrait-il expliquer en partie certaines des perceptions qui nous impressionnent tant chez les populations centrées en BEIGE et en VIOLET sur la Spirale Dynamique ?
Source : David Bowsher, C. Geoffrey Woods, et al., "Absence of pain with hyperhidrosis : A new syndrome where vascular afferents may mediate cutaneous sensation", Pain, Vol. 147, N° 1, 15 décembre 2009, pp. 287-298.
Vendredi 1 janvier 2010
Au-delà de nos rêves
Je n'ai plus de rêves et n'en veux plus.
Mes dictionnaires définissent un rêve comme une « construction de l'imagination à l'état de veille », une « pensée qui cherche à échapper aux contraintes du réel », un « projet qui n'a pas de chance de se réaliser », ou une « idée chimérique ».
Tout ce dont nous parlons ici — Ennéagramme, Spirale Dynamique, Sociocratie, etc. — ne raconte pas des rêves, mais présente des possibilités. Werner Erhard définit une possibilité comme le résultat de trois étapes :
- En terminer avec le passé pour créer un espace pour un futur qui ne soit pas construit en réaction à lui ;
- Déclarer un futur possible qui nous touche et nous inspire ;
- Permettre à ce futur de façonner notre être et nos actions dans le présent et vivre ainsi en cohérence avec la possibilité que nous avons exposée.
Si elle n'est pas un rêve, une possibilité n'est pas non plus un objectif. Un objectif est d'une certaine manière extérieur à nous, alors qu'une possibilité est, dès sa déclaration, transformationnelle ; quand nous déclarons une possibilité, nous devenons une incarnation de cette possibilité, et quand nous entrons quelque part, cette possibilité entre avec nous. De plus, à moins qu'il ne concerne que nous, formuler un objectif revient à nous mettre en position de supériorité — un objectif se fixe ! — ; une possibilité s'offre aux autres et les invite à la partager. « J'exprime des possibilités, des choses qui pourraient se produire. Dans une large mesure, la probabilité de leur réalisation dépend de l'intensité du désir des gens » précise le physicien Freeman Dyson.
Alors, à cette aube de l'an 2010, là où BEIGE vit des pulsions, où VIOLET formule des vœux, où ROUGE exprime des impulsions, où BLEU prend de bonnes résolutions, où ORANGE se fixe des objectifs, où VERT renforce sa communauté, peut-être pouvons-nous aussi déclarer des possibilités.
Et que chaque soir de cette année vous trouve heureux d'avoir vécu la journée qui l'a précédé !
Lundi 7 décembre 2009
Cas d'école au Moyen-Orient
Au vu de son urbanisme et de son économie, on pourrait penser que Dubaï est un pays dominé par les mêmes niveaux de la Spirale Dynamique que l'Occident. En réalité, il s'agit surtout de valeurs de surface, et l'expatrié européen qui arrive dans la ville-état est mis en présence de valeurs bien différentes des siennes.
Aurore a observé ce choc des vMèmes dans l'école qui accueillait ses enfants. Vous pouvez lire son témoignage sur notre site consacré à la Spirale Dynamique et en discuter ci-dessous.
Mercredi 21 octobre 2009
Le centre et le cercle
À chaque nouveau vMème, le modèle du monde des individus et des sociétés est complètement transformé.
Jorune a analysé la représentation cosmogonique des huit niveaux d'existence connus et elle y a vu une structure : l'alternance du centre et du cercle, en parallèle avec celle de l'expression du soi des couleurs chaudes et du sacrifice du soi des couleurs froides. Vous pouvez lire son analyse sur notre site consacré à la Spirale Dynamique et en discuter ci-dessous.
Dimanche 6 septembre 2009
Foule avisée
« Dans une foule, les gens perdent leur identité et ils deviennent incontrôlables, voire potentiellement violents. Une foule doit être soigneusement encadrée pour éviter tout débordement. » Cette conviction est partagée par beaucoup de gens et résume ce qu'est la conception encore la plus répandue de la psychologie des foules. Peut-être y adhérez-vous ? Peut-être même avez-vous en tête des exemples qui la confirme ?
Cependant, il y a tous les jours, par dizaines, des spectacles, des manifestations sportives, des marches de protestation, des meetings, etc., et on est obligé de reconnaître que les incidents sont extrêmement rares. Partant de ce constat, Stephen Reicher, un psychologue de l'Université de Saint Andrews en Écosse, a étudié le comportement des foules dans des exercices de simulation comme dans des situations réelles. Ses travaux montrent que dans une foule, il y a effectivement un changement d'identité, mais que celui-ci conduit, le plus souvent, à « agir au mieux de ses intérêts et des intérêts de ceux qui sont autour de soi. Ce changement d'identité est généralement encore plus fort en cas de menace ou de danger. » Les gens s'occupent alors en priorité de leur famille, mais leur attitude de coopération s'étend immédiatement aux autres personnes présentes qu'ils aient ou non des liens avec eux.
Tricia Wachtendorf, du Disaster Research Center à l'Université du Delaware, confirme : « Dans la plupart des situations — et particulièrement dans celles où il y a un grand nombre de personnes ne se connaissant pas —, la foule finit par se comporter d'une manière remarquablement raisonnable. » À l'Université du Sussex, John Drury et son équipe ont interrogé les survivants de désastres impliquant des foules. La plupart d'entre eux se sont souvenus d'un « profond sentiment d'unité » ; d'après eux, « plutôt que d'être compétitifs ou antagoniques, les gens faisaient de leur mieux pour être ordonnés et aimables, et ils s'interrompaient dans leur sortie du lieu du désastre pour aider des étrangers. »
Stephen Reicher en conclut que « la notion de “foule insensée” n'est pas une explication, mais un fantasme. » Cette idée pourtant fort répandue « n'est pas seulement fausse, elle est contre-productive. Si vous pensez que les foules sont irrationnelles, et que même des personnes rationnelles sont susceptibles de devenir dangereuses au sein d'une foule, vous les traiterez en conséquence, souvent durement, et vous les empêcherez de faire les choses qu'elles ont le droit de faire. Et cela peut conduire à la violence. »
Ces recherches ont des conséquences pratiques. À titre collectif, les forces de l'ordre — faites passer le message ! — doivent réaliser que, « bien souvent, la foule est la solution » ; le mieux est sans doute de l'informer le plus précisément possible et de la laisser fonctionner à sa manière. Essayer de la contenir, de la contrôler ou de la manager est au mieux inutile, au pire dangereux. À titre individuel, si on se trouve dans une foule en situation d'urgence, il est préférable de se laisser porter par l'esprit de la foule, et il est important, pour sa propre sauvegarde, de ne pas y résister mentalement.
Les capacités auto-organisatrices des foules sont régulièrement mises en œuvre inconsciemment par des populations dominées par le niveau d'existence VIOLET de la Spirale Dynamique. Dans l'histoire humaine, elles ont été niées par les vMèmes suivants, puis réhabilitées et utilisées par VERT et les niveaux ultérieurs connus à ce jour. Plus généralement, la prise en compte intelligente des processus d'auto-organisation est au cœur de JAUNE — par exemple dans la sociocratie — en lui permettant de faire « plus avec moins » ; « ambitieux, mais sans ambition », comme le disait Clare Graves, JAUNE peut accepter cette dilution du leadership quand il l'estime appropriée.
Source : Michael Bond, "Why cops should trust the wisdom of the crowds", New Scientist, N° 2717, 18 juillet 2009, pp. 38-41. [Merci à Christopher Cowan qui a attiré l'attention de la communauté de la Spirale Dynamique sur ces travaux.]
Mardi 1 septembre 2009
Alzheimer, Spirale Dynamique et Ennéagramme
La maladie d'Alzheimer est principalement étudiée sous l'angle neurologique, et des progrès considérables sont enregistrés dans la compréhension de la maladie et dans l'identification de signes avant-coureurs de son développement, même si nous sommes très loin de possibilités d'actions préventives et/ou thérapeutiques efficaces.
Puisque nous sommes ici dans une forme de démence, une piste plus psychologique peut être explorée en parallèle et en complément de l'approche strictement médicale. C'est ce que fait le psychiatre français Jean Maisondieu qui a notamment consacré à la maladie d'Alzheimer un ouvrage intitulé Le Crépuscule de la raison.
Pour Jean Maisondieu, la maladie d'Alzheimer serait une réaction, plus ou moins consciente, par laquelle les personnes « mettent en panne l'organe qui les fait souffrir » : elles sont obsédées par la peur et l'inéluctabilité de la mort, la lucidité devient intolérable, et apparaît alors « une volonté de ne plus penser poussée à l'extrême ». Jean Maisondieu a observé des réactions similaires chez certains clochards dont la situation est tellement catastrophique qu'ils cherchent à « s'abîmer le cerveau », notamment par l'excès d'alcool.
La maladie d'Alzheimer est de plus en plus fréquente, et l'explication généralement avancée est qu'elle a le champ libre du fait de l'augmentation de l'espérance de vie et de la possibilité de guérir de nombreuses autres maladies de la sénescence. Jean Maisondieu ajoute à cette hypothèse une explication sociologique : « La mort se rapproche. On en est conscient. Mais on ne peut pas en parler… Dans une société qui célèbre la jeunesse, la mort est devenue un sujet tabou ! […] Tout haut, on lui dit : “Reste avec nous. On t'aime.” Secrètement, on pense : “Va-t'en, j'en ai marre, tu me fais peur !” » Laissée seule avec sa peur, la personne âgée peut alors « préférer parfois “la mort de l'esprit” plutôt que d'avoir en permanence “la mort à l'esprit”. »
En Spirale Dynamique, on associe généralement la maladie d'Alzheimer à un retour en BEIGE, et on fait le même rapprochement que Jean Maisondieu avec la situation de certains SDF. L'analyse de Maisondieu va plus loin et décrit la maladie d'Alzheimer comme une maladie de notre monde ORANGE qui n'a pas su conserver les aspects positifs d'écoute et de respect des anciens du niveau d'existence VIOLET. L'explication est cohérente avec le modèle : VIOLET étant détruit, il n'y a pas d'autre solution qu'une régression au vMème précédent.
Jean Maisondieu envisage aussi la possibilité que la perte de la foi et de la consolation d'une vie après la mort pourrait être une cause complémentaire, même si elle lui semble beaucoup plus difficile à vérifier que la précédente et n'être qu'une conjecture. L'affaiblissement de BLEU se cumulerait ainsi à celui de VIOLET. Nous avons déjà évoqué sur ce blog que ce qui rend notre incarnation actuelle de ORANGE malsaine est notamment sa négation de la nature holarchique de la Spirale Dynamique, et donc le rejet des niveaux précédents. Vue sous cet angle, la maladie d'Alzheimer serait une maladie de civilisation.
Fort heureusement, la plupart des personnes âgées échappent à cette maladie. Une composante personnelle est donc nécessaire en plus de la problématique sociale. Dans la communauté de l'Ennéagramme, beaucoup de gens pensent que la maladie d'Alzheimer est plus fréquente chez l'ennéatype 6. Même s'il estime que nous avons tous des « graines d'Alzheimer », Jean Maisondieu place la peur au centre de la maladie, et cela semble confirmer l'intuition des praticiens de l'Ennéagramme puisque cette émotion est la passion du 6. Le fait que Jean Maisondieu décrit les personnes prédisposées à la démence comme « organisées, travailleuses, responsables et [cherchant] à tout maîtriser dans leur vie sans laisser beaucoup de place à la fantaisie » va dans le sens du même type, mais le tableau dressé va bien aussi à l'ennéatype 1 de sous-type conservation (“Anxiété”).
On pourrait donc avoir un risque accru de maladie d'Alzheimer chez des personnes appartenant à l'un de ces deux profils et chez lesquelles :
- le niveau de désintégration est supérieur à la moyenne ;
- l'histoire de vie a créé une problématique forte avec le niveau d'existence VIOLET ;
- l'instinct de conservation (i.e. le niveau BEIGE) est fragilisé, même si Jean Maisondieu estime que la démence peut avoir une fonction protectrice, le taux de suicide étant nettement moins élevé chez les déments avérés que chez les personnes âgées restées lucides.
On sait aujourd'hui que des signes de la maladie d'Alzheimer sont repérables dans la structure cérébrale longtemps avant l'apparition de la maladie. Il est évidemment impossible — et il serait contre-productif — de se lancer dans un programme de détection systématique. Si l'approche de Jean Maisondieu et les liens avec l'Ennéagramme et la Spirale Dynamique, dont nous faisons l'hypothèse, étaient confirmés, un programme de détection et de prévention efficace pourrait être envisagé.
Il ne reste plus qu'à trouver un sponsor pour financer l'étude…
Source : Jean Maisondieu (interviewé par Gilles Goetghebuer), "Le crépuscule de la raison", Sport et Vie, Hors-série N° 30, juin 2009, pp. 62-67. [Merci à Stéphane qui m'a transmis ce passionnant numéro.]
Ressource : Jean Maisondieu, Le Crépuscule de la raison, Paris (France), Bayard, 2001.
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