Dimanche 6 septembre 2009
Foule avisée
Commentaires
Afficher les commentaires en
(Vue non groupée | Vue groupée)
#1 Par
le
07.09.2009 à 10:24
Je suis d'ennéatype 6 et si le groupe me sécurise, la foule m'angoisse. Grâce à cet article, je vais la regarder autrement et essayer de plus lâcher prise. J'en aurai l'occasion cette semaine et reviendrai en parler.
#2 Par
le
09.09.2009 à 16:20
Me revoilà comme promis. Hier soir, je suis allé au théâtre. D'habitude, la sortie de la salle me donne une impression de piétinement et d'étouffement. Je ne peux m'empêcher de m'interroger sur ce qui se passerait s'il y avait un incendie. Hier donc, j'ai essayé, comme dit dans l'article, de "ne pas résister mentalement". Ce n'est pas facile et je n'y suis arrivé que partiellement. J'ai eu une sensation de lenteur et non plus de piétinement et de blocage, et j'ai observé que le flux s'écoulait sans heurts. D'habitude, au moins une fois, je me cogne dans celui qui est devant, ou je m'arrête brutalement et c'est la personne qui est derrière qui me cogne. Cette fois, cela ne m'est pas arrivé, et je me dis que j'ai dû contribuer au fonctionnement de la foule plutôt que de le perturber comme je faisais les autres fois. C'est une sensation étrange, mais je suis content. Je vais essayer de systématiser cela, notamment dans les transports en commun. Merci.
#3 Par
le
10.09.2009 à 07:38
Bonjour Wallace,
Merci pour ce témoignage. Je n'aime pas beaucoup les foules non plus et, lors des sorties de salle de théâtre, je suis aussi mal à l'aise. Ce sentiment est, il me semble, dû à la fois à la peur du centre mental (comme toi) et à l'impatience de mon ennéatype 7. Je n'ai pas encore eu l'occasion de tester, mais je le ferai bien sûr, d'autant que ton exemple est encourageant.
Très amicalement,
Fabien
Merci pour ce témoignage. Je n'aime pas beaucoup les foules non plus et, lors des sorties de salle de théâtre, je suis aussi mal à l'aise. Ce sentiment est, il me semble, dû à la fois à la peur du centre mental (comme toi) et à l'impatience de mon ennéatype 7. Je n'ai pas encore eu l'occasion de tester, mais je le ferai bien sûr, d'autant que ton exemple est encourageant.
Très amicalement,
Fabien
#4 Par
le
11.09.2009 à 09:05
Bonjour à tous,
Hier en fin d'après-midi, je flânais sur les Grands Boulevards (« Y a tant de choses, tant de choses, Tant de choses à voir » !) et, dans la foule qui se pressait devant les vitrines ou qui essayait de rejoindre le métro, j'avais de nouveau cette impression de piétinement évoquée par Wallace et que je connais bien.
Cela m'a fait songer à cette discussion et, d'un seul coup, je me suis souvenu qu'il m'était déjà arrivé d'être au milieu d'une foule sans la ressentir. La première fois, c'était en 1996 à Hong Kong en fin de journée sur Nathan Road alors qu'une multitude de gens cherchaient à rentrer chez eux, ou dans le marché de nuit de Temple Street où l'espace de circulation est un étroit boyau entre les stands montés pour la soirée. Cette expérience est cohérente avec l'article ci-dessus, le profil des deux villes est différent sur la Spirale Dynamique, et l'importance encore très forte de VIOLET dans la population de Hong Kong doit mieux laisser s'exprimer les capacités d'auto-organisation des foules.
Mais en continuant à creuser mes souvenirs, j'ai retrouvé le même sentiment de bon fonctionnement d'une foule à Times Square, à New York. Ici, le positionnement sur la Spirale Dynamique est assez proche de celui de Paris. La différence pourrait donc tenir à l'ennéatype. À New York, il est 3, et cela implique de ne pas heurter la société dont dépend notre image ; à Paris, il est 4 avec tout ce que cela sous-entend comme individualisme.
Bref, encore une fois, j'ai l'impression que l'Ennéagramme ou la Spirale Dynamique sont des modèles merveilleux, mais que la mise en corrélation des deux apporte un plus extraordinaire.
Avez-vous des expériences semblables avec les foules ?
Très amicalement,
Fabien
Hier en fin d'après-midi, je flânais sur les Grands Boulevards (« Y a tant de choses, tant de choses, Tant de choses à voir » !) et, dans la foule qui se pressait devant les vitrines ou qui essayait de rejoindre le métro, j'avais de nouveau cette impression de piétinement évoquée par Wallace et que je connais bien.
Cela m'a fait songer à cette discussion et, d'un seul coup, je me suis souvenu qu'il m'était déjà arrivé d'être au milieu d'une foule sans la ressentir. La première fois, c'était en 1996 à Hong Kong en fin de journée sur Nathan Road alors qu'une multitude de gens cherchaient à rentrer chez eux, ou dans le marché de nuit de Temple Street où l'espace de circulation est un étroit boyau entre les stands montés pour la soirée. Cette expérience est cohérente avec l'article ci-dessus, le profil des deux villes est différent sur la Spirale Dynamique, et l'importance encore très forte de VIOLET dans la population de Hong Kong doit mieux laisser s'exprimer les capacités d'auto-organisation des foules.
Mais en continuant à creuser mes souvenirs, j'ai retrouvé le même sentiment de bon fonctionnement d'une foule à Times Square, à New York. Ici, le positionnement sur la Spirale Dynamique est assez proche de celui de Paris. La différence pourrait donc tenir à l'ennéatype. À New York, il est 3, et cela implique de ne pas heurter la société dont dépend notre image ; à Paris, il est 4 avec tout ce que cela sous-entend comme individualisme.
Bref, encore une fois, j'ai l'impression que l'Ennéagramme ou la Spirale Dynamique sont des modèles merveilleux, mais que la mise en corrélation des deux apporte un plus extraordinaire.
Avez-vous des expériences semblables avec les foules ?
Très amicalement,
Fabien
#5 Par
le
11.09.2009 à 11:35
Je ne suis pas un aussi grand voyageur que toi, Fabien. J'ai cependant vécu cette différence entre les foules. Par exemple, celle qui déambule sur la place Jemaa el Fnaa à Marrakech ou dans les souks avoisinants est bon enfant… du moins s'il n'y a pas trop de touristes ayant amené leurs vMèmes avec eux ! Rien à voir avec la tension de Paris ou de Londres. Peut-être la Spirale Dynamique est-elle suffisante pour expliquer cette différence, que j'avais nettement perçue, mais pas réellement conscientisée.
#6 Par
le
11.09.2009 à 13:38
Moi, cela me fait penser que je me suis senti bien dans les foules à Bruxelles. Et là, c'est sans doute plus une question d'ennéatype que de niveau sur la Spirale Dynamique.
#7 Par
le
11.09.2009 à 13:44
Bonjour à tous,
Pour ma part, ce sont mes expériences de foule pendant les concerts qui me reviennent en premier, surtout les concerts de "métal". Le public est debout, et la partie la plus proche de la scène (la fosse) est le lieu de poussées et de gesticulations plus ou moins violentes. Il arrive souvent qu'on se retrouve quelques mètres plus loin sans le vouloir, entraîné par les mouvements de foule. Pourtant les blessures et accidents sont rares.
J'ai pu constater que :
Pour moi, c'est VIOLET qui prime dans cette situation : tout le monde connaît les chansons, surtout celles des débuts du groupe (traditions), certains portent les T-shirts de la tribu ou de tribus amies (d'autres groupes de métal), etc.
L'ennéatype 4 doit s'accorder plutôt bien avec la forte intensité émotionnelle lors de ce genre de concert.
Comme le dit l'article, le côté un peu "dangereux et violent" de ce genre de concert rend peut-être le lien de la foule plus fort.
Très amicalement,
Sevan
Pour ma part, ce sont mes expériences de foule pendant les concerts qui me reviennent en premier, surtout les concerts de "métal". Le public est debout, et la partie la plus proche de la scène (la fosse) est le lieu de poussées et de gesticulations plus ou moins violentes. Il arrive souvent qu'on se retrouve quelques mètres plus loin sans le vouloir, entraîné par les mouvements de foule. Pourtant les blessures et accidents sont rares.
J'ai pu constater que :
- les fans sont unis par leur attachement au groupe : toutes les personnes présentes, même si elles ne se connaissent pas, partagent une complicité et échangent facilement des sourires ;
- les personnes qui remontent vers la fosse se frayent facilement un chemin : les autres savent qu'ils vont profiter un peu de la fosse, puis revenir en arrière.
- si quelqu'un tombe ou glisse, il est immédiatement retenu ou relevé par les gens autour ;
- tous ceux qui s'excitent un peu trop sont rapidement calmés par leur entourage, la foule se fixant ses propres limites. Le service d'ordre n'intervient que si ça dégénère vraiment.
Pour moi, c'est VIOLET qui prime dans cette situation : tout le monde connaît les chansons, surtout celles des débuts du groupe (traditions), certains portent les T-shirts de la tribu ou de tribus amies (d'autres groupes de métal), etc.
L'ennéatype 4 doit s'accorder plutôt bien avec la forte intensité émotionnelle lors de ce genre de concert.
Comme le dit l'article, le côté un peu "dangereux et violent" de ce genre de concert rend peut-être le lien de la foule plus fort.
Très amicalement,
Sevan
#8 Par
le
11.09.2009 à 20:49
Bonjour à tous,
Je considère effectivement la foule comme dangereuse et je deviens extrêmement agressive lorsque je suis au milieu d'une foule. Je me transforme alors en fauve à l'affût de dangers potentiels et j'ai parfois des mouvements (ou des mots) violents lorsque je me sens agressée (= si quelqu'un me bouscule ou me serre de trop près).
Si en plus je suis avec mes enfants, mon agressivité est décuplée et je deviens une louve ultra-protectrice : à chaque seconde, j'essaye de protéger le confort de mes « petits » au milieu de cette foule. Mon ennéatype 8 y est bien évidemment pour quelque chose !
En lisant l'appel à témoin de Fabien, la première scène dont je me suis souvenue est celle de Ganesha Churtati, en 2006 à Bangalore. Je suivais, avec mes enfants, la procession en l'honneur de Ganesh, au milieu d'Indiens, dont certains étaient ivres et en transe. À aucun moment, je ne me suis sentie agressée, j'étais portée par l'enthousiasme collectif, j'ai vécu une sorte de communion avec cette foule, je me suis laissée porter par le flot et j'ai même laissé les Indiens amener mes enfants sur le char. C'est d'ailleurs le moment précis où j'ai commencé à aimer l'Inde, où j'ai perçu, presque physiquement, le lien qui m'attachait à ce pays.
Bizarrement, l'Inde est l'un des rares endroits où j'ai relativement bien vécu la foule (alors qu'elle est généralement plus dense que dans nos pays occidentaux), probablement en raison du fort vMème VIOLET de ce pays. L'Inde a durablement et profondément modifié mon rapport au vMème VIOLET.
Je viens de réaliser, en cherchant des souvenirs de foules, que je n'arrivais pas à retrouver de souvenirs de foule désagréable ou stressante APRÈS mon passage en Inde. Aurais-je inconsciemment appris à faire confiance à la foule et à ses capacités auto-organisatrices après mes expériences indiennes ?
Je vais essayer de trouver une occasion d'aller faire un bain de foule et je reviendrai vous raconter mes impressions.
Amicalement.
Je considère effectivement la foule comme dangereuse et je deviens extrêmement agressive lorsque je suis au milieu d'une foule. Je me transforme alors en fauve à l'affût de dangers potentiels et j'ai parfois des mouvements (ou des mots) violents lorsque je me sens agressée (= si quelqu'un me bouscule ou me serre de trop près).
Si en plus je suis avec mes enfants, mon agressivité est décuplée et je deviens une louve ultra-protectrice : à chaque seconde, j'essaye de protéger le confort de mes « petits » au milieu de cette foule. Mon ennéatype 8 y est bien évidemment pour quelque chose !
En lisant l'appel à témoin de Fabien, la première scène dont je me suis souvenue est celle de Ganesha Churtati, en 2006 à Bangalore. Je suivais, avec mes enfants, la procession en l'honneur de Ganesh, au milieu d'Indiens, dont certains étaient ivres et en transe. À aucun moment, je ne me suis sentie agressée, j'étais portée par l'enthousiasme collectif, j'ai vécu une sorte de communion avec cette foule, je me suis laissée porter par le flot et j'ai même laissé les Indiens amener mes enfants sur le char. C'est d'ailleurs le moment précis où j'ai commencé à aimer l'Inde, où j'ai perçu, presque physiquement, le lien qui m'attachait à ce pays.
Bizarrement, l'Inde est l'un des rares endroits où j'ai relativement bien vécu la foule (alors qu'elle est généralement plus dense que dans nos pays occidentaux), probablement en raison du fort vMème VIOLET de ce pays. L'Inde a durablement et profondément modifié mon rapport au vMème VIOLET.
Je viens de réaliser, en cherchant des souvenirs de foules, que je n'arrivais pas à retrouver de souvenirs de foule désagréable ou stressante APRÈS mon passage en Inde. Aurais-je inconsciemment appris à faire confiance à la foule et à ses capacités auto-organisatrices après mes expériences indiennes ?
Je vais essayer de trouver une occasion d'aller faire un bain de foule et je reviendrai vous raconter mes impressions.
Amicalement.
#9 Par
le
13.09.2009 à 08:10
Bonjour à tous,
Merci pour vos témoignages. En plus d'être intéressants, ils constituent avec l'article initial une belle occasion de remettre en cause de certaines croyances.
L'intervention de Sevan m'a fait penser à quelques anciens concerts. En général, je suis plutôt musique classique et opéra, et l'ambiance est un petit peu différente de celle qu'il décrit ! Toutefois, j'ai quelques exceptions dans mon magasin à souvenirs — suffisamment anciennes pour que je n'y aie pas repensé spontanément — qui vont dans le sens décrit : un sentiment de connexion et de complicité avec les autres participants, qui est présent dès le début et qui se prolonge pendant la sortie de la salle et au-delà, par exemple sur le chemin qui conduit au métro pour les concerts parisiens.
Quand j'habitais à Nice, j'allais aussi chaque été à un festival de musique classique en plein air organisé par le violoniste Ivry Gitlis dans les montagnes qui surplombent Vence. La complicité naissait dès que l'on prenait la petite route qui menait au lieu de la rencontre — personne d'autre que les festivaliers ne l'empruntaient ! Elle se poursuivait très longtemps après la fin des concerts, la plupart des gens regagnant les grandes villes de la côte et échangeant sur le trajet en voiture, qui devait bien prendre une heure, sourires, appels de phare et gestes de salut.
C'est agréable de se rappeler tous ces bons moments. Ce qui est amusant, c'est que mes croyances sur la foule me les avaient fait mettre à part, comme s'ils n'étaient pas significatifs du comportement d'une foule, mais comme s'ils étaient au contraire exceptionnels, les gens présents dans ses moments étant particuliers !
Très amicalement,
Fabien
Merci pour vos témoignages. En plus d'être intéressants, ils constituent avec l'article initial une belle occasion de remettre en cause de certaines croyances.
L'intervention de Sevan m'a fait penser à quelques anciens concerts. En général, je suis plutôt musique classique et opéra, et l'ambiance est un petit peu différente de celle qu'il décrit ! Toutefois, j'ai quelques exceptions dans mon magasin à souvenirs — suffisamment anciennes pour que je n'y aie pas repensé spontanément — qui vont dans le sens décrit : un sentiment de connexion et de complicité avec les autres participants, qui est présent dès le début et qui se prolonge pendant la sortie de la salle et au-delà, par exemple sur le chemin qui conduit au métro pour les concerts parisiens.
Quand j'habitais à Nice, j'allais aussi chaque été à un festival de musique classique en plein air organisé par le violoniste Ivry Gitlis dans les montagnes qui surplombent Vence. La complicité naissait dès que l'on prenait la petite route qui menait au lieu de la rencontre — personne d'autre que les festivaliers ne l'empruntaient ! Elle se poursuivait très longtemps après la fin des concerts, la plupart des gens regagnant les grandes villes de la côte et échangeant sur le trajet en voiture, qui devait bien prendre une heure, sourires, appels de phare et gestes de salut.
C'est agréable de se rappeler tous ces bons moments. Ce qui est amusant, c'est que mes croyances sur la foule me les avaient fait mettre à part, comme s'ils n'étaient pas significatifs du comportement d'une foule, mais comme s'ils étaient au contraire exceptionnels, les gens présents dans ses moments étant particuliers !
Très amicalement,
Fabien
#10 Par
le
13.09.2009 à 18:52
Bonjour à tous,
J’ai fait un gros déni l’autre soir en écrivant : "Je viens de réaliser, en cherchant des souvenirs de foules, que je n'arrivais pas à retrouver de souvenirs de foule désagréable ou stressante APRÈS mon passage en Inde." En effet, je n'ai pas de souvenirs négatifs de foules car, depuis que je vis à Dubaï, j'ai décidé de ne PLUS JAMAIS me retrouver dans une foule.
Mes premiers « bains de foule » Dubaïottes (généralement dans les centres commerciaux qui sont pris d'assaut le week-end) m'ont mis dans un tel état de fureur et de dégoût que je fuis, depuis deux ans, les heures de pointe et les centres commerciaux.
Ma réaction était probablement liée à l'importance des vMèmes individualistes dans cette région : ROUGE pour les locaux (hypothèse personnelle) et ORANGE pour les expatriés occidentaux.
Bref, ici, la foule est tout sauf « avisée » !
J'ai toutefois vécu un bain de foule fort agréable, cet été en France, dans un festival de jazz où j'ai effectivement ressenti la complicité et la connexion décrites par Sevan et Fabien.
Amicalement,
Aurore
J’ai fait un gros déni l’autre soir en écrivant : "Je viens de réaliser, en cherchant des souvenirs de foules, que je n'arrivais pas à retrouver de souvenirs de foule désagréable ou stressante APRÈS mon passage en Inde." En effet, je n'ai pas de souvenirs négatifs de foules car, depuis que je vis à Dubaï, j'ai décidé de ne PLUS JAMAIS me retrouver dans une foule.
Mes premiers « bains de foule » Dubaïottes (généralement dans les centres commerciaux qui sont pris d'assaut le week-end) m'ont mis dans un tel état de fureur et de dégoût que je fuis, depuis deux ans, les heures de pointe et les centres commerciaux.
Ma réaction était probablement liée à l'importance des vMèmes individualistes dans cette région : ROUGE pour les locaux (hypothèse personnelle) et ORANGE pour les expatriés occidentaux.
Bref, ici, la foule est tout sauf « avisée » !
J'ai toutefois vécu un bain de foule fort agréable, cet été en France, dans un festival de jazz où j'ai effectivement ressenti la complicité et la connexion décrites par Sevan et Fabien.
Amicalement,
Aurore
#11 Par
le
14.09.2009 à 10:18
Bonjour à tous,
Aurore, un centre commercial est le lieu d'adoration du Dieu de notre ORANGE actuel : le matérialisme et l'argent. Il n'est pas étonnant donc qu'il soit difficile d'y trouver une « foule avisée ». Pour qu'elle soit là, il faut un vMème collectif fort dans la population — on ne se piétine pas dans les centres commerciaux de Hong Kong ou de Singapour —, ou, comme le suggèrent les études citées dans l'article, un moment de danger ou de violence. Merci de ne pas tester ces deux derniers cas de figure !
Très amicalement,
Fabien
Aurore, un centre commercial est le lieu d'adoration du Dieu de notre ORANGE actuel : le matérialisme et l'argent. Il n'est pas étonnant donc qu'il soit difficile d'y trouver une « foule avisée ». Pour qu'elle soit là, il faut un vMème collectif fort dans la population — on ne se piétine pas dans les centres commerciaux de Hong Kong ou de Singapour —, ou, comme le suggèrent les études citées dans l'article, un moment de danger ou de violence. Merci de ne pas tester ces deux derniers cas de figure !
Très amicalement,
Fabien
#12 Par
le
15.09.2009 à 20:51
Bonjour à tous,
Mes souvenirs me font différencier les foules.
Il y a la foule habituelle. Celle que l'on côtoie notamment sur les grandes artères parisiennes lors des fêtes, et parfois, elle est très dense. Cette foule, je la longe généralement, non parce qu'elle m'effraie, mais parce qu'être dans ce type de foule m'empêche d'aller à mon allure, y perdant la fluidité.
Il y a, comme l'indiquent Sevan et Fabien, les concerts où je suis allé bien souvent. Là, parce que je l'ai choisi, je m'y suis bien senti, même dans un concert de hard rock, ou punk à l'époque, où une salle entière danse le pogo, et pourtant tout se passe bien. Il y a comme une reconnaissance mutuelle de valeurs partagées à ce moment-là, générant des liens momentanés d'appartenance à une même communauté.
Et cela est vrai, me semble-t-il pour d'autres types de grands rassemblements (automobiles, motos, etc.).
Et puis, il y a la foule des instants tragiques, comme celle que j'ai vécue en juillet 1986, lors de l'attentat de la BRB qui était au quatrième étage de l'immeuble où je travaillais à l'époque. Nous devions être quelques centaines dans le bâtiment, et l'évacuation se fit sans problèmes, sans directives, sans précipitation et en s'entraidant.
Enfin, il y a un autre type d'expérience de foule, celle des salles d'examen, où les candidats peuvent être plus de mille, et il faut les encadrer, du moins c'est mon job. Ceci dit, il y a un an, il y avait environ 1200 personnes dans la même salle. À la fin de l'épreuve, il y a eu un malentendu, et les 1200 candidats se levèrent pour sortir tous en même temps de la salle. Là, j'ai été débordé par le nombre, mais j'ai pu constater que la sortie par les deux portes de la salle se fit sans souci, sans heurt, sans bousculade, les candidats prenant leur temps pour sortir dans un temps finalement bref.
Les foules, quelle qu'elles soient, semblent s'autoréguler, même si parfois, il peut y avoir des débordements qui, d'ailleurs, ne sont pas forcément une conséquence de la foule.
Bien amicalement,
Pascal
Mes souvenirs me font différencier les foules.
Il y a la foule habituelle. Celle que l'on côtoie notamment sur les grandes artères parisiennes lors des fêtes, et parfois, elle est très dense. Cette foule, je la longe généralement, non parce qu'elle m'effraie, mais parce qu'être dans ce type de foule m'empêche d'aller à mon allure, y perdant la fluidité.
Il y a, comme l'indiquent Sevan et Fabien, les concerts où je suis allé bien souvent. Là, parce que je l'ai choisi, je m'y suis bien senti, même dans un concert de hard rock, ou punk à l'époque, où une salle entière danse le pogo, et pourtant tout se passe bien. Il y a comme une reconnaissance mutuelle de valeurs partagées à ce moment-là, générant des liens momentanés d'appartenance à une même communauté.
Et cela est vrai, me semble-t-il pour d'autres types de grands rassemblements (automobiles, motos, etc.).
Et puis, il y a la foule des instants tragiques, comme celle que j'ai vécue en juillet 1986, lors de l'attentat de la BRB qui était au quatrième étage de l'immeuble où je travaillais à l'époque. Nous devions être quelques centaines dans le bâtiment, et l'évacuation se fit sans problèmes, sans directives, sans précipitation et en s'entraidant.
Enfin, il y a un autre type d'expérience de foule, celle des salles d'examen, où les candidats peuvent être plus de mille, et il faut les encadrer, du moins c'est mon job. Ceci dit, il y a un an, il y avait environ 1200 personnes dans la même salle. À la fin de l'épreuve, il y a eu un malentendu, et les 1200 candidats se levèrent pour sortir tous en même temps de la salle. Là, j'ai été débordé par le nombre, mais j'ai pu constater que la sortie par les deux portes de la salle se fit sans souci, sans heurt, sans bousculade, les candidats prenant leur temps pour sortir dans un temps finalement bref.
Les foules, quelle qu'elles soient, semblent s'autoréguler, même si parfois, il peut y avoir des débordements qui, d'ailleurs, ne sont pas forcément une conséquence de la foule.
Bien amicalement,
Pascal
L'ajout de commentaires est réservé sur invitation aux personnes ayant suivi une formation complète. Si c'est votre cas, connectez-vous.
L'auteur n'a pas autorisé pour ce billet l'ajout d'autres commentaires que ceux des personnes enregistrées.
Calendrier
Commentaires
à propos de La couleur des fleurs
mar 16 mar 10, 16:30
Bonjour à tous,
De Iguane à
Darwin : c'est celui qui le d
it qui l'est.
De Fabi [...]
à propos de La couleur des fleurs
mar 16 mar 10, 15:13
"Comment le trouver moche ?"
J'ai lu récemment (je n
e savais plus où, mais j [...]
à propos de La couleur des fleurs
mar 16 mar 10, 10:09
Bonjour à tous,
Merci Claud
e Marie d'avoir donné un exemp
le de ce que j'avais éno [...]
à propos de La couleur des fleurs
lun 15 mar 10, 17:31
Bonjour Fabien et les autres,
En tant que "biophile", je
me rappelle avoir toujou [...]
à propos de La couleur des fleurs
lun 15 mar 10, 06:12
Bonjour Claude Marie et tous l
es autres,
[i]"J'adore ces histoires d'animaux et d [...]
à propos de La couleur des fleurs
dim 14 mar 10, 11:32
Bonjour Fabien,
Merci pour
ce texte. J'adore ces histoire
s d'animaux et de plante [...]
à propos de Dilemme
ven 12 mar 10, 11:22
Bonjour Fabien et Aurore,
Je trouve aussi que la positio
n de Mme Badinter sonne [...]
à propos de Dilemme
mer 10 mar 10, 06:40
Bonjour Aurore,
[i]"S'agit-il simplement d'un exemple en
seconde boucle, ou bien [...]
à propos de Dilemme
mar 09 mar 10, 17:57
Bonjour à tous,
[i]"Par exemple, la sociocratie est une
résolution des dilemmes [...]
Catégories
Recherche rapide
Connexion
Statistiques
623 articles
1129 commentaires
« Dans une foule, les gens perdent leur identité et ils deviennent incontrôlables, voire potentiellement violents. Une foule doit être soigneusement encadrée pour éviter tout débordement. » Cette conviction est partagée par beaucoup de gens et résume ce qu'est la conception encore la plus répandue de la psychologie des foules. Peut-être y adhérez-vous ? Peut-être même avez-vous en tête des exemples qui la confirme ?






Rétroliens