Dimanche 16 mai 2010
Perroquet
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#1 Par
le
17.05.2010 à 09:42
Bonjour à tous,
À la tienne, Fabien ! Ton article "coup de gueule" est rafraîchissant…
On ne peut qu'être désolé de la mort de ce jeune ! Et des nombreux comas éthyliques. Il y a un vrai déficit de BLEU chez nombre de jeunes, c'est évident, et pas seulement en banlieue !
Pour avoir déjà fait l'expérience de smart mobs (réunion repos « sieste », réunion câlins), ce fut vraiment une expérience superbe à vivre : prendre dans ses bras ou s'allonger dans la cour des Halles de Paris dans les bras de personnes que je n'avais jamais vues, avec une réelle cordialité amicale et fraternelle, comme si nous nous connaissions depuis toujours. C'était vraiment très beau !
Très amicalement,
Samy
À la tienne, Fabien ! Ton article "coup de gueule" est rafraîchissant…
On ne peut qu'être désolé de la mort de ce jeune ! Et des nombreux comas éthyliques. Il y a un vrai déficit de BLEU chez nombre de jeunes, c'est évident, et pas seulement en banlieue !
Pour avoir déjà fait l'expérience de smart mobs (réunion repos « sieste », réunion câlins), ce fut vraiment une expérience superbe à vivre : prendre dans ses bras ou s'allonger dans la cour des Halles de Paris dans les bras de personnes que je n'avais jamais vues, avec une réelle cordialité amicale et fraternelle, comme si nous nous connaissions depuis toujours. C'était vraiment très beau !
Très amicalement,
Samy
#2 Par
le
20.05.2010 à 11:46
Bonjour à tous,
Moi aussi, j'ai trouvé ton billet très rafraîchissant et je trouve que ça fait longtemps que tu n'as plus organisé de jeu sur le blog.
Aussi, je vous invite à répondre à la question suivante : quelles pistes de solutions pourrait-on proposer au gouvernement sur les attitudes et les actions à mettre en œuvre face à ces nouveaux mouvements en VERT ?
En ce qui me concerne, je ne sais pas s'il faut vraiment trouver des solutions : VERT ayant tendance à s'auto-organiser, il partagera peut-être son désarroi via Facebook face à ce décès, et lors du prochain apéro, les participants seront plus sensibles aux risques ?
Problème : tous les participants ne sont pas centrés en VERT. De plus, l'abus d'alcool ne permet pas la prise de conscience.
Certains diront encore une fois (mais non Fabien, tu ne radotes pas !) : "Et la sociocratie !" Compte tenu de la vitesse à laquelle un tel événement "s'organise", il me semble que les principes de la sociocratie ne peuvent pas avoir le temps de se mettre en place. Nous avons peut-être besoin de participants "raisonnables" pour lesquels il sera "naturel" de convaincre ceux qui prennent des risques de renoncer à réaliser certains "exploits" ?
Et dans l'attente de vous lire, je partagerai avec vous une définition "particulière" de l'eau des perroquets :
Moi aussi, j'ai trouvé ton billet très rafraîchissant et je trouve que ça fait longtemps que tu n'as plus organisé de jeu sur le blog.
Aussi, je vous invite à répondre à la question suivante : quelles pistes de solutions pourrait-on proposer au gouvernement sur les attitudes et les actions à mettre en œuvre face à ces nouveaux mouvements en VERT ?
En ce qui me concerne, je ne sais pas s'il faut vraiment trouver des solutions : VERT ayant tendance à s'auto-organiser, il partagera peut-être son désarroi via Facebook face à ce décès, et lors du prochain apéro, les participants seront plus sensibles aux risques ?
Problème : tous les participants ne sont pas centrés en VERT. De plus, l'abus d'alcool ne permet pas la prise de conscience.
Certains diront encore une fois (mais non Fabien, tu ne radotes pas !) : "Et la sociocratie !" Compte tenu de la vitesse à laquelle un tel événement "s'organise", il me semble que les principes de la sociocratie ne peuvent pas avoir le temps de se mettre en place. Nous avons peut-être besoin de participants "raisonnables" pour lesquels il sera "naturel" de convaincre ceux qui prennent des risques de renoncer à réaliser certains "exploits" ?
Et dans l'attente de vous lire, je partagerai avec vous une définition "particulière" de l'eau des perroquets :
Eau : H2O, liquide douteux qui trouble le Ricard !
À bientôt.
#2.1 Par
le
20.05.2010 à 14:44
Bonjour à tou-te-s,
Greg, je veux bien participer. Pour proposer "des pistes de solutions", pourrais-tu exposer quel est, pour toi, le problème à résoudre ?
Le nombre de gens qui se réunissent ? L'alcool ?
Tous les étés, des pique-niques sont organisés sur les bords de Seine à Paris, avec une très forte affluence le week-end. Je ne sais pas s'il y a 9000 personnes mais ce n'est pas différent d'un apéro.
Les personnes centrées en VERT ne s'arrêtent pas de boire aux apéros et ne développent pas une hypervigilance face aux "risques". Empêcher que quelqu'un boive 10 à 15 verres d'alcool fort et fasse des acrobaties sur une rampe me semble irréaliste dans beaucoup de contextes.
Quant à la sociocratie, elle s'appliquerait en amont de manière générale, pas uniquement lorsqu'un apéro s'organise.
"Nous avons peut-être besoin de participants ‘raisonnables’ pour lesquels il sera ‘naturel’ de convaincre ceux qui prennent des risques de renoncer à réaliser certains ‘exploits’ ?"
Des vigiles qui aiment dire aux autres comment se comporter en somme ? J'exagère mais il me semble que ce n'est pas une solution en VERT puisqu'elle implique une inégalité entre les participants raisonnables et d'autres qui prennent des "risques".
Amicalement,
Sevan
Greg, je veux bien participer. Pour proposer "des pistes de solutions", pourrais-tu exposer quel est, pour toi, le problème à résoudre ?
Le nombre de gens qui se réunissent ? L'alcool ?
Tous les étés, des pique-niques sont organisés sur les bords de Seine à Paris, avec une très forte affluence le week-end. Je ne sais pas s'il y a 9000 personnes mais ce n'est pas différent d'un apéro.
Les personnes centrées en VERT ne s'arrêtent pas de boire aux apéros et ne développent pas une hypervigilance face aux "risques". Empêcher que quelqu'un boive 10 à 15 verres d'alcool fort et fasse des acrobaties sur une rampe me semble irréaliste dans beaucoup de contextes.
Quant à la sociocratie, elle s'appliquerait en amont de manière générale, pas uniquement lorsqu'un apéro s'organise.
"Nous avons peut-être besoin de participants ‘raisonnables’ pour lesquels il sera ‘naturel’ de convaincre ceux qui prennent des risques de renoncer à réaliser certains ‘exploits’ ?"
Des vigiles qui aiment dire aux autres comment se comporter en somme ? J'exagère mais il me semble que ce n'est pas une solution en VERT puisqu'elle implique une inégalité entre les participants raisonnables et d'autres qui prennent des "risques".
Amicalement,
Sevan
#2.2 Par
le
20.05.2010 à 18:57
Bonjour à tous,
"Quelles pistes de solutions pourrait-on proposer au gouvernement sur les attitudes et les actions à mettre en œuvre face à ces nouveaux mouvements en VERT ?"
Comme le note Fabien dans l'article, la première préoccupation est de "protéger les gens". Je propose donc l'idée suivante : la mise en place de « cellules Vertes » d'observation, d'information et d'intervention (opérationnelle) au sein des différents organes concernés de l'administration, dont les missions pourraient être de veiller, informer, accompagner et sécuriser les événements populaires spontanés dont la taille estimée est supérieure à X (seuil critère de sécurité), en étant le plus transparent possible.
Ces événements de grande taille ne passent pas inaperçus. Des outils informatiques spécifiques, aujourd'hui simples à développer, suffiraient à les voir émerger en temps réel. Des fonctionnaires coordinateurs des outils institutionnels et opérationnels de l'État positionné en VERT pourraient, il me semble, gérer aisément ce genre de situation (et sans que cela coûte trop cher à mettre en place !). Ce qui, comme le note Sevan, n'exclut pas les dérives, mais préserve nos libertés tout en rendant le service légitime d'assurer la sécurité civile.
"Certains diront encore une fois (mais non Fabien, tu ne radotes pas !) : ‘Et la sociocratie !’"
Quant à la sociocratie, elle pourrait être le mode de gouvernance pour ces cellules et les différentes interfaces des services fonctionnels de l'État.
Je considère qu'il est de la responsabilité de l'État d'intégrer en son sein les outils nécessaires.
Mais je soupçonne malheureusement que ces buzz médiatiques (burqa, apéro géant, etc.) sont là pour évacuer des questions économiques françaises et européennes bien plus anxiogènes.
Très amicalement,
Samy
"Quelles pistes de solutions pourrait-on proposer au gouvernement sur les attitudes et les actions à mettre en œuvre face à ces nouveaux mouvements en VERT ?"
Comme le note Fabien dans l'article, la première préoccupation est de "protéger les gens". Je propose donc l'idée suivante : la mise en place de « cellules Vertes » d'observation, d'information et d'intervention (opérationnelle) au sein des différents organes concernés de l'administration, dont les missions pourraient être de veiller, informer, accompagner et sécuriser les événements populaires spontanés dont la taille estimée est supérieure à X (seuil critère de sécurité), en étant le plus transparent possible.
Ces événements de grande taille ne passent pas inaperçus. Des outils informatiques spécifiques, aujourd'hui simples à développer, suffiraient à les voir émerger en temps réel. Des fonctionnaires coordinateurs des outils institutionnels et opérationnels de l'État positionné en VERT pourraient, il me semble, gérer aisément ce genre de situation (et sans que cela coûte trop cher à mettre en place !). Ce qui, comme le note Sevan, n'exclut pas les dérives, mais préserve nos libertés tout en rendant le service légitime d'assurer la sécurité civile.
"Certains diront encore une fois (mais non Fabien, tu ne radotes pas !) : ‘Et la sociocratie !’"
Quant à la sociocratie, elle pourrait être le mode de gouvernance pour ces cellules et les différentes interfaces des services fonctionnels de l'État.
Je considère qu'il est de la responsabilité de l'État d'intégrer en son sein les outils nécessaires.
Mais je soupçonne malheureusement que ces buzz médiatiques (burqa, apéro géant, etc.) sont là pour évacuer des questions économiques françaises et européennes bien plus anxiogènes.
Très amicalement,
Samy
#2.3 Par
le
20.05.2010 à 19:15
Bonjour à tou-te-s,
"Comme le note Fabien dans l'article, la première préoccupation est de ‘protéger les gens’."
C'est ce qu'a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet. La question, qui rejoint celle que je posais dans mon message précédent est : les protéger de quoi ? Ou de qui ? C'est-à-dire quel est le problème à résoudre ?
S'il y a des risques, sont-ils vraiment spécifiques à ces mouvements ?
Amicalement,
Sevan
"Comme le note Fabien dans l'article, la première préoccupation est de ‘protéger les gens’."
C'est ce qu'a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet. La question, qui rejoint celle que je posais dans mon message précédent est : les protéger de quoi ? Ou de qui ? C'est-à-dire quel est le problème à résoudre ?
S'il y a des risques, sont-ils vraiment spécifiques à ces mouvements ?
Amicalement,
Sevan
#2.4 Par
le
20.05.2010 à 20:14
Bonjour à tous,
Effectivement Sevan, rien ne distingue en définitive un apéro géant d'un autre événement de rassemblement populaire festif.
Il me semble que ce qui perturbe notre chère administration dans cette affaire, c'est le caractère spontané, rapide et non identifiable (organisateur) de ces événements.
Très amicalement,
Samy
Effectivement Sevan, rien ne distingue en définitive un apéro géant d'un autre événement de rassemblement populaire festif.
Il me semble que ce qui perturbe notre chère administration dans cette affaire, c'est le caractère spontané, rapide et non identifiable (organisateur) de ces événements.
Très amicalement,
Samy
#2.5 Par
le
21.05.2010 à 08:21
Bonjour à tous,
Par ordre d'entrée en scène…
@Greg :
Proposer un jeu en se demandant s'il est pertinent de "trouver des solutions", c'est osé ! Voilà un sens du paradoxe que j'adore.
Ceci dit, VERT a beau être auto-organisant, il y a bien des gens qui émettent des idées que le groupe accepte ou non. Ton auto-objection me semble donc ne pas pouvoir être retenue. Il ne s'agit pas d'imposer, mais de proposer.
Quant à la sociocratie, elle est le pouvoir de la société, c'est-à-dire de personnes qui partagent une vision et une mission commune. En VERT, il est assez aisé d'imaginer ce que pourraient être celles des apéros géants, et si tous les participants y adhéraient, il n'y aurait sans doute ni "risque" ni accident.
@Sevan :
Tu as raison de souligner l'importance d'une définition précise de la question. En attendant une réponse de Greg, peut-être pourrions-nous parler des difficultés évoquées dans le dernier paragraphe de mon billet : "Les apéros géants posent des problèmes réels : sécurité, santé, hygiène, déchets, nuisance aux riverains."
J'approuve aussi ton souci de rappeler que VERT nécessite une approche n'amenant pas certaines personnes à occuper un leadership… sauf bien évidemment si le groupe le leur a confié temporairement par consensus. Il est donc possible d'envisager des actions depuis JAUNE — ce qui implique une certaine proactivité externe au groupe en VERT — mais il faut réussir à les rendre acceptables par VERT.
@Samy :
Je n'ai guère envie qu'on m'attribue les préoccupations de Madame Kosciusko-Morizet… Merci à Sevan d'avoir rectifié.
Si je les ai bien comprises, il me semble que tes solutions s'exposent à la même critique que celle que Sevan a faite à la proposition de Greg.
@LeJeu :
Il m'est difficile de jouer parce que je ne sais pas précisément comment se passent actuellement les rassemblements déclarés et autorisés. Par exemple, est-ce que les organisateurs de ces rassemblements contribuent aux frais engagés pour le maintien de l'ordre et/ou pour le nettoyage de la chaussée ?
En présupposant que oui et en présupposant aussi la définition du jeu évoquée plus haut, voici deux idées.
On pourrait ouvrir un compte PayPal ou utiliser un service de micropaiement social comme Flattr pour couvrir, au moins en partie, les frais évoqués ci-dessus et, en expliquant l'impact de l'apéro, proposer sur le groupe Facebook qui l'organise un lien permettant aux participants de contribuer. Si elles estiment cela légitime, les personnes en VERT contribueront : cf. “Impôts à tous les niveaux”.
On pourrait aussi créer un groupe parallèle sur Facebook où des personnes volontaires s'engageraient à participer à l'apéro, à ne pas boire et à aider ceux qui auraient des difficultés.
Qui « on » ? Justement, qui le veut ? L'État, des citoyens, des participants, etc.
Je n'ai pas le temps d'aller plus loin ce matin. Qu'en pensez-vous ?
Très amicalement,
Fabien
Par ordre d'entrée en scène…
@Greg :
Proposer un jeu en se demandant s'il est pertinent de "trouver des solutions", c'est osé ! Voilà un sens du paradoxe que j'adore.
Ceci dit, VERT a beau être auto-organisant, il y a bien des gens qui émettent des idées que le groupe accepte ou non. Ton auto-objection me semble donc ne pas pouvoir être retenue. Il ne s'agit pas d'imposer, mais de proposer.
Quant à la sociocratie, elle est le pouvoir de la société, c'est-à-dire de personnes qui partagent une vision et une mission commune. En VERT, il est assez aisé d'imaginer ce que pourraient être celles des apéros géants, et si tous les participants y adhéraient, il n'y aurait sans doute ni "risque" ni accident.
@Sevan :
Tu as raison de souligner l'importance d'une définition précise de la question. En attendant une réponse de Greg, peut-être pourrions-nous parler des difficultés évoquées dans le dernier paragraphe de mon billet : "Les apéros géants posent des problèmes réels : sécurité, santé, hygiène, déchets, nuisance aux riverains."
J'approuve aussi ton souci de rappeler que VERT nécessite une approche n'amenant pas certaines personnes à occuper un leadership… sauf bien évidemment si le groupe le leur a confié temporairement par consensus. Il est donc possible d'envisager des actions depuis JAUNE — ce qui implique une certaine proactivité externe au groupe en VERT — mais il faut réussir à les rendre acceptables par VERT.
@Samy :
Je n'ai guère envie qu'on m'attribue les préoccupations de Madame Kosciusko-Morizet… Merci à Sevan d'avoir rectifié.
Si je les ai bien comprises, il me semble que tes solutions s'exposent à la même critique que celle que Sevan a faite à la proposition de Greg.
@LeJeu :
Il m'est difficile de jouer parce que je ne sais pas précisément comment se passent actuellement les rassemblements déclarés et autorisés. Par exemple, est-ce que les organisateurs de ces rassemblements contribuent aux frais engagés pour le maintien de l'ordre et/ou pour le nettoyage de la chaussée ?
En présupposant que oui et en présupposant aussi la définition du jeu évoquée plus haut, voici deux idées.
On pourrait ouvrir un compte PayPal ou utiliser un service de micropaiement social comme Flattr pour couvrir, au moins en partie, les frais évoqués ci-dessus et, en expliquant l'impact de l'apéro, proposer sur le groupe Facebook qui l'organise un lien permettant aux participants de contribuer. Si elles estiment cela légitime, les personnes en VERT contribueront : cf. “Impôts à tous les niveaux”.
On pourrait aussi créer un groupe parallèle sur Facebook où des personnes volontaires s'engageraient à participer à l'apéro, à ne pas boire et à aider ceux qui auraient des difficultés.
Qui « on » ? Justement, qui le veut ? L'État, des citoyens, des participants, etc.
Je n'ai pas le temps d'aller plus loin ce matin. Qu'en pensez-vous ?
Très amicalement,
Fabien
#2.6 Par
le
21.05.2010 à 11:44
Bonjour à tou-te-s,
Décidément, le temps que je me déconnecte et que je me reconnecte, les réactions se sont succédé à un rythme que je ne soupçonnais pas.
@Sevan :
"Greg, je veux bien participer. Pour proposer ‘des pistes de solutions’, pourrais-tu exposer quel est, pour toi, le problème à résoudre ?"
Tu as tout à fait raison de préciser. En fait, ce qui m'est resté comme étant plus dérangeant dans cette histoire, c'est le décès d'une personne. La problématique que j'avais donc en tête lorsque j'ai écrit mon commentaire était de maîtriser les risques liés à la sécurité mais Fabien l'a, à juste titre, étendue à : "Bien évidemment, les apéros géants posent des problèmes réels : sécurité, santé, hygiène, déchets, nuisance aux riverains." Pour coller à la réalité, il me paraît donc important de pouvoir répondre à tous ces aspects :
"Quant à la sociocratie, elle s'appliquerait en amont de manière générale, pas uniquement lorsqu'un apéro s'organise.
Si elle s'applique au fonctionnement de l'ensemble des pouvoirs publics, c'est effectivement un objectif à plus long terme qu'il me semble important de proposer. Dans le cas présent et pour faire face à la rapidité des événements, peut-être pourrait-on la limiter dans un premier temps aux seules personnes qui vont participer à la maîtrise des risques liés à ces événements ?
"S'il y a des risques, sont-ils vraiment spécifiques à ces mouvements ?"
Je pense que le contenu des risques en eux-mêmes n'est pas spécifique aux apéros géants. Toutefois, la spontanéité et la rapidité de « l'organisation » de ces événements ainsi que le nombre important de participants rendent le taux de fréquence et de gravité de ces risques importants et donc problématiques.
"Des vigiles qui aiment dire aux autres comment se comporter en somme ? J'exagère mais il me semble que ce n'est pas une solution en VERT puisqu'elle implique une inégalité entre les participants raisonnables et d'autres qui prennent des ‘risques’."
Je pensais plus à des « brigades » citoyennes volontaires dont la compétence serait reconnue par le groupe (par exemple des gros fêtards qui ont déjà participé à ce type de regroupement), qui ne seraient absolument pas intéressées par un quelconque pouvoir ou statut conféré par leur mission, et qui déambuleraient au milieu de la foule avec une attitude chaleureuse et aidante. Leur rôle serait de donner leur point de vue à une personne ou un groupe qui se mettrait dans une situation à risque, sans la (le) juger et de lui (leur) proposer leur aide pour supprimer ce risque. Cela limiterait sans doute le taux de fréquence et de gravité des risques, sans pour autant les supprimer totalement.
D'autre part, les coûts de mise en œuvre seraient très faibles, voire nuls puisque basés sur le volontariat des « brigades ».
@Samy :
"Des fonctionnaires coordinateurs des outils institutionnels et opérationnels de l'État positionnés en VERT."
Magnifique ! On pourrait aussi proposer à Nathalie Kosciusko-Morizet d'identifier des personnes centrées en VERT et compétentes pour travailler dans son service chargé de la prospective. Mais comme le dit Fabien : qui ça « On » ? Celui ou celle qui a le courage de le faire ? Celui ou celle dont c'est le devoir et le rôle de le faire ? Celui ou celle qui connaît une personne influente dans les strates supérieures de l'État ?
"Quant à la sociocratie, elle pourrait être le mode de gouvernance pour ces cellules et les différentes interfaces des services fonctionnels de l'État."
Ça me semble tout à fait approprié.
"Ces événements de grande taille ne passent pas inaperçus. Des outils informatiques spécifiques, aujourd'hui simples à développer, suffiraient à les voir émerger en temps réel."
Si les apéros géants sont importants pour VERT, peut-être que les génies de l'informatique centrés en VERT et au-delà développeraient bénévolement les applications informatiques nécessaires, comme c'est le cas pour Linux.
Je ne sais pas vous, mais moi, je connais quelqu'un qui semble répondre à ces critères et à qui ça ferait peut-être plaisir de participer à ce type d'aventure. Peut-être a-t-il envie de partager son sentiment sur le sujet ?
@Fabien :
"Voilà un sens du paradoxe que j'adore."
Un jour quelqu'un m'a dit : "Il ne s'agit pas de tuer notre ego." Alors autant le laisser s'exprimer ouvertement. Hi, hi.
"Quant à la sociocratie, elle est le pouvoir de la société, c'est-à-dire de personnes qui partagent une vision et une mission commune. En VERT, il est assez aisé d'imaginer ce que pourraient être celles des apéros géants, et si tous les participants y adhéraient, il n'y aurait sans doute ni ‘risque’ ni accident."
Je n'ai, malheureusement, pas fait le stage sur la sociocratie. Je me souviens simplement que dans un commentaire de l'un de tes billets, tu disais quelque chose du style : la vision est un état à atteindre, les missions sont les actions à entreprendre pour y arriver. Est-ce exact ?
"On pourrait ouvrir un compte PayPal ou utiliser un service de micropaiement social comme Flattr pour couvrir, au moins en partie, les frais évoqués ci-dessus et, en expliquant l'impact de l'apéro, proposer sur le groupe Facebook qui l'organise un lien permettant aux participants de contribuer. Si elles estiment cela légitime, les personnes en VERT contribueront."
A priori, ça me semble effectivement adapté à la situation (en espérant que l'État ne vienne pas réclamer sa part de taxes).
Concernant ROUGE et ORANGE, je ne pense pas que leurs contributions soient souvent au rendez-vous, mais peut-être sont-ils suffisamment minoritaires dans ces regroupements pour que l'équilibre budgétaire soit atteignable.
Au fait, que se passe-t-il si le budget est excédentaire ou déficitaire ?
"On pourrait aussi créer un groupe parallèle sur Facebook où des personnes volontaires s'engageraient à participer à l'apéro, à ne pas boire et à aider ceux qui auraient des difficultés."
Avec plaisir !
"Qui « on » ? Justement, qui le veut ? L'État, des citoyens, des participants, etc."
Excellente question ! J'imagine que tous ont leur propre motivation :
Je tente donc de reformuler l'objet du jeu : quelles pistes de solutions, les utilisateurs de ce blog pourraient proposer au gouvernement, citoyens, familles et participants aux apéros géants sur les attitudes et les actions à mettre en œuvre vis-à-vis de ces nouveaux mouvements centrés en VERT — spontanés et rapides — face aux problèmes de sécurité, santé, hygiène, déchets et nuisances aux riverains qu'ils engendrent ? Les deux premières hypothèses de travail présupposent que les apéros géants perdureront et que les organisateurs de ces rassemblements contribueront aux frais engagés pour le maintien de l'ordre et/ou pour le nettoyage de la chaussée.
À très bientôt.
Greg
PS : j'ai lu hier que la mairie de Paris voulait empêcher la tenue de l'apéro géant du Champs de Mars en avançant la loi appropriée : interdiction de consommer de l'alcool sur ce lieu. La mairie indique aussi qu'elle mettra tous les moyens en œuvre pour garantir l'ordre public et que les coûts inhérents seront communiqués aux citoyens. BLEU et ORANGE sont à l'œuvre !
Décidément, le temps que je me déconnecte et que je me reconnecte, les réactions se sont succédé à un rythme que je ne soupçonnais pas.
@Sevan :
"Greg, je veux bien participer. Pour proposer ‘des pistes de solutions’, pourrais-tu exposer quel est, pour toi, le problème à résoudre ?"
Tu as tout à fait raison de préciser. En fait, ce qui m'est resté comme étant plus dérangeant dans cette histoire, c'est le décès d'une personne. La problématique que j'avais donc en tête lorsque j'ai écrit mon commentaire était de maîtriser les risques liés à la sécurité mais Fabien l'a, à juste titre, étendue à : "Bien évidemment, les apéros géants posent des problèmes réels : sécurité, santé, hygiène, déchets, nuisance aux riverains." Pour coller à la réalité, il me paraît donc important de pouvoir répondre à tous ces aspects :
- Sécurité et santé des participants ;
- Hygiène et déchets sur les lieux où se déroule l'apéro ;
- Nuisances causées aux riverains.
"Quant à la sociocratie, elle s'appliquerait en amont de manière générale, pas uniquement lorsqu'un apéro s'organise.
Si elle s'applique au fonctionnement de l'ensemble des pouvoirs publics, c'est effectivement un objectif à plus long terme qu'il me semble important de proposer. Dans le cas présent et pour faire face à la rapidité des événements, peut-être pourrait-on la limiter dans un premier temps aux seules personnes qui vont participer à la maîtrise des risques liés à ces événements ?
"S'il y a des risques, sont-ils vraiment spécifiques à ces mouvements ?"
Je pense que le contenu des risques en eux-mêmes n'est pas spécifique aux apéros géants. Toutefois, la spontanéité et la rapidité de « l'organisation » de ces événements ainsi que le nombre important de participants rendent le taux de fréquence et de gravité de ces risques importants et donc problématiques.
"Des vigiles qui aiment dire aux autres comment se comporter en somme ? J'exagère mais il me semble que ce n'est pas une solution en VERT puisqu'elle implique une inégalité entre les participants raisonnables et d'autres qui prennent des ‘risques’."
Je pensais plus à des « brigades » citoyennes volontaires dont la compétence serait reconnue par le groupe (par exemple des gros fêtards qui ont déjà participé à ce type de regroupement), qui ne seraient absolument pas intéressées par un quelconque pouvoir ou statut conféré par leur mission, et qui déambuleraient au milieu de la foule avec une attitude chaleureuse et aidante. Leur rôle serait de donner leur point de vue à une personne ou un groupe qui se mettrait dans une situation à risque, sans la (le) juger et de lui (leur) proposer leur aide pour supprimer ce risque. Cela limiterait sans doute le taux de fréquence et de gravité des risques, sans pour autant les supprimer totalement.
D'autre part, les coûts de mise en œuvre seraient très faibles, voire nuls puisque basés sur le volontariat des « brigades ».
@Samy :
"Des fonctionnaires coordinateurs des outils institutionnels et opérationnels de l'État positionnés en VERT."
Magnifique ! On pourrait aussi proposer à Nathalie Kosciusko-Morizet d'identifier des personnes centrées en VERT et compétentes pour travailler dans son service chargé de la prospective. Mais comme le dit Fabien : qui ça « On » ? Celui ou celle qui a le courage de le faire ? Celui ou celle dont c'est le devoir et le rôle de le faire ? Celui ou celle qui connaît une personne influente dans les strates supérieures de l'État ?
"Quant à la sociocratie, elle pourrait être le mode de gouvernance pour ces cellules et les différentes interfaces des services fonctionnels de l'État."
Ça me semble tout à fait approprié.
"Ces événements de grande taille ne passent pas inaperçus. Des outils informatiques spécifiques, aujourd'hui simples à développer, suffiraient à les voir émerger en temps réel."
Si les apéros géants sont importants pour VERT, peut-être que les génies de l'informatique centrés en VERT et au-delà développeraient bénévolement les applications informatiques nécessaires, comme c'est le cas pour Linux.
Je ne sais pas vous, mais moi, je connais quelqu'un qui semble répondre à ces critères et à qui ça ferait peut-être plaisir de participer à ce type d'aventure. Peut-être a-t-il envie de partager son sentiment sur le sujet ?
@Fabien :
"Voilà un sens du paradoxe que j'adore."
Un jour quelqu'un m'a dit : "Il ne s'agit pas de tuer notre ego." Alors autant le laisser s'exprimer ouvertement. Hi, hi.
"Quant à la sociocratie, elle est le pouvoir de la société, c'est-à-dire de personnes qui partagent une vision et une mission commune. En VERT, il est assez aisé d'imaginer ce que pourraient être celles des apéros géants, et si tous les participants y adhéraient, il n'y aurait sans doute ni ‘risque’ ni accident."
Je n'ai, malheureusement, pas fait le stage sur la sociocratie. Je me souviens simplement que dans un commentaire de l'un de tes billets, tu disais quelque chose du style : la vision est un état à atteindre, les missions sont les actions à entreprendre pour y arriver. Est-ce exact ?
"On pourrait ouvrir un compte PayPal ou utiliser un service de micropaiement social comme Flattr pour couvrir, au moins en partie, les frais évoqués ci-dessus et, en expliquant l'impact de l'apéro, proposer sur le groupe Facebook qui l'organise un lien permettant aux participants de contribuer. Si elles estiment cela légitime, les personnes en VERT contribueront."
A priori, ça me semble effectivement adapté à la situation (en espérant que l'État ne vienne pas réclamer sa part de taxes).
Concernant ROUGE et ORANGE, je ne pense pas que leurs contributions soient souvent au rendez-vous, mais peut-être sont-ils suffisamment minoritaires dans ces regroupements pour que l'équilibre budgétaire soit atteignable.
Au fait, que se passe-t-il si le budget est excédentaire ou déficitaire ?
"On pourrait aussi créer un groupe parallèle sur Facebook où des personnes volontaires s'engageraient à participer à l'apéro, à ne pas boire et à aider ceux qui auraient des difficultés."
Avec plaisir !
"Qui « on » ? Justement, qui le veut ? L'État, des citoyens, des participants, etc."
Excellente question ! J'imagine que tous ont leur propre motivation :
- L'État, qui se sent responsable de l'ordre public ou qui ne veut pas être menacé par un procès ;
- Les citoyens qui sont touchés par les nuisances créées par ces regroupements ;
- Les familles et amis qui sont touchées par les drames qui peuvent survenir ;
- Les participants qui souhaitent continuer à passer des moments agréables de partage ;
- Les participants de ce blog pour participer à un simple jeu ou bâtir des actions réalistes et efficaces qu'ils pourront ensuite mettre en œuvre, chacun, à titre individuel.
Je tente donc de reformuler l'objet du jeu : quelles pistes de solutions, les utilisateurs de ce blog pourraient proposer au gouvernement, citoyens, familles et participants aux apéros géants sur les attitudes et les actions à mettre en œuvre vis-à-vis de ces nouveaux mouvements centrés en VERT — spontanés et rapides — face aux problèmes de sécurité, santé, hygiène, déchets et nuisances aux riverains qu'ils engendrent ? Les deux premières hypothèses de travail présupposent que les apéros géants perdureront et que les organisateurs de ces rassemblements contribueront aux frais engagés pour le maintien de l'ordre et/ou pour le nettoyage de la chaussée.
À très bientôt.
Greg
PS : j'ai lu hier que la mairie de Paris voulait empêcher la tenue de l'apéro géant du Champs de Mars en avançant la loi appropriée : interdiction de consommer de l'alcool sur ce lieu. La mairie indique aussi qu'elle mettra tous les moyens en œuvre pour garantir l'ordre public et que les coûts inhérents seront communiqués aux citoyens. BLEU et ORANGE sont à l'œuvre !
#2.7 Par
le
21.05.2010 à 16:44
Bonjour à tou-te-s,
@Greg :
"Toutefois, la spontanéité et la rapidité de « l'organisation » de ces événements ainsi que le nombre important de participants rendent le taux de fréquence et de gravité de ces risques importants et donc problématiques."
Vraiment ? Combien d'apéros, combien de participants, combien d'accidents ?
Comme le rappelle Fabien dans le billet, les apéros géants ont lieu depuis plus de 6 mois, et c'est le premier accident mortel. Si en creusant on s'aperçoit que le « problème » à résoudre est que des gens meurent « bêtement » tous les jours, je crains qu'on ne puisse converger sur une solution.
@Fabien :
Pour le micropaiement pour le côté financier, ça me semble OK.
Pour le groupe Facebook parallèle de volontaires qui ne boivent pas et aident ceux en difficulté, je vois une limite : leur capacité à intervenir pour aider. Si une personne est malade ou fait un malaise, il faut être sûr que l'intervention d'un volontaire n'aggravera pas la situation. Ce groupe de volontaires devrait donc être sélectionné. Pourquoi ne pas demander des aptitudes minimales (Attestation de Formation au Premier Secours par exemple) aux volontaires ?
Amicalement,
Sevan
@Greg :
"Toutefois, la spontanéité et la rapidité de « l'organisation » de ces événements ainsi que le nombre important de participants rendent le taux de fréquence et de gravité de ces risques importants et donc problématiques."
Vraiment ? Combien d'apéros, combien de participants, combien d'accidents ?
Comme le rappelle Fabien dans le billet, les apéros géants ont lieu depuis plus de 6 mois, et c'est le premier accident mortel. Si en creusant on s'aperçoit que le « problème » à résoudre est que des gens meurent « bêtement » tous les jours, je crains qu'on ne puisse converger sur une solution.
@Fabien :
Pour le micropaiement pour le côté financier, ça me semble OK.
Pour le groupe Facebook parallèle de volontaires qui ne boivent pas et aident ceux en difficulté, je vois une limite : leur capacité à intervenir pour aider. Si une personne est malade ou fait un malaise, il faut être sûr que l'intervention d'un volontaire n'aggravera pas la situation. Ce groupe de volontaires devrait donc être sélectionné. Pourquoi ne pas demander des aptitudes minimales (Attestation de Formation au Premier Secours par exemple) aux volontaires ?
Amicalement,
Sevan
#2.8 Par
le
21.05.2010 à 17:10
Bonjour à tous,
@Fabien :
"Je n'ai guère envie qu'on m'attribue les préoccupations de Madame Kosciusko-Morizet… Merci à Sevan d'avoir rectifié."
Pardon pour mon manque de précision, loin de moi l'idée de t'attribuer les idées de Nathalie Kosciusko-Morizet.
"Si je les ai bien comprises, il me semble que tes solutions s'exposent à la même critique que celle que Sevan a faite à la proposition de Greg."
Je précise. J'ai présupposé dans ma proposition que les frais étaient à la charge de l'administration (la collectivité nationale à travers les impôts), et que la seule exigence (préoccupation) était l'identification des événements (à travers une déclaration à la préfecture par des organisateurs) afin qu'elle puisse mettre en œuvre les dispositifs de sécurité sanitaire, de sécurité, etc. d'usage pour de tels événements.
Cette déclaration par des organisateurs ne pouvant être effective dans le cas qui nous intéresse, j'ai proposé que l'administration (service public) s'adapte à un nouveau fait de sa collectivité en s'équipant de moyens de veille et d'action humains et techniques adaptés afin de mettre en œuvre sa mission de sécurité, sanitaire, etc. Ce qui n'empêche en rien la participation citoyenne à la mise en place et la définition, optimisation, gestion desdits événements (mode sociocratique).
"Il m'est difficile de jouer parce que je ne sais pas précisément comment se passent actuellement les rassemblements déclarés et autorisés. Par exemple, est-ce que les organisateurs de ces rassemblements contribuent aux frais engagés pour le maintien de l'ordre et/ou pour le nettoyage de la chaussée ?"
Il me semble que cette question est centrale. Si entre en jeu une notion (contrainte) de responsabilité légale (juridique dans l'état de notre droit public) et financière autre que collective, par la nécessité d'une identification claire des organisateurs, nous nous trouvons devant une impasse.
À ce stade, il me semble que nous manquons d'informations pour pouvoir proposer des solutions réalistes.
"Qu'en pensez-vous ?"
Tes propositions me plaisent et j'y adhère (même si les modalités restent à définir). Je pense qu'elles nécessitent la mise en place des cellules que j'ai proposées précédemment, mais sont-elles aujourd'hui réalistes ?
@Sevan :
"Pourquoi ne pas demander des aptitudes minimales (Attestation de Formation au Premier Secours par exemple) aux volontaires ?"
Qui demanderait ?
@Greg :
"Qui ça « On » ? Celui ou celle qui a le courage de le faire ? Celui ou celle dont c'est le devoir et le rôle de le faire ? Celui ou celle qui connaît une personne influente dans les strates supérieures de l'État ?"
C'est pour cela que les moyens que je propose pour commencer, la prise en charge par l'administration publique de ce fait public et de la mise en place en son sein des outils nécessaires. Et Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait et/ou devrait être en première ligne pour un tel projet.
"Les deux premières hypothèses de travail présupposent que les apéros géants perdureront et que les organisateurs de ces rassemblements contribueront aux frais engagés pour le maintien de l'ordre et/ou pour le nettoyage de la chaussée."
De quels organisateurs parles-tu ? Il me semble que dans le cas qui nous intéresse c'est « Tous organisateurs-Tous participants ».
Je repense à l'article de Fabien sur le vrai coût des salaires et le fameux retour social sur investissement, que j'ai bien envie de transposer à une dépense publique (minime à l'échelle du budget national) engagée dans la gestion de ces événements à forte composante I au sens du PAEI. Sans que cela n'empêche une participation citoyenne complémentaire.
Très amicalement,
Samy
@Fabien :
"Je n'ai guère envie qu'on m'attribue les préoccupations de Madame Kosciusko-Morizet… Merci à Sevan d'avoir rectifié."
Pardon pour mon manque de précision, loin de moi l'idée de t'attribuer les idées de Nathalie Kosciusko-Morizet.
"Si je les ai bien comprises, il me semble que tes solutions s'exposent à la même critique que celle que Sevan a faite à la proposition de Greg."
Je précise. J'ai présupposé dans ma proposition que les frais étaient à la charge de l'administration (la collectivité nationale à travers les impôts), et que la seule exigence (préoccupation) était l'identification des événements (à travers une déclaration à la préfecture par des organisateurs) afin qu'elle puisse mettre en œuvre les dispositifs de sécurité sanitaire, de sécurité, etc. d'usage pour de tels événements.
Cette déclaration par des organisateurs ne pouvant être effective dans le cas qui nous intéresse, j'ai proposé que l'administration (service public) s'adapte à un nouveau fait de sa collectivité en s'équipant de moyens de veille et d'action humains et techniques adaptés afin de mettre en œuvre sa mission de sécurité, sanitaire, etc. Ce qui n'empêche en rien la participation citoyenne à la mise en place et la définition, optimisation, gestion desdits événements (mode sociocratique).
"Il m'est difficile de jouer parce que je ne sais pas précisément comment se passent actuellement les rassemblements déclarés et autorisés. Par exemple, est-ce que les organisateurs de ces rassemblements contribuent aux frais engagés pour le maintien de l'ordre et/ou pour le nettoyage de la chaussée ?"
Il me semble que cette question est centrale. Si entre en jeu une notion (contrainte) de responsabilité légale (juridique dans l'état de notre droit public) et financière autre que collective, par la nécessité d'une identification claire des organisateurs, nous nous trouvons devant une impasse.
À ce stade, il me semble que nous manquons d'informations pour pouvoir proposer des solutions réalistes.
"Qu'en pensez-vous ?"
Tes propositions me plaisent et j'y adhère (même si les modalités restent à définir). Je pense qu'elles nécessitent la mise en place des cellules que j'ai proposées précédemment, mais sont-elles aujourd'hui réalistes ?
@Sevan :
"Pourquoi ne pas demander des aptitudes minimales (Attestation de Formation au Premier Secours par exemple) aux volontaires ?"
Qui demanderait ?
@Greg :
"Qui ça « On » ? Celui ou celle qui a le courage de le faire ? Celui ou celle dont c'est le devoir et le rôle de le faire ? Celui ou celle qui connaît une personne influente dans les strates supérieures de l'État ?"
C'est pour cela que les moyens que je propose pour commencer, la prise en charge par l'administration publique de ce fait public et de la mise en place en son sein des outils nécessaires. Et Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait et/ou devrait être en première ligne pour un tel projet.
"Les deux premières hypothèses de travail présupposent que les apéros géants perdureront et que les organisateurs de ces rassemblements contribueront aux frais engagés pour le maintien de l'ordre et/ou pour le nettoyage de la chaussée."
De quels organisateurs parles-tu ? Il me semble que dans le cas qui nous intéresse c'est « Tous organisateurs-Tous participants ».
Je repense à l'article de Fabien sur le vrai coût des salaires et le fameux retour social sur investissement, que j'ai bien envie de transposer à une dépense publique (minime à l'échelle du budget national) engagée dans la gestion de ces événements à forte composante I au sens du PAEI. Sans que cela n'empêche une participation citoyenne complémentaire.
Très amicalement,
Samy
#2.9 Par
le
22.05.2010 à 09:55
Bonjour,
Comme quasiment tous les week-ends, j'anime un stage aujourd'hui et n'ai donc guère le temps de participer à cette conversation.
"Sont-elles aujourd'hui réalistes ?"
De la part d'une personne qui veut créer des structures au sein de l'État, voire y instaurer la sociocratie, la remarque me semble cocasse.
Ou plutôt je la trouve révélatrice. Les deux solutions — qui sont loin d'être les seules possibles et dont je ne sais même pas si elles sont réellement bonnes — que j'avais proposées sont purement participatives et peuvent être mises en place en quelques minutes : créer un compte de micropaiement et mettre un hyperlien dans le groupe Facebook de l'apéro géant ; créer un groupe Facebook (ou un sous-groupe au groupe de l'apéro — je ne sais pas si c'est possible) de volontaires sobres.
Tu veux, Samy, créer un corps de fonctionnaires, idée que Greg trouve "magnifique". Cela consiste à répondre depuis l'État (top-down) à un événement créé par le peuple (bottom-up) ! Il me semble qu'il y a là au fond un manque de confiance dans les capacités auto-organisatrices et le sens des responsabilités de VERT. Or elles sont bien réelles, comme le montre le peu de débordement qu'il y a eu dans la série des apéros géants, comme je l'avais signalé dans l'article et comme Sevan le rappelle avec une constance remarquable.
Bien entendu, on peut agir simultanément dans les deux sens. La question est de savoir si c'est nécessaire.
Très amicalement,
Fabien
Comme quasiment tous les week-ends, j'anime un stage aujourd'hui et n'ai donc guère le temps de participer à cette conversation.
"Sont-elles aujourd'hui réalistes ?"
De la part d'une personne qui veut créer des structures au sein de l'État, voire y instaurer la sociocratie, la remarque me semble cocasse.
Ou plutôt je la trouve révélatrice. Les deux solutions — qui sont loin d'être les seules possibles et dont je ne sais même pas si elles sont réellement bonnes — que j'avais proposées sont purement participatives et peuvent être mises en place en quelques minutes : créer un compte de micropaiement et mettre un hyperlien dans le groupe Facebook de l'apéro géant ; créer un groupe Facebook (ou un sous-groupe au groupe de l'apéro — je ne sais pas si c'est possible) de volontaires sobres.
Tu veux, Samy, créer un corps de fonctionnaires, idée que Greg trouve "magnifique". Cela consiste à répondre depuis l'État (top-down) à un événement créé par le peuple (bottom-up) ! Il me semble qu'il y a là au fond un manque de confiance dans les capacités auto-organisatrices et le sens des responsabilités de VERT. Or elles sont bien réelles, comme le montre le peu de débordement qu'il y a eu dans la série des apéros géants, comme je l'avais signalé dans l'article et comme Sevan le rappelle avec une constance remarquable.
Bien entendu, on peut agir simultanément dans les deux sens. La question est de savoir si c'est nécessaire.
Très amicalement,
Fabien
#2.10 Par
le
22.05.2010 à 10:02
Bonjour,
@Sevan :
"Si en creusant on s'aperçoit que le « problème » à résoudre est que des gens meurent « bêtement » tous les jours, je crains qu'on ne puisse converger sur une solution."
Tu as raison d'insister sur le sujet. Ça m'a poussé à repenser à tout ça.
En ce qui me concerne, je me suis rendu compte que le "problème" important pour moi ne résidait pas dans la disparition bête d'un jeune, même si je trouve ça tout à fait regrettable. Ce qui me dérange le plus c'est la tournure que prennent les événements et les « réponses » qu'apporte l'État : l'État a décidé de s'en mêler et utilise des méthodes en BLEU et ORANGE pour « maîtriser » la situation : interdiction d'organiser ce genre de rassemblement, manipulation des foules en dévoilant le coût des opérations de contrôle (au nom de la transparence !). Ceci a pour effet d'empêcher VERT de s'exprimer et c'est là où se situe, pour moi, le problème de fond. Au lieu de favoriser l'émergence d'un nouveau vMème, on essaie de le tuer dans l'œuf.
Les problèmes « de surface » sont exposés sous la forme que nous avons énoncée plus avant : santé, sécurité, nuisances, etc. C'est pourquoi, il me paraissait important de montrer à l'ensemble de la population que les problèmes de surface sont maîtrisables. Et en plus, il y avait l'attrait du jeu…
Merci beaucoup Sevan de m'avoir permis de regarder les choses sous un autre angle.
Très amicalement,
Greg
@Sevan :
"Si en creusant on s'aperçoit que le « problème » à résoudre est que des gens meurent « bêtement » tous les jours, je crains qu'on ne puisse converger sur une solution."
Tu as raison d'insister sur le sujet. Ça m'a poussé à repenser à tout ça.
En ce qui me concerne, je me suis rendu compte que le "problème" important pour moi ne résidait pas dans la disparition bête d'un jeune, même si je trouve ça tout à fait regrettable. Ce qui me dérange le plus c'est la tournure que prennent les événements et les « réponses » qu'apporte l'État : l'État a décidé de s'en mêler et utilise des méthodes en BLEU et ORANGE pour « maîtriser » la situation : interdiction d'organiser ce genre de rassemblement, manipulation des foules en dévoilant le coût des opérations de contrôle (au nom de la transparence !). Ceci a pour effet d'empêcher VERT de s'exprimer et c'est là où se situe, pour moi, le problème de fond. Au lieu de favoriser l'émergence d'un nouveau vMème, on essaie de le tuer dans l'œuf.
Les problèmes « de surface » sont exposés sous la forme que nous avons énoncée plus avant : santé, sécurité, nuisances, etc. C'est pourquoi, il me paraissait important de montrer à l'ensemble de la population que les problèmes de surface sont maîtrisables. Et en plus, il y avait l'attrait du jeu…
Merci beaucoup Sevan de m'avoir permis de regarder les choses sous un autre angle.
Très amicalement,
Greg
#2.11 Par
le
22.05.2010 à 14:34
Bonjour à tous,
En relisant la partie "Les fossés des vMèmes" du stage Interactions, je m'aperçois que je fais une critique typique que ORANGE fait à VERT : irréaliste. Et effectivement, il y a au fond de moi un manque de confiance dans "l'efficacité opérationnelle" de l'auto-organisation qui est très révélateur.
@Greg :
Merci pour cette initiative de "jeu". Je te rejoins sur le terme "autre angle". C'est aussi comme cela que je le reçois.
@Sevan et Fabien :
Merci pour cet éclairage.
Très amicalement,
Samy
En relisant la partie "Les fossés des vMèmes" du stage Interactions, je m'aperçois que je fais une critique typique que ORANGE fait à VERT : irréaliste. Et effectivement, il y a au fond de moi un manque de confiance dans "l'efficacité opérationnelle" de l'auto-organisation qui est très révélateur.
@Greg :
Merci pour cette initiative de "jeu". Je te rejoins sur le terme "autre angle". C'est aussi comme cela que je le reçois.
@Sevan et Fabien :
Merci pour cet éclairage.
Très amicalement,
Samy
#2.12 Par
le
24.05.2010 à 17:51
Bonjour à tous,
@Greg :
"Je me suis rendu compte que le “problème” important pour moi ne résidait pas dans […]. Ce qui me dérange le plus c'est […]."
Je crois qu'il y a dans la structure d'une phrase comme celle-ci une piste intéressante d'introspection. Pourquoi ce qui te dérangerait le plus n'apparaîtrait-il qu'après la prise en compte des remarques de Sevan, aussi pertinentes soient-elles ? Il me semble qu'il y a là un tri à faire entre valeurs profondes, valeurs de surface et valeurs en cours d'émergence. Par exemple, dans la première phase d'une transition (XX/yy), les valeurs du vMème XX prévalent encore, mais celles du niveau d'existence YY commencent à apparaître et peuvent ainsi surgir par le biais d'un questionnement maïeutique. C'est une des pistes que tu peux explorer.
@Samy :
"Et effectivement, il y a au fond de moi un manque de confiance dans “l'efficacité opérationnelle” de l'auto-organisation qui est très révélateur."
Tu t'intéresses à la sociocratie que tu as mentionnée comme étant un des éléments possibles de solution dans le jeu proposé par Greg. Cependant, pour que la sociocratie donne son plein potentiel, il faut ouvrir à tous un espace d'expression, ce qui implique une confiance dans l'auto-organisation ; je reviendrai sur ce sujet dans l'article “Tuer le leader” à paraître vendredi prochain. C'est un préalable que ORANGE et les niveaux précédents ont bien du mal à accepter.
Très amicalement,
Fabien
@Greg :
"Je me suis rendu compte que le “problème” important pour moi ne résidait pas dans […]. Ce qui me dérange le plus c'est […]."
Je crois qu'il y a dans la structure d'une phrase comme celle-ci une piste intéressante d'introspection. Pourquoi ce qui te dérangerait le plus n'apparaîtrait-il qu'après la prise en compte des remarques de Sevan, aussi pertinentes soient-elles ? Il me semble qu'il y a là un tri à faire entre valeurs profondes, valeurs de surface et valeurs en cours d'émergence. Par exemple, dans la première phase d'une transition (XX/yy), les valeurs du vMème XX prévalent encore, mais celles du niveau d'existence YY commencent à apparaître et peuvent ainsi surgir par le biais d'un questionnement maïeutique. C'est une des pistes que tu peux explorer.
@Samy :
"Et effectivement, il y a au fond de moi un manque de confiance dans “l'efficacité opérationnelle” de l'auto-organisation qui est très révélateur."
Tu t'intéresses à la sociocratie que tu as mentionnée comme étant un des éléments possibles de solution dans le jeu proposé par Greg. Cependant, pour que la sociocratie donne son plein potentiel, il faut ouvrir à tous un espace d'expression, ce qui implique une confiance dans l'auto-organisation ; je reviendrai sur ce sujet dans l'article “Tuer le leader” à paraître vendredi prochain. C'est un préalable que ORANGE et les niveaux précédents ont bien du mal à accepter.
Très amicalement,
Fabien
#2.13 Par
le
25.05.2010 à 10:09
Bonjour à tous,
@Fabien :
"C'est une des pistes que tu peux explorer."
Je te remercie beaucoup pour cette suggestion. Depuis plusieurs mois maintenant, c'est une introspection que j'essaie de faire. Je repense à certains événements passés, essentiellement dans ma vie professionnelle. Je me replonge dans mes pensées et mes sentiments de l'époque. J'avoue que c'est encore difficile pour moi de faire le tri entre les motivations issues de mes vMèmes dominants et celles de mon ennéatype, notamment en ce qui concerne le type de manageur que j'ai été.
Dans tous les cas, ce petit épisode ludique aura été extrêmement enrichissant.
@ Samy :
"Merci pour cette initiative de 'jeu'."
C'est surtout Fabien qu'il faut remercier. C'est lui qui m'a convaincu d'oser lancer le jeu.
Très bonne journée à tous,
Greg
@Fabien :
"C'est une des pistes que tu peux explorer."
Je te remercie beaucoup pour cette suggestion. Depuis plusieurs mois maintenant, c'est une introspection que j'essaie de faire. Je repense à certains événements passés, essentiellement dans ma vie professionnelle. Je me replonge dans mes pensées et mes sentiments de l'époque. J'avoue que c'est encore difficile pour moi de faire le tri entre les motivations issues de mes vMèmes dominants et celles de mon ennéatype, notamment en ce qui concerne le type de manageur que j'ai été.
Dans tous les cas, ce petit épisode ludique aura été extrêmement enrichissant.
@ Samy :
"Merci pour cette initiative de 'jeu'."
C'est surtout Fabien qu'il faut remercier. C'est lui qui m'a convaincu d'oser lancer le jeu.
Très bonne journée à tous,
Greg
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Il semble qu'il faille actuellement à la vie publique française sa polémique hebdomadaire. Cette semaine, après la burqa, voici les « apéros géants ». 9000 personnes se sont réunies à Nantes la semaine dernière. Malheureusement, un jeune homme, vraisemblablement ivre, a grimpé sur la balustrade d'un pont et en est tombé ; il est décédé à l'hôpital le lendemain des suites des blessures occasionnées par sa chute. Immédiatement, hommes politiques et médias se sont emparés de l'affaire.






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