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« La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant. »
- Marie-Madeleine Davy
« Celui qui sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres. »
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Aller au cœur de la connaissance
Ce blog ne fait qu’effleurer la richesse et la puissance de Spirale Dynamique et de l’Ennéagramme. Sachez en utiliser tout le potentiel avec une formation. Prochains points d’entrée :
À bientôt !
Samedi 12 juillet 2008
Futurologue
Escherichia coli. Vous la reconnaissez, là, à droite ? Mais si, vous en hébergez plusieurs milliards dans votre intestin, et le plus souvent, vous vivez en bonne intelligence avec cette très jolie bactérie. Bien sûr, certaines souches sont pathogènes et si vos défenses immunitaires sont affaiblies, E. coli peut provoquer des gastro-entérites, infections urinaires, méningites, ou autres septicémies.
Par sa simplicité biologique, E. coli est l'être vivant qui a été et continue d'être le plus étudié par les biologistes. E. coli a une particularité : elle vit très bien à la fois dans notre environnement extérieur et dans notre intestin ; il y a pourtant entre les deux milieux des différences considérables de température et de disponibilité de l'oxygène. Depuis longtemps, les scientifiques se demandent comment E. coli réussit à s'adapter quand elle parvient dans l'intestin.
Des chercheurs de l'Université de Princeton, Saeed Tavazoie, Ilias Tagkopoulos et Yir-Chung Liu, viennent de démontrer que E. coli utilise des informations sensorielles provenant de son environnement pour prévoir le changement de ses conditions d'existence et s'y préparer. Mieux, ils ont réussi à démontrer que cette capacité était le résultat d'un « apprentissage » qui ne prenait quelques milliers de générations, une vétille sachant que, dans un milieu favorable, E. coli se reproduit par division cellulaire toutes les vingt minutes.
Prévoir le changement ? Une bestiole d'un millième de millimètre sans rien qui ressemble de près ou de loin à un système nerveux ? Les trois chercheurs ont identifié des réseaux biochimiques relativement simples et capables d'effectuer des opérations logiques élémentaires permettant ce type de prévision.
Les vMèmes connus de la deuxième boucle se préoccupent de « toute vie », au-delà de l'égocentrisme, du sociocentrisme ou de l'humanocentrisme des niveaux d'existence précédents. Voilà de quoi alimenter leur réflexion.
Source : Chandra Shekhar, "Thinking ahead: Bacteria anticipate coming changes in their environment", Princeton University, 9 juin 2008
Vendredi 2 mai 2008
Trop fort le cténophore
Le mille-pattes est-il plus proche des insectes ou des araignées ? Cela fait partie des angoissantes questions auxquelles répondent les derniers travaux du biologiste Casey Dunn, de la Brown University, que Nature a publié le 10 avril dernier.
Casey Dunn s'intéresse à l'arbre phylogénétique du vivant, une sorte d'arbre généalogique qui trace les liens entre les différentes espèces existantes et fossiles depuis l'apparition des premiers êtres vivants. Pour lui, et pour l'ensemble de la communauté scientifique, ses découvertes ont été un « énorme choc, si grand [qu'il a] d'abord pensé qu'il y avait une erreur dans [ses] travaux ».
En effet, Casey Dunn a démontré que la branche des cténophores (cf. photo ci-dessus) est apparue avant celle des éponges. Or les cténophores sont des animaux bien plus complexes que les modestes éponges, disposant par exemple d'un système nerveux. Jusqu'ici, on était persuadé que l'évolution avait abouti à une augmentation continuelle de la complexité des êtres vivants, même si rien dans la théorie darwinienne ne l'impose. C'est donc un dogme qui s'effondre.
En Spirale Dynamique, nous avons aussi constaté une augmentation de la complexité que chaque vMème est capable de gérer. En conséquence, nous avons le présupposé que le besoin de gérer des environnements de plus en plus complexe joue un rôle déterminant dans l'évolution des niveaux d'existence. Peut-être aurons-nous nous aussi un jour le choc d'une régression de la complexité…
Oh ! J'allais oublier. Le mille-pattes est sans conteste un plus proche parent des araignées que des insectes.
Source : "And the First Animal on Earth Was a…", National Science Foudation, 10 avril 2008
Vendredi 4 avril 2008
Impasse militaire en Afghanistan ?
Hier matin, Nicolas Sarkozy a annoncé officiellement l'augmentation d'environ 50% du nombre de soldats français engagés en Afghanistan. À cette occasion, le site de l'hebdomadaire Marianne a publié une très intéressante interview de l'historien et sociologue Emmanuel Todd. Indépendamment des opinions qu'il émet et que l'on peut approuver ou non, son discours fait sens en termes de Spirale Dynamique.
Pour vous, cette guerre est sans espoir ?
E. Todd : L'organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l'état normal de ces sociétés, ce n'est donc pas un problème dans la durée. À partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d'armes régulières venant de l'extérieur, il est évident que ces systèmes sociaux vont venir à bout de quelques milliers d'hommes venus de loin et difficilement approvisionnés.
Les Pachtounes sont effectivement dominés par le vMème ROUGE. À ce niveau d'existence, on ne rêve que d'un statut héroïque et on n'a pas peur de la mort. Nous l'avons souligné plusieurs fois, cela fait des personnes dominées par ROUGE des guerriers redoutables et difficiles à vaincre par ceux qui sont centrés ailleurs sur la Spirale et qui sont souvent, notamment à partir d'ORANGE, plus soucieux de leur survie.
Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu'il y ait des enjeux à ce conflit…
E. Todd : Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l'Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l'Amérique. Je n'appellerai pas ça du néo-atlantisme. L'atlantisme était le lien de l'Europe occidentale avec les États-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n'était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd'hui, l'Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c'est de l'occidentalisme. C'est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l'islamisme. […] Nous nous positionnons dans une construction idéologique, contre le monde musulman.
Ce qu'Emmanuel Todd appelle l'occidentalisme est, pour les théoriciens de la Spirale Dynamique, un creux γ en BLEU que connaît notre civilisation dominée par ORANGE et que nous avons maintes fois évoqué dans ces pages.
Ce texte illustre un des grands intérêts de la Spirale Dynamique. Beaucoup de gens ont, dans leur propre approche des êtres humains à titre individuel ou en société, une notion de niveaux d'existence qui cadre aisément avec le modèle de la Spirale. Il leur est donc facile d'accepter ce dernier et l'intégrer à leur propre fonctionnement sans le remettre en cause. Toutefois la spirale leur apporte au moins quatre grands bénéfices :
- Le modèle de la Spirale est le plus complet du genre, et ils peuvent découvrir des niveaux qui leur avaient échappé (cf., par exemple, "À compléter").
- En distinguant clairement valeurs de surface et valeurs profondes, la Spirale Dynamique permet de comprendre des similitudes entre des situations apparemment différentes, ou au contraire de distinguer des situations qui seraient autrement jugées ressemblantes (cf., par exemple, "Tout pareil").
- En cartographiant avec précision les transitions entre les vMèmes et le chemin de l'un à l'autre, la Spirale Dynamique leur facilite l'accompagnement du changement quand celui-ci est nécessaire.
- La Spirale Dynamique leur fournit un cadre conceptuel commun rendant la communication et la constitution d'équipes pluridisciplinaires plus efficaces.
Source : Anna Borel, "Emmanuel Todd : « Si la France devient le caniche des USA, elle disparaîtra »", Marianne2.fr, 3 avril 2008
Mardi 1 avril 2008
Confirmations indirectes
J'ai publié, il y a peu, sur ce blog un billet traitant de la Règle d'or. Quelques jours après sa parution, je découvrais les travaux de Donald W. Pfaff, qui dirige le laboratoire de neurobiologie et d'études des comportements à l'Université Rockfeller. Il est convaincu que le cerveau humain contient des circuits neuronaux qui codent la Règle d'or. L'universalité de cette règle, mentionnée dans l'article suscité, rend cette hypothèse vraisemblable. Si elle était confirmée, cela constituerait, me semble-t-il, une confirmation indirecte de l'intuition de Clare W. Graves selon laquelle chaque niveau d'existence de la Spirale Dynamique correspond à l'activation de capacités cérébrales particulières.
Dans cette même veine, Lidewij Niezink, de l'Université de Groningen, aux Pays-Bas, vient de publier ses travaux sur l'altruisme. Un des éléments principaux en est que « les gens aident leurs amis du fait de sentiments d'empathie, alors qu'ils aident les membres de leur famille parce qu'ils ont des attentes de réciprocité ». Le texte de présentation précise que « ce résultat est surprenant parce qu'il avait toujours été supposé que l'empathie était principalement une caractéristique des relations familiales. » L'information n'est étonnante que pour les personnes ne connaissant pas la Spirale Dynamique. Ces dernières toutefois y trouvent une double source de satisfaction. L'étude valide une des caractéristiques fondamentales du vMème VIOLET. De plus, comme elle a été faite dans une culture dominée par des niveaux d'existence ultérieurs, elle confirme que l'apparition de nouveaux vMèmes laisse subsister ceux qui précédaient.
Source 1 : "Brains are hardwired to act according to the Golden Rule", Rockfeller University, 19 mars 2008
Source 2 : "Altruism can be actively cultivated", University of Groningen, 18 mars 2008
Jeudi 6 mars 2008
On repart à zéro… ou presque
Les jumeaux monozygotes étant issus d'un même œuf ont un patrimoine génétique identique. C'est du moins ce qu'on croyait avant la parution, le 14 février dernier, d'une étude sur dix-neuf paires de jumeaux identiques qui a démontré que c'était inexact.
Dans l'ADN, beaucoup de paires de bases (les lettres du code génétique) sont dupliquées un certain nombre de fois. Ce phénomène est appelé la « variation du nombre de copies », ou plus souvent par son acronyme anglais CNV. On ne connaît pas encore la fonction exacte de la CNV. Parfois elle semble inutile ; parfois le nombre de copies d'une séquence d'ADN paraît avoir une influence sur des maladies génétiques.
Une équipe internationale dirigée par Carl Bruder et Jan Dumanski, vient donc de démontrer que les jumeaux monozygotes ont de subtiles différences dans leur ADN en raison de la CNV. Les conséquences sont énormes.
Les études sur des jumeaux monozygotes séparés depuis la naissance sont à la base de la plupart des recherches sur l'inné et l'acquis. Par exemple, si un jumeau monozygote est myope, il y a une probabilité de 80% pour que son frère le soit aussi ; cette probabilité chute à 40% dans le cas de jumeaux hétérozygotes. On en déduit que la myopie a une forte composante génétique innée, mais que l'environnement, l'acquis, joue un rôle (sinon le premier pourcentage serait de 100%).
Toutes ces études sont désormais à reprendre, ce qui a été attribué à l'acquis pouvant être un effet de la CNV. La mauvaise nouvelle est donc que beaucoup de certitudes en ce domaine viennent de s'effondrer, mais la bonne est que des progrès majeurs vont sans doute être faits aujourd'hui dans la compréhension de nombre de maladies, et demain dans leur traitement.
Source : Carl E.G. Bruder et al., "Phenotypically Concordant and Discordant Monozygotic Twins Display Different DNA Copy-Number-Variation Profiles", American Journal of Human Genetics
Lundi 25 février 2008
Bonne nouvelle pour les mèmes
Deborah Rogers et Paul Ehrlich, deux chercheurs de l'Université de Stanford, ont analysé le taux de changement de 134 caractéristiques des canoës utilisés par les populations de onze groupes d'îles d'Océanie. Un peu comme Charles Darwin s'était intéressé à l'adaptation de la forme du bec chez les pinsons des Galapagos.
Sur les 134 éléments étudiés, 38 étaient purement décoratifs et symboliques et 96 avaient un impact sur la navigabilité des canoës, et donc avaient un impact sur la survie de ses occupants. L'analyse statistique du rythme de changement de ces caractéristiques a démontré que celles qui étaient fonctionnelles évoluaient plus lentement que les autres d'une manière semblable à ce qui se passe dans le génome humain quand la sélection naturelle est à l'œuvre.
Cela n'a l'air de rien, mais c'est une percée fondamentale dans la compréhension du fonctionnement des cultures humaines, au point que la publication, le 19 février dernier, de ces résultats a immédiatement provoqué des réactions d'un enthousiasme rare : Jared Diamond de l'Université de Los Angeles a parlé d'une « percée décisive » et Nina Jablonski, qui occupe la chaire d'anthropologie à l'Université de Pennsylvanie, a déclaré que cette étude était « révolutionnaire » et « une des plus importantes de ces vingt dernières années en anthropologie ».
En effet, le fait que les cultures humaines soient soumises à la sélection naturelle comme le sont les gènes est un sujet très controversé. Certains historiens, sociologues et biologistes en étaient depuis longtemps convaincus, alors que d'autres pensaient que les croyances et les comportements des êtres humains étaient totalement imprévisibles. Jusqu'à ce travail de Deborah Rogers et Paul Ehrlich, il n'y avait aucun argument déterminant dans un sens, ni dans l'autre. Les partisans de l'approche évolutionniste de la culture viennent de marquer un point peut-être décisif.
Quand ils ont forgé le terme de vMème pour nommer les niveaux d'existence de Clare Graves, Don Beck et Christopher Cowan ont placé la Spirale Dynamique dans le camp évolutionniste, alors que rien ne le nécessitait et que cela fragilisait plutôt le modèle. D'où aujourd'hui une certaine satisfaction…
Source : Deborah S. Rogers & Paul R. Ehrlich, "Human culture is subject to natural selection"
Mercredi 20 février 2008
Une grande amoureuse
Elle s'appelle Leah et a sa place au panthéon des gorilles des plaines de l'ouest, une des quatre sous-espèces de gorilles. En 2005, elle avait été la première de son espèce à utiliser un outil dans un milieu naturel : elle avait cassé un bout de bois et l'avait utilisé pour sonder une mare avant de la traverser. Aujourd'hui, comme le montre la photo ci-contre, elle est la première vue dans la nature en train de copuler en position ventro-ventrale, un face-à-face qui n'est courant que chez les êtres humains et les chimpanzés bonobos, et qui aurait été observé chez les gorilles de montagne, mais n'a jamais été photographié.
Nous l'avons souvent évoqué sur ce blog, il est chaque jour plus difficile de définir ce qui sépare les êtres humains des animaux : si Leah invente la position du missionnaire, c'est sans doute qu'elle a une âme ! Plaisanterie mise à part, il s'agit là d'un changement considérable des conditions de vie, sans doute une des raisons majeures pour lesquelles les vMèmes de la deuxième boucle quittent l'humanocentrisme des niveaux d'existence précédents pour une volonté de préserver toute vie.
Du point de vue de la théorie de la Spirale Dynamique, il est intéressant de constater que la frontière entre êtres humains et animaux était déjà floue en BEIGE et VIOLET. Ainsi, conformément à l'hypothèse des boucles, JAUNE et TURQUOISE sont confrontés au même problème, mais ont à le traiter à un niveau de complexité très différent et par une réflexion post-rationnelle et non pas prérationnelle.
Source : John Delaney, "Study garners unique mating photos of wild gorillas", Wildlife Conservation Society
Jeudi 31 janvier 2008
Du bleu pour VIOLET
Il est né il y a entre six et dix mille ans, porteur d'une mutation génétique ni favorable, ni défavorable, et qui est donc restée chez une partie de ses descendants sans pour autant se généraliser.
Le professeur Eiberg, du département de médecine moléculaire et cellulaire de l'Université de Copenhague, vient de prouver son existence. Il a étudié, dans plusieurs pays du monde, l'ADN des personnes qui ont les yeux bleus et a prouvé qu'ils avaient tous un ancêtre commun unique.
Si donc vous avez les yeux bleus, la partie de vous centrée en VIOLET peut se réjouir. Votre famille vient de s'élargir considérablement, et vous pouvez aborder toute personne porteuse de cette même mutation du gène OCA2 par un joyeux « Bonjour mon cousin/ma cousine ! ».
Source : "Blue-eyed humans have a single, common ancestor", Université de Copenhague
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jeu 17 jui 08, 09:19
Et il est rentré en France ! M on Dieu, que va-t-il nous arri ver ? Sarkozy est-il en [...]
dim 06 jui 08, 16:49
Bonjour Christian ! Les Ind iens de Colombie Britannique a vaient résolu ce genre d [...]
jeu 03 jui 08, 17:32
Je me souviens, Fabien et Chri stian, qu'au début des années 1970, cette représentati [...]
jeu 03 jui 08, 14:02
Bonjour Christian, Rassure- toi, les scientifiques de la N ASA sont de grands intui [...]
jeu 03 jui 08, 13:30
Bonjour Fabien, Voici donc la preuve physique extérieure indéniable qui permet de [...]
mer 02 jui 08, 13:09
Bonjour à tous, Aurore et C oriolan, voici les dernières p etites nouvelles du Kera [...]
lun 30 jun 08, 10:39
À propos du même film, ma femm e a trouvé une autre interview dans laquelle [url=http [...]
lun 30 jun 08, 09:32
Bonjour Jorune, Merci d'avo ir cherché la citation complèt e. Seuls les actes pe [...]
dim 29 jun 08, 19:19
Fabien, Je viens de récupér er la fin de la phrase, et aus si le contexte de la phr [...]