Mercredi 20 juillet 2011
Mesurer. Certes, mais quoi ?
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#1 Par
le
11.10.2011 à 22:47
Bonsoir à tous,
Du nouveau dans les indicateurs de richesse.
Le Bhoutan a son propre PIB, qu'il a nommé le Bonheur National Brut, qui dépasse la notion de richesse matérielle. Il prend en compte le bien-être psychologique, l'écologie, la santé, la bonne gouvernance, l'éducation, la culture, le niveau de vie, l'usage du temps et la vitalité de la communauté. Cette idée n'est pas nouvelle, c'est le roi qui l'avait eu dans les années 1970. Voir :
L'Esprit du Bhoutan.
En France, depuis 2004, le Collectif Richesses réfléchit sur de nouveaux indicateurs de richesse, et entre autre le Produit Intérieur Doux. Ce PID a été imaginé en 1999 par le Carrefour des savoirs sur les finances publiques, au Québec.
À quand la mise en pratique de ces nouveaux indicateurs de richesses ?
Du nouveau dans les indicateurs de richesse.
Le Bhoutan a son propre PIB, qu'il a nommé le Bonheur National Brut, qui dépasse la notion de richesse matérielle. Il prend en compte le bien-être psychologique, l'écologie, la santé, la bonne gouvernance, l'éducation, la culture, le niveau de vie, l'usage du temps et la vitalité de la communauté. Cette idée n'est pas nouvelle, c'est le roi qui l'avait eu dans les années 1970. Voir :
L'Esprit du Bhoutan.
En France, depuis 2004, le Collectif Richesses réfléchit sur de nouveaux indicateurs de richesse, et entre autre le Produit Intérieur Doux. Ce PID a été imaginé en 1999 par le Carrefour des savoirs sur les finances publiques, au Québec.
À quand la mise en pratique de ces nouveaux indicateurs de richesses ?
#2 Par
le
12.10.2011 à 08:11
Bonjour à tous,
Je connais depuis longtemps le BNB du Bhoutan qui a eu la chance d'avoir deux Rois Dragons visionnaires — le souverain actuel sera-t-il le troisième ? Je me souviens des commentaires condescendants qui avaient à l'époque accompagné l'idée du BNB. Aujourd'hui, le terrain est prêt, et elle devient un sujet de réflexion dans le monde entier. C'est vraiment une profonde satisfaction, un indicateur fort d'un changement de paradigme. Merci, Stéphanie, pour le lien vers le Collectif Richesses que je ne connaissais pas.
Quant à la mise en œuvre, nous pourrions commencer par le bas. Une famille tient ses comptes financiers. Et si elle définissait son propre indicateur de bonheur ? Et si elle en parlait autour d'elle ? Les associations et les petites entreprises peuvent faire de même. Sortons des vMèmes précédant VERT qui nous poussent à attendre un changement venu de l'extérieur et créons le monde dans lequel nous voulons vivre.
Très amicalement,
Fabien
Je connais depuis longtemps le BNB du Bhoutan qui a eu la chance d'avoir deux Rois Dragons visionnaires — le souverain actuel sera-t-il le troisième ? Je me souviens des commentaires condescendants qui avaient à l'époque accompagné l'idée du BNB. Aujourd'hui, le terrain est prêt, et elle devient un sujet de réflexion dans le monde entier. C'est vraiment une profonde satisfaction, un indicateur fort d'un changement de paradigme. Merci, Stéphanie, pour le lien vers le Collectif Richesses que je ne connaissais pas.
Quant à la mise en œuvre, nous pourrions commencer par le bas. Une famille tient ses comptes financiers. Et si elle définissait son propre indicateur de bonheur ? Et si elle en parlait autour d'elle ? Les associations et les petites entreprises peuvent faire de même. Sortons des vMèmes précédant VERT qui nous poussent à attendre un changement venu de l'extérieur et créons le monde dans lequel nous voulons vivre.
Très amicalement,
Fabien
#3 Par
le
17.10.2011 à 09:41
Bonjour,
Patrick Viveret, dans Comment vivre en temps de crise, le livre qu'il a co-écrit avec Edgar Morin, évoque la création de nouveaux indicateurs et de nouveaux systèmes comptables pour évaluer les risques pour l'humanité sur des sujets écologiques, sociaux, sanitaires, etc.
Par exemple le taux de suicides en entreprise est un indicateur qui devrait déclencher, s'il n'est pas pris en compte, un dépôt de bilan social pour l'entreprise.
Il me semble qu'Orange et ses actionnaires prendraient beaucoup plus au sérieux leurs collaborateurs et cette crise qu'ils traversent, s'ils risquaient demain de déposer le bilan.
Idem pour une entreprise polluante. Nous avons matière à changer les choses. Il est temps d'incarner et d'intégrer toutes ces idées.
Amicalement,
Stéphanie
Patrick Viveret, dans Comment vivre en temps de crise, le livre qu'il a co-écrit avec Edgar Morin, évoque la création de nouveaux indicateurs et de nouveaux systèmes comptables pour évaluer les risques pour l'humanité sur des sujets écologiques, sociaux, sanitaires, etc.
Par exemple le taux de suicides en entreprise est un indicateur qui devrait déclencher, s'il n'est pas pris en compte, un dépôt de bilan social pour l'entreprise.
Il me semble qu'Orange et ses actionnaires prendraient beaucoup plus au sérieux leurs collaborateurs et cette crise qu'ils traversent, s'ils risquaient demain de déposer le bilan.
Idem pour une entreprise polluante. Nous avons matière à changer les choses. Il est temps d'incarner et d'intégrer toutes ces idées.
Amicalement,
Stéphanie
#4 Par
le
18.10.2011 à 10:24
Bonjour Stéphanie,
Comme tu m'avais si gentiment prêté ce bouquin, je connais cette proposition et je suis heureux que tu en parles ici.
C'est vraiment une excellente idée que cette construction d'un bilan social. Bien évidemment, il me semble qu'il ne doit pas devenir l'occasion d'une nouvelle guerre entre entrepreneurs et salariés, mais d'un travail par consentement au sein de chaque entreprise : il y a sans doute des indicateurs communs comme le taux de suicide, et d'autres spécifiques à chaque métier ou à chaque organisation. On pourrait imaginer que l'établissement d'un bilan social soit obligatoire, à chaque entreprise de le construire.
Ceci dit, le bilan social, c'est bien, et la sociocratie, c'est mieux ! En effet, le bilan social est probablement inutile dans une entreprise sociocratique puisque des mesures présentant des "risques pour l'humanité sur des sujets écologiques, sociaux, sanitaires, etc." ont peu de chance d'être conforme à la vision de l'entreprise et de recueillir le consentement nécessaire à leur mise en œuvre.
Il se manifeste là un des avantages majeurs de la sociocratie qui est sa simplicité. Les quatre règles sont nécessaires, et elles sont suffisantes ! Peut-être pas à tout, mais à pas mal de choses.
Très amicalement,
Fabien
Comme tu m'avais si gentiment prêté ce bouquin, je connais cette proposition et je suis heureux que tu en parles ici.
C'est vraiment une excellente idée que cette construction d'un bilan social. Bien évidemment, il me semble qu'il ne doit pas devenir l'occasion d'une nouvelle guerre entre entrepreneurs et salariés, mais d'un travail par consentement au sein de chaque entreprise : il y a sans doute des indicateurs communs comme le taux de suicide, et d'autres spécifiques à chaque métier ou à chaque organisation. On pourrait imaginer que l'établissement d'un bilan social soit obligatoire, à chaque entreprise de le construire.
Ceci dit, le bilan social, c'est bien, et la sociocratie, c'est mieux ! En effet, le bilan social est probablement inutile dans une entreprise sociocratique puisque des mesures présentant des "risques pour l'humanité sur des sujets écologiques, sociaux, sanitaires, etc." ont peu de chance d'être conforme à la vision de l'entreprise et de recueillir le consentement nécessaire à leur mise en œuvre.
Il se manifeste là un des avantages majeurs de la sociocratie qui est sa simplicité. Les quatre règles sont nécessaires, et elles sont suffisantes ! Peut-être pas à tout, mais à pas mal de choses.
Très amicalement,
Fabien
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