Dimanche 14 mars 2010
La couleur des fleurs
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#1 Par
le
14.03.2010 à 11:32
Bonjour Fabien,
Merci pour ce texte. J'adore ces histoires d'animaux et de plantes. Impatiens Pallida est plus futée que les chantres du libéralisme ORANGE.
Claude Marie
Merci pour ce texte. J'adore ces histoires d'animaux et de plantes. Impatiens Pallida est plus futée que les chantres du libéralisme ORANGE.
Claude Marie
#2 Par
le
15.03.2010 à 06:12
Bonjour Claude Marie et tous les autres,
"J'adore ces histoires d'animaux et de plantes."
Moi aussi ! Sans doute, toi et moi sommes « atteints » de biophilie. Edward Wilson y voyait une sorte d'instinct. Je crois qu'à partir de VERT, c'est une inclination conscientisée qui prend une dimension émotionnelle et une importance plus grande. La deuxième boucle devrait en plus la théoriser.
Très amicalement,
Fabien
"J'adore ces histoires d'animaux et de plantes."
Moi aussi ! Sans doute, toi et moi sommes « atteints » de biophilie. Edward Wilson y voyait une sorte d'instinct. Je crois qu'à partir de VERT, c'est une inclination conscientisée qui prend une dimension émotionnelle et une importance plus grande. La deuxième boucle devrait en plus la théoriser.
Très amicalement,
Fabien
#3 Par
le
15.03.2010 à 17:31
Bonjour Fabien et les autres,
En tant que "biophile", je me rappelle avoir toujours aimé profondément la nature. Ce qui change en évoluant dans la Spirale Dynamique en est la compréhension, qui est entachée des valeurs du vMème dominant.
En VIOLET, le soleil me surveillait, les fleurs me parlaient, la forêt me protégeait. En ROUGE c'est facile, c'est la loi de la jungle, manger ou être mangé. En BLEU j'imaginais les grands arbres qui protègent les petits, une loi immuable qui dicte la vie et la mort. En ORANGE, facile à nouveau, c'est Darwin. En VERT tout se complique : Darwin est politiquement incorrect mais difficile à évacuer totalement, l'altruisme est sélectif car il tend à privilégier les membres les plus proches génétiquement. Tout ceci est très choquant, sur le plan émotionnel en particulier. Il convient donc de conserver de manière contraignante les espèces, de leur reconstruire des biotopes, de les stocker dans des bunkers, etc.
Récemment, il me semble comprendre la nature (et par conséquent les humains qui en font partie) différemment, en ce sens que sa seule raison d'être est la poursuite de la vie quels que soient les moyens utilisés. Et je trouve que ces moyens sont très astucieux, élégants, créatifs, magnifiquement amusants. C'est un émerveillement d'en percevoir des bribes.
Si la théorie de James Lovelock est correcte, je suis très curieuse de voir comment va réagir l'organisme Gaïa pour se maintenir en vie. On risque d'avoir quelques surprises.
Amicalement,
Claude Marie
En tant que "biophile", je me rappelle avoir toujours aimé profondément la nature. Ce qui change en évoluant dans la Spirale Dynamique en est la compréhension, qui est entachée des valeurs du vMème dominant.
En VIOLET, le soleil me surveillait, les fleurs me parlaient, la forêt me protégeait. En ROUGE c'est facile, c'est la loi de la jungle, manger ou être mangé. En BLEU j'imaginais les grands arbres qui protègent les petits, une loi immuable qui dicte la vie et la mort. En ORANGE, facile à nouveau, c'est Darwin. En VERT tout se complique : Darwin est politiquement incorrect mais difficile à évacuer totalement, l'altruisme est sélectif car il tend à privilégier les membres les plus proches génétiquement. Tout ceci est très choquant, sur le plan émotionnel en particulier. Il convient donc de conserver de manière contraignante les espèces, de leur reconstruire des biotopes, de les stocker dans des bunkers, etc.
Récemment, il me semble comprendre la nature (et par conséquent les humains qui en font partie) différemment, en ce sens que sa seule raison d'être est la poursuite de la vie quels que soient les moyens utilisés. Et je trouve que ces moyens sont très astucieux, élégants, créatifs, magnifiquement amusants. C'est un émerveillement d'en percevoir des bribes.
Si la théorie de James Lovelock est correcte, je suis très curieuse de voir comment va réagir l'organisme Gaïa pour se maintenir en vie. On risque d'avoir quelques surprises.
Amicalement,
Claude Marie
#4 Par
le
16.03.2010 à 10:09
Bonjour à tous,
Merci Claude Marie d'avoir donné un exemple de ce que j'avais énoncé de manière un peu sèche — j'étais pressé d'aller prendre mon petit-déjeuner ! À mon tour, je vais préciser mon vécu en ce domaine.
Comme toi, ma biophilie, sous sa forme instinctive, s'est manifestée très tôt. Je vivais en ville et les souvenirs que j'ai de mon enfance sont peu nombreux et peu précis. Cependant, le pourcentage de ceux qui sont liés à la nature est plus élevé que celui des expériences réellement vécues avec elle : les violettes dans les sous-bois, la couleur des mimosas, l'odeur des pins et des eucalyptus, la terre brûlée par le soleil de l'été, les cours d'eau glacée de la montagne, les torrents soudains qui dévastaient tout sur leur passage, etc. Et en ville le contact avec tous les animaux disponibles. J'avais avec eux une relation totalement fusionnelle qui m'emplissait de bonheur. J'étais enfant à une époque où les gros chiens sortaient librement sans muselière. Dès que je voyais un chien, je me précipitais vers lui, quitte à traverser la rue sans regarder au grand dam de mes parents. Il arrivait que le maître de l'animal me conseille de faire attention, voire me dise qu'il était méchant. Je lui répondais alors avec superbe : « Avec vous peut-être, pas avec moi ! » (Je m'étais forgé un petit proverbe : « Chien méchant, maître con ».) Et je mettais la main de la gueule du chien. Il ne m'est jamais arrivé la moindre petite chose désagréable.
Cette capacité à abolir toute frontière entre un élément de la nature et moi ne m'a jamais quitté — j'ai appris depuis à l'étendre à d'autres choses !
En ROUGE, je n'ai jamais eu à m'opposer à la nature — les gens, et singulièrement mes parents, suffisaient à occuper mon énergie ! C'est donc la relation précédente en VIOLET qui est restée dominante, au moins consciemment.
En BLEU, ma spiritualité tournait principalement autour d'une Déesse Nature toute puissante, même si j'ai exploré beaucoup d'autres pistes.
En ORANGE, j'ai vécu une période où j'ai essayé de nier ma biophilie, affirmant sottement que je pouvais parfaitement vivre hors de tout contact avec la nature. Cela n'a guère duré.
Avec VERT, la relation est devenue plus émotionnelle qu'insctinctive. Dans la nature, tout me semble beau, et plus encore les animaux. Quand j'ai visité les Galapagos, j'étais stupéfait d'entendre une personne dire que les iguanes marins étaient moches ! Quand j'étais arrivé sur la première île où il y en avait, je m'étais assis à 30 centimètres de l'un d'entre eux qui venait de sortir de l'eau, j'avais, comme à mon habitude, aboli les frontières entre lui et moi, et j'étais resté longuement alors qu'il évacuait par les narines le sel de l'eau de mer. À la fois, j'étais un avec cet iguane et je ressentais des émotions esthétique et d'amour intenses. Tiens, je vous en mets un ; admirez :

Comment le trouver moche ? Je suis incapable de le comprendre.
En entreprise, il m'est arrivé plusieurs fois à cette époque d'interrompre une réunion pour aider à sortir de la pièce un insecte qui s'y était fourvoyé.
« La nature est belle et touchante », ce vers d'Apollinaire me passe souvent dans l'esprit, et j'aime particulièrement le dire.
En JAUNE, la vision devient systémique. Aucun élément de la nature n'existe isolément, mais est un nœud dans le réseau gigantesque et merveilleux du vivant. Les aspects fusionnels et émotionnels continuent à exister, mais fonctionnent simultanément sur les plans locals et global. Je ne me fais guère de souci pour Gaïa qui peut très bien vivre sans nous, avec ce que feront apparaître les dés de la sélection darwinienne ; je sais qu'elle est mortelle, mais elle a encore le temps. Et puis j'estime tellement probable qu'il en existe et qu'il en existera des milliers d'autres dans l'univers. J'ai l'image d'un bouillonnement de vie dont nous ne sommes sans doute qu'un tout tout petit élément. Mais comme c'est nous et que c'est notre Gaïa, comme nous n'avons pas de solution de rechange, alors il nous reste à œuvrer modestement sur notre grain de sable.
Très amicalement,
Fabien
Merci Claude Marie d'avoir donné un exemple de ce que j'avais énoncé de manière un peu sèche — j'étais pressé d'aller prendre mon petit-déjeuner ! À mon tour, je vais préciser mon vécu en ce domaine.
Comme toi, ma biophilie, sous sa forme instinctive, s'est manifestée très tôt. Je vivais en ville et les souvenirs que j'ai de mon enfance sont peu nombreux et peu précis. Cependant, le pourcentage de ceux qui sont liés à la nature est plus élevé que celui des expériences réellement vécues avec elle : les violettes dans les sous-bois, la couleur des mimosas, l'odeur des pins et des eucalyptus, la terre brûlée par le soleil de l'été, les cours d'eau glacée de la montagne, les torrents soudains qui dévastaient tout sur leur passage, etc. Et en ville le contact avec tous les animaux disponibles. J'avais avec eux une relation totalement fusionnelle qui m'emplissait de bonheur. J'étais enfant à une époque où les gros chiens sortaient librement sans muselière. Dès que je voyais un chien, je me précipitais vers lui, quitte à traverser la rue sans regarder au grand dam de mes parents. Il arrivait que le maître de l'animal me conseille de faire attention, voire me dise qu'il était méchant. Je lui répondais alors avec superbe : « Avec vous peut-être, pas avec moi ! » (Je m'étais forgé un petit proverbe : « Chien méchant, maître con ».) Et je mettais la main de la gueule du chien. Il ne m'est jamais arrivé la moindre petite chose désagréable.
Cette capacité à abolir toute frontière entre un élément de la nature et moi ne m'a jamais quitté — j'ai appris depuis à l'étendre à d'autres choses !
En ROUGE, je n'ai jamais eu à m'opposer à la nature — les gens, et singulièrement mes parents, suffisaient à occuper mon énergie ! C'est donc la relation précédente en VIOLET qui est restée dominante, au moins consciemment.
En BLEU, ma spiritualité tournait principalement autour d'une Déesse Nature toute puissante, même si j'ai exploré beaucoup d'autres pistes.
En ORANGE, j'ai vécu une période où j'ai essayé de nier ma biophilie, affirmant sottement que je pouvais parfaitement vivre hors de tout contact avec la nature. Cela n'a guère duré.
Avec VERT, la relation est devenue plus émotionnelle qu'insctinctive. Dans la nature, tout me semble beau, et plus encore les animaux. Quand j'ai visité les Galapagos, j'étais stupéfait d'entendre une personne dire que les iguanes marins étaient moches ! Quand j'étais arrivé sur la première île où il y en avait, je m'étais assis à 30 centimètres de l'un d'entre eux qui venait de sortir de l'eau, j'avais, comme à mon habitude, aboli les frontières entre lui et moi, et j'étais resté longuement alors qu'il évacuait par les narines le sel de l'eau de mer. À la fois, j'étais un avec cet iguane et je ressentais des émotions esthétique et d'amour intenses. Tiens, je vous en mets un ; admirez :

Comment le trouver moche ? Je suis incapable de le comprendre.
En entreprise, il m'est arrivé plusieurs fois à cette époque d'interrompre une réunion pour aider à sortir de la pièce un insecte qui s'y était fourvoyé.
« La nature est belle et touchante », ce vers d'Apollinaire me passe souvent dans l'esprit, et j'aime particulièrement le dire.
En JAUNE, la vision devient systémique. Aucun élément de la nature n'existe isolément, mais est un nœud dans le réseau gigantesque et merveilleux du vivant. Les aspects fusionnels et émotionnels continuent à exister, mais fonctionnent simultanément sur les plans locals et global. Je ne me fais guère de souci pour Gaïa qui peut très bien vivre sans nous, avec ce que feront apparaître les dés de la sélection darwinienne ; je sais qu'elle est mortelle, mais elle a encore le temps. Et puis j'estime tellement probable qu'il en existe et qu'il en existera des milliers d'autres dans l'univers. J'ai l'image d'un bouillonnement de vie dont nous ne sommes sans doute qu'un tout tout petit élément. Mais comme c'est nous et que c'est notre Gaïa, comme nous n'avons pas de solution de rechange, alors il nous reste à œuvrer modestement sur notre grain de sable.
Très amicalement,
Fabien
#4.1 Par
le
16.03.2010 à 15:13
"Comment le trouver moche ?"
J'ai lu récemment (je ne savais plus où, mais j'ai retrouvé la citation sur Internet) que Darwin avait déclaré : "L'iguane marin est une créature hideuse d'un noir sale, stupide et maladroite." J'espère que cela ne va pas te rendre créationniste.
Très amicalement, Coriolan
J'ai lu récemment (je ne savais plus où, mais j'ai retrouvé la citation sur Internet) que Darwin avait déclaré : "L'iguane marin est une créature hideuse d'un noir sale, stupide et maladroite." J'espère que cela ne va pas te rendre créationniste.
Très amicalement, Coriolan
#4.2 Par
le
16.03.2010 à 16:30
Bonjour à tous,
De Iguane à Darwin : c'est celui qui le dit qui l'est.
De Fabien à Darwin : mon cher Charles, lors de votre passage au Galapagos, vous n'avez vu que des iguanes noirs. Ce n'est qu'en 1980 qu'on en découvrit des tachetés de roses comme celui de la photo de mon message précédent : y a-t-il rien de plus délicieux ? Et sur le Beagle, vous n'aviez pas de combinaison de plongée et n'avez donc pu découvrir la grâce de la nage des iguanes. Mais tout ceci n'est qu'arguties, les noirs également sont superbes… et vous aussi. Coriolan s'inquiète inutilement, votre place dans mon panthéon est indéboulonnable.
À propos de créationnisme, nos lecteurs fraîchement arrivés peuvent lire les billets “Conservapédia” et “Petite devinette”.
Très amicalement,
Fabien
De Iguane à Darwin : c'est celui qui le dit qui l'est.
De Fabien à Darwin : mon cher Charles, lors de votre passage au Galapagos, vous n'avez vu que des iguanes noirs. Ce n'est qu'en 1980 qu'on en découvrit des tachetés de roses comme celui de la photo de mon message précédent : y a-t-il rien de plus délicieux ? Et sur le Beagle, vous n'aviez pas de combinaison de plongée et n'avez donc pu découvrir la grâce de la nage des iguanes. Mais tout ceci n'est qu'arguties, les noirs également sont superbes… et vous aussi. Coriolan s'inquiète inutilement, votre place dans mon panthéon est indéboulonnable.
À propos de créationnisme, nos lecteurs fraîchement arrivés peuvent lire les billets “Conservapédia” et “Petite devinette”.
Très amicalement,
Fabien
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