Jeudi 4 février 2010
Légalité et légitimité
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#1 Par
le
05.02.2010 à 10:45
Bonjour à tou-te-s,
Après une première vision intégrale de l'intervention, ça me paraît bien JAUNE :
Amicalement,
Sevan
Après une première vision intégrale de l'intervention, ça me paraît bien JAUNE :
- l'opposition à la Vérité Vraie (BLEU) ainsi qu'au relativisme (VERT),
- le côté dynamique de la vérité, incluant l'incertitude plutôt que d'essayer de l'éliminer à tout prix,
- le pari fait "ici et maintenant" pour définir ce qui est approprié ou légitime, avec les informations disponibles à un instant donnée, dans un contexte donné. Cela reste applicable dans ce contexte uniquement, aux personnes concernées.
Amicalement,
Sevan
#2 Par
le
05.02.2010 à 16:52
J'aurai dit la même chose que Sevan. Pourrait-on rajouter, comme indice supplémentaire, le style métaphorique ? Très amicalement, Wallace
PS : certains seraient-ils encore en vacances ?
PS : certains seraient-ils encore en vacances ?
#3 Par
le
05.02.2010 à 17:51
Bonjour à tous,
"Certains seraient-ils encore en vacances ?"
Non pour ce qui me concerne, mais la réponse de Sevan est tellement claire et complète qu'il n'y a rien à ajouter (ouaf, ouaf). Je vais cependant écouter ce texte une nouvelle fois, car personne ne parle de ORANGE.
Très amicalement,
Claude Marie
"Certains seraient-ils encore en vacances ?"
Non pour ce qui me concerne, mais la réponse de Sevan est tellement claire et complète qu'il n'y a rien à ajouter (ouaf, ouaf). Je vais cependant écouter ce texte une nouvelle fois, car personne ne parle de ORANGE.
Très amicalement,
Claude Marie
#4 Par
le
05.02.2010 à 19:21
Dites-moi j'en prends pour mon grade ! Je sais que c'est amical, en fait ça me fait plaisir.
ORANGE pourrait également s'opposer à BLEU et VERT. Voici quelques points qui me font écarter ce vMème :
Sevan
ORANGE pourrait également s'opposer à BLEU et VERT. Voici quelques points qui me font écarter ce vMème :
- Les exemples de Miguel sont orientés "humanité", il parle d'engagement pour la vie, le monde, la société ; cela correspond peu à l'individualisme, la recherche de statut obtenu par soi-même d'ORANGE.
- Je relie l'exemple qu'il donne pour la guérison des TOC (troubles obsessionnels compulsifs) au scientisme d'ORANGE. C'est un refus de l'incertitude, certes différent de celui de BLEU : pour ORANGE, la science peut tout. Miguel termine son discours par "On ne peut pas agir dans un tout savoir, il faut accepter d'agir dans une certaine ignorance". Je pense que c'est JAUNE qui accepte profondément cela.
- "Ce qui organise une situation est la présence, on est là, il y a la loi morale, la réalité (…) à vous de parier de quel côté est la vérité." Pour moi, cela revient à une "situation -> mes principes (mais pas en BLEU) -> un modèle -> action. Le style JAUNE mot à mot.", je cite une partie du commentaire de Fabien dans le billet précédent sur Miguel Benasayag.
Sevan
#5 Par
le
06.02.2010 à 13:52
Bonjour à tous,
À mon habitude, je joue et, ensuite seulement, je lirai vos commentaires.
L'intervention du charmant Miguel m'a paru très JAUNE.
Ce que je retiens de son message c'est que dans toute situation : "c'est à vous de parier de quel côté est la Vérité." Je comprends que, dans d'une situation précise, il faut analyser les données et, en fonction de ce qu'on connaît et en acceptant de ne pas tout savoir, prendre des risques (cf. la fin de l'intervention où Miguel exprime que notre engagement dans le monde, dans la vie, dans une cause, doit se faire sur un pari qui comporte une part d'ignorance et qu'il faut accepter de ne pas tout savoir). Il me semble que cette acceptation du fait de ne pas savoir (de l'incertitude) est propre à JAUNE. Il me semble aussi que lorsque Miguel exprime qu'il n'y a pas de "vérité universellement imposable", mais "un centre de gravité dynamique de cette situation", il se positionne en JAUNE.
L'intervention me semble également coller avec la définition d'une personnalité mature selon JAUNE.
J'ai cru déceler une critique (sans que cela soit négatif) de BLEU (les limites de la Vérité Vraie, Kant, etc.), de la rationalité, vouloir tout expliquer, la communication, la transparence et le contrôle à tout prix (ORANGE ?), du relativisme (VERT ?), dont il dit qu'il est une fausse piste au même titre que la morale vraie.
Bref, Miguel Benasayag me semble prendre en compte toutes les dimensions et la complexité d'une situation sans jamais appliquer un modèle prédéterminé, ce qui ne peut être que JAUNE.
Au-delà, du positionnement de cette intervention sur la Spirale Dynamique, je me suis interrogée sur l'ennéatype de l'orateur. Il me semble utiliser un style très « histoires-anecdotes » qui n'est pas sans rappeler le style de communication de l'administrateur de ce blog. Ceci dit, ce n'est peut-être que l'expression du style métaphorique JAUNE… (?)
Bien amicalement,
Aurore
PS : le passage "Plus on communique, moins il y a de liens" m'a interpellé. Je me suis demandé ce qu'il voulait dire ?
À mon habitude, je joue et, ensuite seulement, je lirai vos commentaires.
L'intervention du charmant Miguel m'a paru très JAUNE.
Ce que je retiens de son message c'est que dans toute situation : "c'est à vous de parier de quel côté est la Vérité." Je comprends que, dans d'une situation précise, il faut analyser les données et, en fonction de ce qu'on connaît et en acceptant de ne pas tout savoir, prendre des risques (cf. la fin de l'intervention où Miguel exprime que notre engagement dans le monde, dans la vie, dans une cause, doit se faire sur un pari qui comporte une part d'ignorance et qu'il faut accepter de ne pas tout savoir). Il me semble que cette acceptation du fait de ne pas savoir (de l'incertitude) est propre à JAUNE. Il me semble aussi que lorsque Miguel exprime qu'il n'y a pas de "vérité universellement imposable", mais "un centre de gravité dynamique de cette situation", il se positionne en JAUNE.
L'intervention me semble également coller avec la définition d'une personnalité mature selon JAUNE.
J'ai cru déceler une critique (sans que cela soit négatif) de BLEU (les limites de la Vérité Vraie, Kant, etc.), de la rationalité, vouloir tout expliquer, la communication, la transparence et le contrôle à tout prix (ORANGE ?), du relativisme (VERT ?), dont il dit qu'il est une fausse piste au même titre que la morale vraie.
Bref, Miguel Benasayag me semble prendre en compte toutes les dimensions et la complexité d'une situation sans jamais appliquer un modèle prédéterminé, ce qui ne peut être que JAUNE.
Au-delà, du positionnement de cette intervention sur la Spirale Dynamique, je me suis interrogée sur l'ennéatype de l'orateur. Il me semble utiliser un style très « histoires-anecdotes » qui n'est pas sans rappeler le style de communication de l'administrateur de ce blog. Ceci dit, ce n'est peut-être que l'expression du style métaphorique JAUNE… (?)
Bien amicalement,
Aurore
PS : le passage "Plus on communique, moins il y a de liens" m'a interpellé. Je me suis demandé ce qu'il voulait dire ?
#6 Par
le
06.02.2010 à 15:48
Bonjour à tous,
Comme vous, et pour les mêmes raisons, je perçois ce discours comme un exemple de JAUNE.
Il me semble que Miguel insiste également sur l'importance de VIOLET, en citant l'importance des liens qui se créent sur la durée, qui gardent une certaine opacité, critiquant en cela le monde ORANGE où l'excès de communication finit par nuire aux liens, ainsi que de ROUGE, en citant l'exemple des cultures latines qui gardent une certaine distance avec les lois.
On trouve ainsi un autre aspect de JAUNE qui est la prise en compte de la totalité des vMèmes de la première boucle.
Très amicalement,
Claude Marie
Comme vous, et pour les mêmes raisons, je perçois ce discours comme un exemple de JAUNE.
Il me semble que Miguel insiste également sur l'importance de VIOLET, en citant l'importance des liens qui se créent sur la durée, qui gardent une certaine opacité, critiquant en cela le monde ORANGE où l'excès de communication finit par nuire aux liens, ainsi que de ROUGE, en citant l'exemple des cultures latines qui gardent une certaine distance avec les lois.
On trouve ainsi un autre aspect de JAUNE qui est la prise en compte de la totalité des vMèmes de la première boucle.
Très amicalement,
Claude Marie
#7 Par
le
06.02.2010 à 17:35
Bonjour,
"Plus on communique, moins il y a de liens" est peu explicite dans le discours de la vidéo. En cherchant des interviews et des écrits de Miguel Benasayag, j'ai trouvé quelques pistes d'explication possible.
D'une part, une organisation qui veut « exister » cherche à avoir une couverture médiatique, en faisant appel aux journalistes, aux médias, en créant un « buzz » pour arriver à se développer rapidement. Or pour se développer réellement et créer quelque chose de solide, il faut du temps. Se focaliser sur la communication ne permet pas de créer des liens et des fondements solides, et peut détourner l'objectif initial de l'organisation vers une course à la visibilité médiatique.
D'autre part, les liens, les "affinités électives", n'étant pas représentables, on ne peut pas les voir, on ne peut pas en faire de la communication.
Enfin, le dernier point est que la communication à outrance empêche d'être présent à une situation, si on pense constamment qu'il se passe quelque chose ailleurs ; cela peut aller de l'addiction aux informations à celle au téléphone portable. Si on est toujours ailleurs, comment créer des liens ?
Ces quelques points ne sont que des rapprochements que je fais ; il faudrait en réalité demander à Miguel ce qu'il entendait exactement par là !
Amicalement,
Sevan
"Plus on communique, moins il y a de liens" est peu explicite dans le discours de la vidéo. En cherchant des interviews et des écrits de Miguel Benasayag, j'ai trouvé quelques pistes d'explication possible.
D'une part, une organisation qui veut « exister » cherche à avoir une couverture médiatique, en faisant appel aux journalistes, aux médias, en créant un « buzz » pour arriver à se développer rapidement. Or pour se développer réellement et créer quelque chose de solide, il faut du temps. Se focaliser sur la communication ne permet pas de créer des liens et des fondements solides, et peut détourner l'objectif initial de l'organisation vers une course à la visibilité médiatique.
D'autre part, les liens, les "affinités électives", n'étant pas représentables, on ne peut pas les voir, on ne peut pas en faire de la communication.
Enfin, le dernier point est que la communication à outrance empêche d'être présent à une situation, si on pense constamment qu'il se passe quelque chose ailleurs ; cela peut aller de l'addiction aux informations à celle au téléphone portable. Si on est toujours ailleurs, comment créer des liens ?
Ces quelques points ne sont que des rapprochements que je fais ; il faudrait en réalité demander à Miguel ce qu'il entendait exactement par là !
Amicalement,
Sevan
#8 Par
le
08.02.2010 à 08:04
Bonjour à tous,
C.Q.F.D.
Étant donné la qualité des réponses, je pense que je vais pouvoir me reposer beaucoup plus souvent et vous laisser commenter les informations à la place !
Quelque chose m'a interpellé dans vos interventions. Le plus souvent, vous avez appelé Miguel Benasayag par son prénom seul. Est-ce par facilité ? Est-ce par sympathie ? Dans ce dernier cas, savez-vous ce qui a déclenché ce sentiment ?
La phrase "Plus on communique, moins il y a de liens" est effectivement peu explicite dans le cadre seul de cette vidéo. Merci, Sevan, d'avoir fait quelques recherches et de nous en proposer une explication fort intéressante.
Cette phrase me fait penser aux travaux de Geert Hofstede analysés sur ce blog il y a peu. Parmi les dimensions permettant, selon lui, d'expliquer une culture, il y a l'index d'individualisme (IDV) dont il souligne qu'il augmente quand un pays s'enrichit, c'est-à-dire quand il évolue vers ORANGE.
À ce propos, Hofstede écrit : « Dans une culture individualiste, lorsque des gens se rencontrent, ils éprouvent le besoin de communiquer verbalement. Le silence est considéré comme anormal. Les conversations sociales peuvent être d'une banalité extrême, mais elles sont compulsives. Dans une culture collective, le fait d'être ensemble est suffisant sur le plan émotionnel ; il n'y a pas de compulsion à parler, à moins d'avoir des informations à transmettre. » En ORANGE donc, le rapport signal/bruit est souvent faible, et nombre de relations sont superficielles, deux choses que nous pouvons constater tous les jours. Miguel Benasayag faisait peut-être aussi allusion à un phénomène de ce genre.
@Aurore :
Je n'ai aucune idée du type dans l'Ennéagramme de Miguel Benasayag et donc, en attendant de plus amples informations, je préférerais attribuer son style de communication à JAUNE plutôt qu'à un ennéatype, comme l'avait suggéré Wallace au début de cette conversation et comme tu le proposes toi-même.
La transparence n'est pas une valeur importante pour ORANGE. C'est en VERT qu'elle commence à être considérée comme indispensable.
Très amicalement,
Fabien
C.Q.F.D.
Étant donné la qualité des réponses, je pense que je vais pouvoir me reposer beaucoup plus souvent et vous laisser commenter les informations à la place !
Quelque chose m'a interpellé dans vos interventions. Le plus souvent, vous avez appelé Miguel Benasayag par son prénom seul. Est-ce par facilité ? Est-ce par sympathie ? Dans ce dernier cas, savez-vous ce qui a déclenché ce sentiment ?
La phrase "Plus on communique, moins il y a de liens" est effectivement peu explicite dans le cadre seul de cette vidéo. Merci, Sevan, d'avoir fait quelques recherches et de nous en proposer une explication fort intéressante.
Cette phrase me fait penser aux travaux de Geert Hofstede analysés sur ce blog il y a peu. Parmi les dimensions permettant, selon lui, d'expliquer une culture, il y a l'index d'individualisme (IDV) dont il souligne qu'il augmente quand un pays s'enrichit, c'est-à-dire quand il évolue vers ORANGE.
À ce propos, Hofstede écrit : « Dans une culture individualiste, lorsque des gens se rencontrent, ils éprouvent le besoin de communiquer verbalement. Le silence est considéré comme anormal. Les conversations sociales peuvent être d'une banalité extrême, mais elles sont compulsives. Dans une culture collective, le fait d'être ensemble est suffisant sur le plan émotionnel ; il n'y a pas de compulsion à parler, à moins d'avoir des informations à transmettre. » En ORANGE donc, le rapport signal/bruit est souvent faible, et nombre de relations sont superficielles, deux choses que nous pouvons constater tous les jours. Miguel Benasayag faisait peut-être aussi allusion à un phénomène de ce genre.
@Aurore :
Je n'ai aucune idée du type dans l'Ennéagramme de Miguel Benasayag et donc, en attendant de plus amples informations, je préférerais attribuer son style de communication à JAUNE plutôt qu'à un ennéatype, comme l'avait suggéré Wallace au début de cette conversation et comme tu le proposes toi-même.
La transparence n'est pas une valeur importante pour ORANGE. C'est en VERT qu'elle commence à être considérée comme indispensable.
Très amicalement,
Fabien
#8.1 Par
le
08.02.2010 à 08:52
Bonjour Fabien,
J'ai appelé Miguel par son prénom d'une part par facilité, mais surtout par sympathie.
Ce qui me le rend sympathique :
Premièrement, le billet "Réseau vert". J'ai découvert le Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) avec ton billet précédent sur Miguel Benasayag. Mon VERT a découvert un réseau de la même couleur qui lui a plu et lui a permis de se développer un peu plus ; Miguel et RESF sont pour moi associés positivement. Par ailleurs, c'est peut-être moins honorable, mon ORANGE a estimé que comme Miguel Benasayag culminait en JAUNE, il devait être un type bien (pour ORANGE, plus on progresse mieux c'est).
Deuxièmement, son accent me le rend sympathique. Il sort de l'ordinaire.
Enfin, pendant son discours, il a une vraie présence. Il ne lit pas un discours pour faire passer un message de manière linéaire, en étant extérieur à la situation. Il est vraiment dans la situation. Par exemple, quand on lui fait signe, il se tourne pour parler avec les gens en coulisse et explique ce qui s'y passe (le réalisateur en vient même à montrer la régisseuse qui rit en coulisse).
Voilà les quelques points qui me viennent à l'esprit.
Amicalement,
Sevan
J'ai appelé Miguel par son prénom d'une part par facilité, mais surtout par sympathie.
Ce qui me le rend sympathique :
Premièrement, le billet "Réseau vert". J'ai découvert le Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) avec ton billet précédent sur Miguel Benasayag. Mon VERT a découvert un réseau de la même couleur qui lui a plu et lui a permis de se développer un peu plus ; Miguel et RESF sont pour moi associés positivement. Par ailleurs, c'est peut-être moins honorable, mon ORANGE a estimé que comme Miguel Benasayag culminait en JAUNE, il devait être un type bien (pour ORANGE, plus on progresse mieux c'est).
Deuxièmement, son accent me le rend sympathique. Il sort de l'ordinaire.
Enfin, pendant son discours, il a une vraie présence. Il ne lit pas un discours pour faire passer un message de manière linéaire, en étant extérieur à la situation. Il est vraiment dans la situation. Par exemple, quand on lui fait signe, il se tourne pour parler avec les gens en coulisse et explique ce qui s'y passe (le réalisateur en vient même à montrer la régisseuse qui rit en coulisse).
Voilà les quelques points qui me viennent à l'esprit.
Amicalement,
Sevan
#8.2 Par
le
08.02.2010 à 09:20
Merci Sevan et Fabien pour les compléments sur la communication et le lien.
Je n'ai pas appelé Miguel Benasayag pas son prénom, mais je l'ai trouvé sympathique par son mélange de conviction et de simplicité. Cela me fait penser à la fameuse phrase de Clare Graves sur JAUNE : "Ambitieux, mais sans ambition." Il me semble manifester cela. Comme Sevan, j'ai aussi aimé sa relation avec Camille et la réaction de cette dernière semble bien montrer qu'il ne s'agit pas d'un simple jeu de scène, mais d'un lien sincère entre eux. Très amicalement, Wallace
Je n'ai pas appelé Miguel Benasayag pas son prénom, mais je l'ai trouvé sympathique par son mélange de conviction et de simplicité. Cela me fait penser à la fameuse phrase de Clare Graves sur JAUNE : "Ambitieux, mais sans ambition." Il me semble manifester cela. Comme Sevan, j'ai aussi aimé sa relation avec Camille et la réaction de cette dernière semble bien montrer qu'il ne s'agit pas d'un simple jeu de scène, mais d'un lien sincère entre eux. Très amicalement, Wallace
#8.3 Par
le
08.02.2010 à 09:29
Bonjour à tous,
"Le plus souvent, vous avez appelé Miguel Benasayag par son prénom seul. Est-ce par facilité ? Est-ce par sympathie ? Dans ce dernier cas, savez-vous ce qui a déclenché ce sentiment ?"
J'ai écrit le "charmant Miguel", un peu par facilité et surtout parce que, au-delà du discours, je l'ai trouvé fort sympathique.
Dès le début de la vidéo, j'ai été sous le charme et j'ai ressenti une impression de proximité et de sécurité, probablement déclenchée par une reconnaissance (sans doute inconsciente avant que j'y réfléchisse) de l'interculturalité de Miguel : il parle un français impeccable (dont la tournure me laisse penser que ce n'est pas sa langue maternelle) avec un accent. Il est évident qu'il porte en lui plusieurs cultures. Je suis une enfant de la troisième culture, à savoir élevée en expatriation dans une culture différente de ma culture d'origine. Je reconnais inconsciemment et instantanément les individus aux multiples cultures.
Je pense donc que ma familiarité excessive provient ici de mon vMème VIOLET.
Au-delà de cela, il y a la réelle présence de l'orateur et le fait de savoir que c'est un ancien guérillero torturé, ce qui en fait à mes yeux quelqu'un de fort et de respectable (cf. mon ennéatype 8 et la force de mon vMème ROUGE).
Très amicalement.
"Le plus souvent, vous avez appelé Miguel Benasayag par son prénom seul. Est-ce par facilité ? Est-ce par sympathie ? Dans ce dernier cas, savez-vous ce qui a déclenché ce sentiment ?"
J'ai écrit le "charmant Miguel", un peu par facilité et surtout parce que, au-delà du discours, je l'ai trouvé fort sympathique.
Dès le début de la vidéo, j'ai été sous le charme et j'ai ressenti une impression de proximité et de sécurité, probablement déclenchée par une reconnaissance (sans doute inconsciente avant que j'y réfléchisse) de l'interculturalité de Miguel : il parle un français impeccable (dont la tournure me laisse penser que ce n'est pas sa langue maternelle) avec un accent. Il est évident qu'il porte en lui plusieurs cultures. Je suis une enfant de la troisième culture, à savoir élevée en expatriation dans une culture différente de ma culture d'origine. Je reconnais inconsciemment et instantanément les individus aux multiples cultures.
Je pense donc que ma familiarité excessive provient ici de mon vMème VIOLET.
Au-delà de cela, il y a la réelle présence de l'orateur et le fait de savoir que c'est un ancien guérillero torturé, ce qui en fait à mes yeux quelqu'un de fort et de respectable (cf. mon ennéatype 8 et la force de mon vMème ROUGE).
Très amicalement.
#8.4 Par
le
08.02.2010 à 09:39
Je n'ai pas joué, mais j'ai constaté que Miguel appelle lui aussi les gens par leur prénom dans son intervention : Benjamin (Constant), Emmanuel (Kant), Camille. Il y a donc peut-être un effet de synchronisation. Il est effectivement sympathique et donc donne envie de parler comme lui.
#8.5 Par
le
08.02.2010 à 12:04
Bonjour à tous,
Comme je l'avais indiqué dans mon précédent commentaire, je trouve que Miguel valorise les liens VIOLET. C'est mon VIOLET qui me donne envie de l'appeler par son prénom.
Amicalement,
Claude Marie
Comme je l'avais indiqué dans mon précédent commentaire, je trouve que Miguel valorise les liens VIOLET. C'est mon VIOLET qui me donne envie de l'appeler par son prénom.
Amicalement,
Claude Marie
#9 Par
le
10.02.2010 à 14:48
Rebonjour à tous,
Comme Sevan et Aurore l'ont souligné, Miguel est critique envers les formes que prennent les vMèmes BLEU, ORANGE et VERT dans notre société occidentale. Cela m'a fait penser à l'expression de Graves qui a donné en 1974 trois possibilités distinctes de futur dont l'une est la suivante : "Une version du 1984 de George Orwell, incarnée sous forme de gouvernement tyrannique et manipulateur « BLEU-ORANGE-VERT », aux accents communautaires passés sous silence."
S'agit-il du mode de gouvernance, décrit comme sécuritaire, qu'il critique fortement dans ce discours et dans lequel nous serions tombés sans trop nous en apercevoir ?
Très amicalement,
Claude Marie
Comme Sevan et Aurore l'ont souligné, Miguel est critique envers les formes que prennent les vMèmes BLEU, ORANGE et VERT dans notre société occidentale. Cela m'a fait penser à l'expression de Graves qui a donné en 1974 trois possibilités distinctes de futur dont l'une est la suivante : "Une version du 1984 de George Orwell, incarnée sous forme de gouvernement tyrannique et manipulateur « BLEU-ORANGE-VERT », aux accents communautaires passés sous silence."
S'agit-il du mode de gouvernance, décrit comme sécuritaire, qu'il critique fortement dans ce discours et dans lequel nous serions tombés sans trop nous en apercevoir ?
Très amicalement,
Claude Marie
#10 Par
le
12.02.2010 à 07:36
Bonjour à tous,
Oh ! Claude Marie, je n'avais pas vu ton commentaire, ou plutôt un coup d'œil superficiel m'avait fait le confondre avec le précédent, d'où le retard à te répondre dont je suis désolé.
La phrase que tu cites est extraite du fameux article “Human Nature Prepares for a Momentous Leap” publié en avril 1974 dans The Futurist. Pour ceux qui ne connaissent pas cette référence, voici le passage :
Par définition, les catastrophes provoquant le futur n° 1 ne sont guère prévisibles, même si on peut les imaginer : catastrophe écologique, affrontement nucléaire, etc.
Il me semble que l'on voit aujourd'hui dans nos sociétés des éléments penchant vers le futur n° 2 et vers le futur n° 3. Cela me semble normal dans toute transition. Une partie de la population veut le changement, alors qu'une autre souhaite le statu quo soit parce qu'il en est bénéficiaire, soit du fait de la peur du changement (« On sait ce qu'on perd, pas ce que l'on gagne »).
On peut aussi imaginer le futur n° 2 comme une étape transitoire (creux γ) émergeant vers le futur n° 3, même si sortir d'un gouvernement de type n° 2 risque d'être fort difficile.
Je ne sais bien évidemment pas si Miguel Benasayag faisait allusion à une telle possibilité. Je pense cependant que toute personne attentive aux affaires du monde — et l'actualité de ces derniers jours est riche en ce domaine — peut percevoir ces deux tendances et désirer alerter sur le risque du futur n° 2.
Je l'ai dit souvent aussi. Un des freins à l'émergence du futur n° 3 est que les personnes qui le désirent ne savent précisément comment faire. C'est pourquoi il me paraît si vital d'en clamer la possibilité et d'être des « activistes des processus sociaux ».
Très amicalement,
Fabien
Oh ! Claude Marie, je n'avais pas vu ton commentaire, ou plutôt un coup d'œil superficiel m'avait fait le confondre avec le précédent, d'où le retard à te répondre dont je suis désolé.
La phrase que tu cites est extraite du fameux article “Human Nature Prepares for a Momentous Leap” publié en avril 1974 dans The Futurist. Pour ceux qui ne connaissent pas cette référence, voici le passage :
Citation (Clare W. Graves) :
En simplifiant, nous avons trois futurs possibles :
Pour résumer, on revient en arrière sur la Spirale Dynamique, on se stabilise dans la situation actuelle, ou on passe au vMème suivant. J'ai souvent ici évoqué ces trois possibilités.- Dans le plus effrayant, nous ne réussissons pas à stabiliser notre monde et par une série de catastrophes, nous régressons à un niveau semblable à celui des tribus Ik. [Note du traducteur : des chasseurs-cueilleurs semi-nomades vivant au nord de l'Ouganda.]
- À peine moins effrayante est la vision d'une fixation dans un complexe social DQ/ER/FS. Cela ressemblerait au 1984 de George Orwell avec son gouvernement tyrannique et manipulateur, masqué derrière un mélange de double langage humanitaire et de rationalisations moralisantes. C'est une réelle possibilité pour la décennie à venir.
- La dernière possibilité est que nous puissions émerger en JAUNE et stabiliser notre monde de façon à ce que toute vie continue.
Par définition, les catastrophes provoquant le futur n° 1 ne sont guère prévisibles, même si on peut les imaginer : catastrophe écologique, affrontement nucléaire, etc.
Il me semble que l'on voit aujourd'hui dans nos sociétés des éléments penchant vers le futur n° 2 et vers le futur n° 3. Cela me semble normal dans toute transition. Une partie de la population veut le changement, alors qu'une autre souhaite le statu quo soit parce qu'il en est bénéficiaire, soit du fait de la peur du changement (« On sait ce qu'on perd, pas ce que l'on gagne »).
On peut aussi imaginer le futur n° 2 comme une étape transitoire (creux γ) émergeant vers le futur n° 3, même si sortir d'un gouvernement de type n° 2 risque d'être fort difficile.
Je ne sais bien évidemment pas si Miguel Benasayag faisait allusion à une telle possibilité. Je pense cependant que toute personne attentive aux affaires du monde — et l'actualité de ces derniers jours est riche en ce domaine — peut percevoir ces deux tendances et désirer alerter sur le risque du futur n° 2.
Je l'ai dit souvent aussi. Un des freins à l'émergence du futur n° 3 est que les personnes qui le désirent ne savent précisément comment faire. C'est pourquoi il me paraît si vital d'en clamer la possibilité et d'être des « activistes des processus sociaux ».
Très amicalement,
Fabien
#11 Par
le
13.02.2010 à 09:43
Bonjour Fabien,
Merci de ta réponse détaillée.
"On peut aussi imaginer le futur n° 2 comme une étape transitoire (creux γ) émergeant vers le futur n° 3, même si sortir d'un gouvernement de type n° 2 risque d'être fort difficile."
Je doute effectivement qu'un tel milieu soit capable de se remettre en question et de se transformer car il présente, comme tu le dis également, un certain nombre d'avantages pour les personnes qui y adhèrent. Par contre il exclut ceux qui pourraient le remettre en cause.
J'imagine plutôt qu'il se finira par une forme d'implosion interne, due en particulier à la culture de l'incompétence qu'il entretient.
Les possibles de type 3 me paraissent ainsi à énoncer en marge ou en dehors d'un tel système, pas à l'intérieur.
Très amicalement,
Claude Marie
Merci de ta réponse détaillée.
"On peut aussi imaginer le futur n° 2 comme une étape transitoire (creux γ) émergeant vers le futur n° 3, même si sortir d'un gouvernement de type n° 2 risque d'être fort difficile."
Je doute effectivement qu'un tel milieu soit capable de se remettre en question et de se transformer car il présente, comme tu le dis également, un certain nombre d'avantages pour les personnes qui y adhèrent. Par contre il exclut ceux qui pourraient le remettre en cause.
J'imagine plutôt qu'il se finira par une forme d'implosion interne, due en particulier à la culture de l'incompétence qu'il entretient.
Les possibles de type 3 me paraissent ainsi à énoncer en marge ou en dehors d'un tel système, pas à l'intérieur.
Très amicalement,
Claude Marie
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Commentaires
à propos de Dilemme
ven 12 mar 10, 11:22
Bonjour Fabien et Aurore,
Je trouve aussi que la positio
n de Mme Badinter sonne [...]
à propos de Dilemme
mer 10 mar 10, 06:40
Bonjour Aurore,
[i]"S'agit-il simplement d'un exemple en
seconde boucle, ou bien [...]
à propos de Dilemme
mar 09 mar 10, 17:57
Bonjour à tous,
[i]"Par exemple, la sociocratie est une
résolution des dilemmes [...]
à propos de Les Mayas, un creux γ durable (2/2)
dim 07 mar 10, 07:54
Bonjour Aurore et autres lecte
urs de passage,
J'ai lu le
bouquin de Geert Hofsted [...]
à propos de Frère Michel, ne vois-tu rien venir ? Si, VERT
dim 07 mar 10, 07:40
Bonjour Wallace,
Tu as rais
on. Le problème va exister dan
s tous les pays passant [...]
à propos de Les Mayas, un creux γ durable (2/2)
sam 06 mar 10, 12:48
Bonjour à tous,
Merci Fabie
n pour le complément d'informa
tions.
En continuant [...]
à propos de Frère Michel, ne vois-tu rien venir ? Si, VERT
sam 06 mar 10, 11:14
Vraiment très intéressant. N'e
st-il pas en train de s'aggrav
er en France le fossé en [...]
à propos de Les Mayas, un creux γ durable (2/2)
jeu 04 mar 10, 16:05
Bonjour Aurore et tous les aut
res,
Merci de ton message.
[i]"Je comprends aujo [...]
à propos de Les Mayas, un creux γ durable (2/2)
jeu 04 mar 10, 10:56
Bonjour Fabien,
Un grand m
erci pour cette analyse que j'
ai trouvé passionnante.
[...]
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