Samedi 12 décembre 2009
La France a peur
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#1 Par
le
12.12.2009 à 11:56
Bonjour à tous,
"En période de récession économique, la peur du déclassement et son corollaire, la tendance à protéger les statuts acquis, sont encore plus forts, ce qui ne fait qu'accroître le fossé entre ceux qui ont un statut et ceux qui n'en ont pas."
Cela valide ce que j'analyse de l'expérience que j'ai (notamment résultant de mon environnement professionnel). Je vais lire cet ouvrage.
Très amicalement,
Pascal
"En période de récession économique, la peur du déclassement et son corollaire, la tendance à protéger les statuts acquis, sont encore plus forts, ce qui ne fait qu'accroître le fossé entre ceux qui ont un statut et ceux qui n'en ont pas."
Cela valide ce que j'analyse de l'expérience que j'ai (notamment résultant de mon environnement professionnel). Je vais lire cet ouvrage.
Très amicalement,
Pascal
#2 Par
le
14.12.2009 à 08:01
Bonjour à tous,
Afin d'illustrer ton billet, je peux témoigner d'un entretien que j'ai eu la semaine passée avec une « spy » de l'AFPA, (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) afin de valider la pertinence d'une formation de formateur chez eux.
À peine lui ai-je dit la formation que je souhaite faire, elle m'explique gentiment que ce sera mission impossible car il y a trop de demandes, et que les deux prochaines sessions sont mises à disposition en priorité aux salariés d'entreprise, mais que, éventuellement, une formation à distance sera prochainement disponible aussi pour les demandeurs d'emplois. Une formation de formateurs à distance ?
Très amicalement,
Samy
Afin d'illustrer ton billet, je peux témoigner d'un entretien que j'ai eu la semaine passée avec une « spy » de l'AFPA, (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) afin de valider la pertinence d'une formation de formateur chez eux.
À peine lui ai-je dit la formation que je souhaite faire, elle m'explique gentiment que ce sera mission impossible car il y a trop de demandes, et que les deux prochaines sessions sont mises à disposition en priorité aux salariés d'entreprise, mais que, éventuellement, une formation à distance sera prochainement disponible aussi pour les demandeurs d'emplois. Une formation de formateurs à distance ?
Très amicalement,
Samy
#3 Par
le
14.12.2009 à 23:29
Bonjour à tou-te-s,
Fabien, dans l'analyse, il me semble entrapercevoir deux points contradictoires :
Un diplôme assure certes un statut. Mais depuis quelques années, nombre de jeunes ingénieurs acceptent un poste en tant que prestataires de service, les sociétés de prestations étant quasiment les seules à embaucher bon an mal an. Même s'il s'agit d'un CDI, ces postes sont souvent choisis par défaut.
J'ai l'impression que le déclassement n'est pas si rare que cela et que les diplômes ne s'échangent parfois ni contre une protection totale, ni contre une fonction du niveau du diplôme.
Amicalement,
Sevan
Fabien, dans l'analyse, il me semble entrapercevoir deux points contradictoires :
- Le déclassement réel serait rare ;
- La peur du déclassement pousse les jeunes diplômés à accepter des postes sous-qualifiés.
Un diplôme assure certes un statut. Mais depuis quelques années, nombre de jeunes ingénieurs acceptent un poste en tant que prestataires de service, les sociétés de prestations étant quasiment les seules à embaucher bon an mal an. Même s'il s'agit d'un CDI, ces postes sont souvent choisis par défaut.
J'ai l'impression que le déclassement n'est pas si rare que cela et que les diplômes ne s'échangent parfois ni contre une protection totale, ni contre une fonction du niveau du diplôme.
Amicalement,
Sevan
#4 Par
le
15.12.2009 à 07:11
Bonjour à tous,
"Ce deuxième point n'est-il pas justement un déclassement, même si c'est en voulant éviter un déclassement plus grand qu'on y aboutit ?"
Sevan, tu soulèves ainsi très justement que l'étude d'Éric Maurin est liée à une définition du déclassement. Son ouvrage est imparable sur le plan statistique, et, effectivement, les seules critiques qui ont été faites sur son travail portaient sur l'étroitesse de sa définition du déclassement.
"Un diplôme assure certes un statut."
D'après Éric Maurin, le diplôme n'assure pas le statut, mais le diplôme est (statistiquement) indispensable pour avoir le statut.
"Nombre de jeunes ingénieurs acceptent un poste en tant que prestataires de service, les sociétés de prestations étant quasiment les seules à embaucher bon an mal an. Même s'il s'agit d'un CDI, ces postes sont souvent choisis par défaut."
Pour Éric Maurin, le CDI est déjà un élément du statut par la protection qu'il offre et qui est sans équivalent dans les autres pays industrialisés. Ainsi des gens choisiront un CDI, même si le travail leur plaît moins ou correspond moins à leurs compétences qu'un autre emploi moins protégé.
Très amicalement,
Fabien
"Ce deuxième point n'est-il pas justement un déclassement, même si c'est en voulant éviter un déclassement plus grand qu'on y aboutit ?"
Sevan, tu soulèves ainsi très justement que l'étude d'Éric Maurin est liée à une définition du déclassement. Son ouvrage est imparable sur le plan statistique, et, effectivement, les seules critiques qui ont été faites sur son travail portaient sur l'étroitesse de sa définition du déclassement.
"Un diplôme assure certes un statut."
D'après Éric Maurin, le diplôme n'assure pas le statut, mais le diplôme est (statistiquement) indispensable pour avoir le statut.
"Nombre de jeunes ingénieurs acceptent un poste en tant que prestataires de service, les sociétés de prestations étant quasiment les seules à embaucher bon an mal an. Même s'il s'agit d'un CDI, ces postes sont souvent choisis par défaut."
Pour Éric Maurin, le CDI est déjà un élément du statut par la protection qu'il offre et qui est sans équivalent dans les autres pays industrialisés. Ainsi des gens choisiront un CDI, même si le travail leur plaît moins ou correspond moins à leurs compétences qu'un autre emploi moins protégé.
Très amicalement,
Fabien
#5 Par
le
15.12.2009 à 09:37
Bonjour à tous,
@Sevan :
J'ai de la difficulté à comprendre ce que tu entends par "prestataires de service". De ce fait je ne saisis pas pour quelles raisons le fait de travailler pour des prestataires de services serait disqualifiant pour des ingénieurs diplômés. Merci d'avance si tu veux bien me fournir quelques précisions.
@Fabien :
"Le CDI est déjà un élément du statut par la protection qu'il offre et qui est sans équivalent dans les autres pays industrialisés."
En se plaçant du côté de l'employeur, cette protection paraît irréaliste par rapport au monde économique actuel. Elle pourrait avantageusement être remplacée par les systèmes de protection flexibles scandinaves que tu citais.
Amicalement,
Claude Marie
@Sevan :
J'ai de la difficulté à comprendre ce que tu entends par "prestataires de service". De ce fait je ne saisis pas pour quelles raisons le fait de travailler pour des prestataires de services serait disqualifiant pour des ingénieurs diplômés. Merci d'avance si tu veux bien me fournir quelques précisions.
@Fabien :
"Le CDI est déjà un élément du statut par la protection qu'il offre et qui est sans équivalent dans les autres pays industrialisés."
En se plaçant du côté de l'employeur, cette protection paraît irréaliste par rapport au monde économique actuel. Elle pourrait avantageusement être remplacée par les systèmes de protection flexibles scandinaves que tu citais.
Amicalement,
Claude Marie
#6 Par
le
15.12.2009 à 15:03
Bonjour,
Claude Marie, voici quelques précisions, en me fondant sur les discussions que j'ai eues avec certains prestataires, dans le domaine informatique :
En ce qui concerne le remplacement de la protection offerte par le CDI par un système de "flexisécurité" à la scandinave, je pense que ça remet le fonctionnement de tout un système, du contrat de travail à l'accompagnement et la formation. Même s'il dure quatre ans, l'accompagnement scandinave vise à réintégrer une personne dans le système économique du travail tel qu'il est aujourd'hui.
Quitte à remplacer le système, autant partir sur un fonctionnement sociocratique, où toutes les activités se valent, associé à un revenu d'existence garanti. Ne pas avoir d'emploi ne serait pas synonyme d'exclusion ou de manque, et en avoir un ne donnerait pas une protection supérieure.
Très amicalement,
Sevan
Claude Marie, voici quelques précisions, en me fondant sur les discussions que j'ai eues avec certains prestataires, dans le domaine informatique :
- Situation peu claire : les prestataires travaillent pour leur société de service, mais sont en mission dans la société qui fait appel à la prestation. Ils sont parfois en relation plus étroite avec l'équipe et le chef d'équipe de cette dernière que de leur propre société.
- Ils sont managés du côté de leur société par un commercial qui essaie de les placer pour avoir le moins d'ingénieurs inactifs à un instant donné. Sachant que certains commerciaux "gèrent" jusqu'à plus de 40 ingénieurs, il est impossible d'avoir un suivi et une relation manageur-managé satisfaisants.
- Les missions étant par définition limitées dans le temps, il n'est pas possible de s'investir sur le long terme dans un travail donné. On accumule des expériences, mais pas de l'expérience.
- Le changement de personnel, autant au niveau des ingénieurs que de leurs commerciaux, est important, ce qui rend difficile une construction à long terme également au sein de la société de prestation.
En ce qui concerne le remplacement de la protection offerte par le CDI par un système de "flexisécurité" à la scandinave, je pense que ça remet le fonctionnement de tout un système, du contrat de travail à l'accompagnement et la formation. Même s'il dure quatre ans, l'accompagnement scandinave vise à réintégrer une personne dans le système économique du travail tel qu'il est aujourd'hui.
Quitte à remplacer le système, autant partir sur un fonctionnement sociocratique, où toutes les activités se valent, associé à un revenu d'existence garanti. Ne pas avoir d'emploi ne serait pas synonyme d'exclusion ou de manque, et en avoir un ne donnerait pas une protection supérieure.
Très amicalement,
Sevan
#7 Par
le
16.12.2009 à 08:20
Bonjour à tous,
Sevan, mon expérience du métier de commercial en SSII confirme l'analyse que tu en fais. Les CDI offerts par les SSII sont précaires, et c'est là à mon sens une des fonctions premières de celles-ci.
Depuis 2001, il n'est pas rare de voir des sociétés du CAC 40 staffer à plus de 50 % leur effectif informatique via des prestataires (dans lesquelles elles ont parfois des participations), ce qui en termes de gestion sociale et de droit du travail a toujours été très limite, mais tellement plus flexible, et rentable.
Je suis désolé de voir que nombre de jeunes (que les parents ne peuvent aider) n'ont pour but ultime que le CDI. Mais comment ne pas les comprendre ? Aujourd'hui, sans CDI, pas d'accès au logement, au crédit, à une expérience reconnue, en somme à l'intégration économique et sociale.
Très amicalement,
Samy
Sevan, mon expérience du métier de commercial en SSII confirme l'analyse que tu en fais. Les CDI offerts par les SSII sont précaires, et c'est là à mon sens une des fonctions premières de celles-ci.
Depuis 2001, il n'est pas rare de voir des sociétés du CAC 40 staffer à plus de 50 % leur effectif informatique via des prestataires (dans lesquelles elles ont parfois des participations), ce qui en termes de gestion sociale et de droit du travail a toujours été très limite, mais tellement plus flexible, et rentable.
Je suis désolé de voir que nombre de jeunes (que les parents ne peuvent aider) n'ont pour but ultime que le CDI. Mais comment ne pas les comprendre ? Aujourd'hui, sans CDI, pas d'accès au logement, au crédit, à une expérience reconnue, en somme à l'intégration économique et sociale.
Très amicalement,
Samy
#8 Par
le
16.12.2009 à 09:42
Bonjour à tous,
Merci à Sevan et à Samy pour ces compléments. Si je comprends bien, la forte protection BLEU liée aux CDI favorise le développement des prestataires de service de type ORANGE pas très sain.
Sevan dit : "Quitte à remplacer le système, autant partir sur un fonctionnement sociocratique, où toutes les activités se valent, associé à un revenu d'existence garanti".
Comment passer directement d'un monde du travail BLEU-ORANGE à la sociocratie qui est, selon ce que j'ai pu lire sur ce blog, un mode de gouvernance JAUNE, sans expérimenter le VERT, représenté par exemple par la flexisécurité ?
Amicalement,
Claude Marie
Merci à Sevan et à Samy pour ces compléments. Si je comprends bien, la forte protection BLEU liée aux CDI favorise le développement des prestataires de service de type ORANGE pas très sain.
Sevan dit : "Quitte à remplacer le système, autant partir sur un fonctionnement sociocratique, où toutes les activités se valent, associé à un revenu d'existence garanti".
Comment passer directement d'un monde du travail BLEU-ORANGE à la sociocratie qui est, selon ce que j'ai pu lire sur ce blog, un mode de gouvernance JAUNE, sans expérimenter le VERT, représenté par exemple par la flexisécurité ?
Amicalement,
Claude Marie
#9 Par
le
16.12.2009 à 13:55
Bonjour,
"Comment passer directement d'un monde du travail BLEU-ORANGE à la sociocratie qui est, selon ce que j'ai pu lire sur ce blog, un mode de gouvernance JAUNE, sans expérimenter le VERT."
Voilà mon point de vue sur la question.
La sociocratie est positionnée en JAUNE et est une approche stratifiée. Les modes de gouvernances précédents ne sont pas rejetés, mais inclus dans un cadre plus large.
D'autre part, c'est le mode de gouvernance qui est JAUNE, ce qui n'implique pas que chaque individu ait atteint ce niveau. De plus chaque niveau précédent est reconnu et accepté par JAUNE.
Enfin pour la mise en place, je ne pense pas qu'on puisse remplacer directement un système donné (le "monde du travail" par exemple) par un autre. Le monde du travail n'est pas séparé de la vie privée des gens, ni du système éducatif, ni du monde politique, ni… On pourrait multiplier les autres systèmes en interaction ! Peut-être qu'en commençant petit à petit à créer des organisations (entreprises, associations ou autres) gérées sociocratiquement, et en créant des (doubles-)liens entre ces organisations, on montrera qu'un autre système est possible et fonctionne mieux. Et ça se répandra de plus en plus.
Amicalement,
Sevan
"Comment passer directement d'un monde du travail BLEU-ORANGE à la sociocratie qui est, selon ce que j'ai pu lire sur ce blog, un mode de gouvernance JAUNE, sans expérimenter le VERT."
Voilà mon point de vue sur la question.
La sociocratie est positionnée en JAUNE et est une approche stratifiée. Les modes de gouvernances précédents ne sont pas rejetés, mais inclus dans un cadre plus large.
D'autre part, c'est le mode de gouvernance qui est JAUNE, ce qui n'implique pas que chaque individu ait atteint ce niveau. De plus chaque niveau précédent est reconnu et accepté par JAUNE.
Enfin pour la mise en place, je ne pense pas qu'on puisse remplacer directement un système donné (le "monde du travail" par exemple) par un autre. Le monde du travail n'est pas séparé de la vie privée des gens, ni du système éducatif, ni du monde politique, ni… On pourrait multiplier les autres systèmes en interaction ! Peut-être qu'en commençant petit à petit à créer des organisations (entreprises, associations ou autres) gérées sociocratiquement, et en créant des (doubles-)liens entre ces organisations, on montrera qu'un autre système est possible et fonctionne mieux. Et ça se répandra de plus en plus.
Amicalement,
Sevan
#10 Par
le
16.12.2009 à 17:44
Bonjour à tous,
Je suis bien évidemment entièrement d'accord avec tous les aspects de la réponse de Sevan.
Oui, nous pouvons répandre le mème de la sociocratie en commençant petitement et localement. Sharon Villines, une spécialiste américaine de la sociocratie, déclare qu'elle n'accepte plus désormais d'appartenir à une organisation si elle n'est pas organisée de manière sociocratique. Effectivement, pourquoi ne pas refuser, chaque fois que c'est possible et approprié, notre consentement à un mode de gouvernance qui ne nous convient pas ?
Quant à VERT, il existe aujourd'hui de nombreuses approches efficientes et rapides pour le déclencher dans des organisations. Il me semble que dans beaucoup d'endroits, les capacités cérébrales sont là et ne demandent qu'à s'exprimer.
Très amicalement,
Fabien
Je suis bien évidemment entièrement d'accord avec tous les aspects de la réponse de Sevan.
Oui, nous pouvons répandre le mème de la sociocratie en commençant petitement et localement. Sharon Villines, une spécialiste américaine de la sociocratie, déclare qu'elle n'accepte plus désormais d'appartenir à une organisation si elle n'est pas organisée de manière sociocratique. Effectivement, pourquoi ne pas refuser, chaque fois que c'est possible et approprié, notre consentement à un mode de gouvernance qui ne nous convient pas ?
Quant à VERT, il existe aujourd'hui de nombreuses approches efficientes et rapides pour le déclencher dans des organisations. Il me semble que dans beaucoup d'endroits, les capacités cérébrales sont là et ne demandent qu'à s'exprimer.
Très amicalement,
Fabien
#11 Par
le
21.10.2010 à 08:57
Bonjour Fabien,
"Quant à VERT, il existe aujourd'hui de nombreuses approches efficientes et rapides pour le déclencher dans des organisations."
À quelles approches fais-tu référence ?
Amicalement,
Greg
"Quant à VERT, il existe aujourd'hui de nombreuses approches efficientes et rapides pour le déclencher dans des organisations."
À quelles approches fais-tu référence ?
Amicalement,
Greg
#12 Par
le
21.10.2010 à 11:12
Bonjour Greg,
"À quelles approches fais-tu référence ?"
Notamment à celles mentionnées dans la section Modèles de ce site : l'Open Space Technology (OST ou forums ouverts), la Dynamic Facilitation, le World Café. Pour la manière de les utiliser pour installer VERT, il te faudra patienter. C'est un travail de rédaction en cours.
Très amicalement,
Fabien
"À quelles approches fais-tu référence ?"
Notamment à celles mentionnées dans la section Modèles de ce site : l'Open Space Technology (OST ou forums ouverts), la Dynamic Facilitation, le World Café. Pour la manière de les utiliser pour installer VERT, il te faudra patienter. C'est un travail de rédaction en cours.
Très amicalement,
Fabien
#13 Par
le
21.10.2010 à 12:11
Bonjour Fabien,
Merci pour cette précision.
"Pour la manière de les utiliser pour installer VERT, il te faudra patienter. C'est un travail de rédaction en cours."
OK, je patiente (et je crois bien que nous sommes nombreux à patienter).
Très amicalement,
Greg
Merci pour cette précision.
"Pour la manière de les utiliser pour installer VERT, il te faudra patienter. C'est un travail de rédaction en cours."
OK, je patiente (et je crois bien que nous sommes nombreux à patienter).
Très amicalement,
Greg
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J' [...]
lun 6 fév 2012, 09:36
Bonjour à tous,
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Le sociologue et économiste Éric Maurin vient de publier La peur du déclassement, un passionnant essai sur la société française, sur ses craintes et sur son attitude face à la crise économique. Sans que cela dispense de la lecture de son livre, voici quelques éléments de sa thèse.






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