Mercredi 6 décembre 2006
Nicolas Sarkozy
Commentaires
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Bonjour Fabien,
Merci pour ce superbe portrait de 8 !
La "huititude" de Sarko m'a permis de mieux comprendre l'attitude de mon père (lui-même 8 alpha de sous-type conservation) qui est un défenseur anormalement virulent de Sarko.
En effet, mon père, conseiller municipal d'une petite commune et donc très intéressé par la politique, défend farouchement Sarko et ne cesse de me seriner : "C'est un homme fort. Lui, au moins, il a des couilles !" Et oui, entre 8, on se reconnaît !
Après un Mitterrand 8 auront nous un Sarko 8 à notre présidence ?
A quand le type de Ségolène ?
Bonne journée à tous.
PS : vous souvenez-vous de la crise de rage qu'avait piqué Sarko lorsqu'il s'était fait entartrer, il y a quelques années ? Une belle colère de 8 !!! Quelqu'un sait-il si Sarko a réussi à se venger de l'entartreur ?
Merci pour ce superbe portrait de 8 !
La "huititude" de Sarko m'a permis de mieux comprendre l'attitude de mon père (lui-même 8 alpha de sous-type conservation) qui est un défenseur anormalement virulent de Sarko.
En effet, mon père, conseiller municipal d'une petite commune et donc très intéressé par la politique, défend farouchement Sarko et ne cesse de me seriner : "C'est un homme fort. Lui, au moins, il a des couilles !" Et oui, entre 8, on se reconnaît !
Après un Mitterrand 8 auront nous un Sarko 8 à notre présidence ?
A quand le type de Ségolène ?
Bonne journée à tous.
PS : vous souvenez-vous de la crise de rage qu'avait piqué Sarko lorsqu'il s'était fait entartrer, il y a quelques années ? Une belle colère de 8 !!! Quelqu'un sait-il si Sarko a réussi à se venger de l'entartreur ?
#1
le
07.12.2006 à 04:33
Bonjour Aurore,
Merci pour cette merveilleuse anecdote.
Pour l'entartrage de Nicolas Sarkozy, j'ai fait quelques recherches sur l'Internet, et n'ai pas trouvé grand chose. Il y a une vidéo où on voit des mouvements idéomoteurs de colère assez intéressants (les épaules), mais guère plus. Il a en tout cas plus de self-control que Bernard-Henri Lévy ! Il semble qu'il n'ait pas porté plainte, contrairement à Ségolène Royal.
Je ne sais donc pas si Sarkozy s'est vengé. Il est étonnant que cela ne fait pas de doute pour beaucoup de gens. J'ai trouvé sur des forums diffusant la vidéo de la scène des commentaires du genre "Je pense que cette personne va passer de nombreux mois d'ennuis et il serait bien que nous souciions de sa situation afin se lui porter une aide qui lui sera nécessaire."
On notera que Sarkozy comme Royal ont tout fait pour limiter la diffusion dans la presse ou à la télévision des images des ces deux opérations de l'Internationale Pâtissière.
Pour faire un article sur le type de ladite Ségolène, je veux évidemment prendre les mêmes précautions que pour Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire avoir suffisamment d'éléments hors du champ de la communication contrôlée. Inutile d'ajouter au n'importe quoi ambiant. Patience, cela viendra.
Très amicalement,
Fabien
Merci pour cette merveilleuse anecdote.
Pour l'entartrage de Nicolas Sarkozy, j'ai fait quelques recherches sur l'Internet, et n'ai pas trouvé grand chose. Il y a une vidéo où on voit des mouvements idéomoteurs de colère assez intéressants (les épaules), mais guère plus. Il a en tout cas plus de self-control que Bernard-Henri Lévy ! Il semble qu'il n'ait pas porté plainte, contrairement à Ségolène Royal.
Je ne sais donc pas si Sarkozy s'est vengé. Il est étonnant que cela ne fait pas de doute pour beaucoup de gens. J'ai trouvé sur des forums diffusant la vidéo de la scène des commentaires du genre "Je pense que cette personne va passer de nombreux mois d'ennuis et il serait bien que nous souciions de sa situation afin se lui porter une aide qui lui sera nécessaire."
On notera que Sarkozy comme Royal ont tout fait pour limiter la diffusion dans la presse ou à la télévision des images des ces deux opérations de l'Internationale Pâtissière.
Pour faire un article sur le type de ladite Ségolène, je veux évidemment prendre les mêmes précautions que pour Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire avoir suffisamment d'éléments hors du champ de la communication contrôlée. Inutile d'ajouter au n'importe quoi ambiant. Patience, cela viendra.
Très amicalement,
Fabien
#2
le
07.12.2006 à 08:48
Merci Fabien pour ce beau portrait si précis en termes de mécanismes ennéagrammiques. Un peu comme dans le ciné-agramme, j'y apprends aussi comment on fait une analyse sérieuse de personnalité.
Aurore, il est intéressant que tu parles de Mitterrand. Le fait que Nicolas Sarkozy ait finalement choisi un slogan très proche de celui de Mitterrand en 1981 ("La rupture tranquille" après "La force tranquille"), comme si les communicants essayaient pour l'un comme pour l'autre de tempérer l'agressivité du personnage.
Aurore, il est intéressant que tu parles de Mitterrand. Le fait que Nicolas Sarkozy ait finalement choisi un slogan très proche de celui de Mitterrand en 1981 ("La rupture tranquille" après "La force tranquille"), comme si les communicants essayaient pour l'un comme pour l'autre de tempérer l'agressivité du personnage.
#3
le
07.12.2006 à 10:16
Bonjour à tous,
Merci Wallace pour ton commentaire et ton appréciation positive de mon travail.
Un certain Arthur, généreux donateur anonyme, vient de m'envoyer un pointeur vers un article de Raphaëlle Bacqué paru dans Le Monde le 6 octobre 2002 et intitulé "Nicolas Sarkozy, l'affamé du pouvoir". En voici quelques extraits.
Le centre instinctif y est décrit omniprésent et, comme tout centre préféré, c'est lui qui permet de se remettre en forme : « Deux ou trois fois par semaine, le soir, il court. Des tours et des tours de jardin, au petit trot. Il court plus d'une heure, dans le parc du ministère. De là, on entend seulement le bruit des embouteillages qui bloquent presque toujours le quartier de la place Beauvau, à deux pas des boutiques de grands couturiers et de l'Élysée. Il court, donc, et c'est quelque chose de voir ce ministre qui transpire repasser dix fois, vingt fois, cinquante fois même devant les fenêtres derrière lesquelles travaillent les hauts fonctionnaires de la police nationale. "Tous les types dans les bureaux, ceux avec lesquels il est si exigeant, le voient s'imposer à lui-même cette souffrance, sourit Brice Hortefeux, son plus proche conseiller depuis vingt-cinq ans. Cela crée une sorte de respect." Lui affirme seulement : "C'est ma façon à moi de décompresser." Décompresser ? Depuis cinq mois qu'il est ministre de l’intérieur, il paraît ne pas avoir dételé. Même en vacances à La Baule, au cœur de l'été, il a encore fallu qu'il visite les gendarmes, voie des pompiers et oblige ses gardes du corps à faire régulièrement 60 kilomètres de vélo… pour le suivre. Encore pour "décompresser". »
À l'époque, Jacques Chirac lui avait laissé le choix entre le ministère des fiances et celui de l'intérieur : « A-t-il alors seulement hésité entre les choix qui lui étaient offerts ? […] C'est le publicitaire Jean-Michel Goudard qui résume finalement les choses : "Moi, j'aurais plutôt opté pour Bercy. Mais lorsqu'il m'en a parlé, son choix était déjà fait." »
En bon 8, Nicolas Sarkozy ne déclenche chez les autres que des réactions très tranchées : « C'est toujours tout l'un ou tout l'autre avec moi. J'ai l'habitude. On dit : "Il ne sera jamais aimé des Français", et le lendemain : "Il pourrait devenir président de la République !" »
Le goût de l'affrontement est aussi mentionné : Il n'empêche, dans le combat qu'il mène pour Édouard Balladur, Nicolas Sarkozy ne recule devant rien. Ni devant la rumeur, ni devant l'intox, ni devant la menace. C'est bien simple, le combat le surexcite. Aux chiraquiens il lâche le "Tu ne me fais pas peur !" de son enfance, aux hésitants il fait valoir : "Tu devrais faire attention, nous serons au pouvoir pour sept ans." » La menace de vengeance…
Voilà donc quelques compléments, s'il en était besoin.
Très amicalement à tous,
Fabien
Merci Wallace pour ton commentaire et ton appréciation positive de mon travail.
Un certain Arthur, généreux donateur anonyme, vient de m'envoyer un pointeur vers un article de Raphaëlle Bacqué paru dans Le Monde le 6 octobre 2002 et intitulé "Nicolas Sarkozy, l'affamé du pouvoir". En voici quelques extraits.
Le centre instinctif y est décrit omniprésent et, comme tout centre préféré, c'est lui qui permet de se remettre en forme : « Deux ou trois fois par semaine, le soir, il court. Des tours et des tours de jardin, au petit trot. Il court plus d'une heure, dans le parc du ministère. De là, on entend seulement le bruit des embouteillages qui bloquent presque toujours le quartier de la place Beauvau, à deux pas des boutiques de grands couturiers et de l'Élysée. Il court, donc, et c'est quelque chose de voir ce ministre qui transpire repasser dix fois, vingt fois, cinquante fois même devant les fenêtres derrière lesquelles travaillent les hauts fonctionnaires de la police nationale. "Tous les types dans les bureaux, ceux avec lesquels il est si exigeant, le voient s'imposer à lui-même cette souffrance, sourit Brice Hortefeux, son plus proche conseiller depuis vingt-cinq ans. Cela crée une sorte de respect." Lui affirme seulement : "C'est ma façon à moi de décompresser." Décompresser ? Depuis cinq mois qu'il est ministre de l’intérieur, il paraît ne pas avoir dételé. Même en vacances à La Baule, au cœur de l'été, il a encore fallu qu'il visite les gendarmes, voie des pompiers et oblige ses gardes du corps à faire régulièrement 60 kilomètres de vélo… pour le suivre. Encore pour "décompresser". »
À l'époque, Jacques Chirac lui avait laissé le choix entre le ministère des fiances et celui de l'intérieur : « A-t-il alors seulement hésité entre les choix qui lui étaient offerts ? […] C'est le publicitaire Jean-Michel Goudard qui résume finalement les choses : "Moi, j'aurais plutôt opté pour Bercy. Mais lorsqu'il m'en a parlé, son choix était déjà fait." »
En bon 8, Nicolas Sarkozy ne déclenche chez les autres que des réactions très tranchées : « C'est toujours tout l'un ou tout l'autre avec moi. J'ai l'habitude. On dit : "Il ne sera jamais aimé des Français", et le lendemain : "Il pourrait devenir président de la République !" »
Le goût de l'affrontement est aussi mentionné : Il n'empêche, dans le combat qu'il mène pour Édouard Balladur, Nicolas Sarkozy ne recule devant rien. Ni devant la rumeur, ni devant l'intox, ni devant la menace. C'est bien simple, le combat le surexcite. Aux chiraquiens il lâche le "Tu ne me fais pas peur !" de son enfance, aux hésitants il fait valoir : "Tu devrais faire attention, nous serons au pouvoir pour sept ans." » La menace de vengeance…
Voilà donc quelques compléments, s'il en était besoin.
Très amicalement à tous,
Fabien
#4
le
07.12.2006 à 13:37
Bonjour,
Je lisais ce matin avec amusement dans Courrier International : "Sarkozy tente de faire quelque chose que Chirac a toujours évité : formuler clairement ce que veut la droite. Il avance avec prudence pour des raisons tactiques, mais, à en juger par son crédit, tout porte à croire que l’on se dirige vers une époque de franchise."
Décidément, le style de communication 8 semble visible pour tous !
J'ai quand même du mal à croire qu'un politique puisse être franc… Mais pour les 8, je n'ai aucun doute !
Bonne semaine à tous.
Je lisais ce matin avec amusement dans Courrier International : "Sarkozy tente de faire quelque chose que Chirac a toujours évité : formuler clairement ce que veut la droite. Il avance avec prudence pour des raisons tactiques, mais, à en juger par son crédit, tout porte à croire que l’on se dirige vers une époque de franchise."
Décidément, le style de communication 8 semble visible pour tous !
J'ai quand même du mal à croire qu'un politique puisse être franc… Mais pour les 8, je n'ai aucun doute !
Bonne semaine à tous.
#5
le
11.12.2006 à 04:46
Salut,
Je ne vais pas être original. Merci Fabien pour cette analyse dont le professionnalisme et la rigueur sont exemplaires.
Ce week-end, l'UMP organisait le premier des forums entre Sarkozy et les non-candidats. La victime du jour était Michèle Alliot-Marie. Elle avait négocié des conditions de discussion, disons normales : visibilité, égalité de temps de parole.
Voilà comment le site du Monde rapportait hier après-midi l'événement : "Nicolas Sarkozy l'avait reléguée dans un coin et avait tout fait pour qu'elle soit invisible et inaudible." Commentaire de MAM sur le même site : "Les règles du jeu ont été changées au dernier moment. Celles qu'on m'avait indiquées ne sont pas celles qui ont été appliquées. Moi, je respecte toujours les règles. Quand j'arrive, je m'aperçois qu'elles ont changé. J'aurais pu dire : je m'en vais ! Ce n'est pas mon genre. (…) On m'avait dit que je parlerais trois fois, pendant un temps limité. Moi, j'ai respecté ça. D'autres ne l'ont pas fait. Je ne peux pas être la seule à respecter des règles dont on m'avait dit qu'elles seraient les mêmes pour tout le monde."
Le journal commente : "C'était un traitement nettement moins sévère que les quolibets de la claque sarkozyste qu'elle avait subis le 16 novembre. On était passé de l'insulte à l'indifférence."
Le Figaro rapporte que le déroulé du forum remis à MAM au dernier moment précisait que "Nicolas Sarkozy, candidat, intervient quand il le souhaite."
Fixer des règles le samedi soir, et s'asseoir dessus le dimanche midi, je trouve que cela entre bien dans un portrait de 8 pas au top de l'intégration.
Il n'est pas étonnant que Dominique de Villepin vienne d'annoncer qu'il ne participerait pas aux forums suivants, et que MAM hésite à revenir et demande des garanties.
Bonne journée.
Je ne vais pas être original. Merci Fabien pour cette analyse dont le professionnalisme et la rigueur sont exemplaires.
Ce week-end, l'UMP organisait le premier des forums entre Sarkozy et les non-candidats. La victime du jour était Michèle Alliot-Marie. Elle avait négocié des conditions de discussion, disons normales : visibilité, égalité de temps de parole.
Voilà comment le site du Monde rapportait hier après-midi l'événement : "Nicolas Sarkozy l'avait reléguée dans un coin et avait tout fait pour qu'elle soit invisible et inaudible." Commentaire de MAM sur le même site : "Les règles du jeu ont été changées au dernier moment. Celles qu'on m'avait indiquées ne sont pas celles qui ont été appliquées. Moi, je respecte toujours les règles. Quand j'arrive, je m'aperçois qu'elles ont changé. J'aurais pu dire : je m'en vais ! Ce n'est pas mon genre. (…) On m'avait dit que je parlerais trois fois, pendant un temps limité. Moi, j'ai respecté ça. D'autres ne l'ont pas fait. Je ne peux pas être la seule à respecter des règles dont on m'avait dit qu'elles seraient les mêmes pour tout le monde."
Le journal commente : "C'était un traitement nettement moins sévère que les quolibets de la claque sarkozyste qu'elle avait subis le 16 novembre. On était passé de l'insulte à l'indifférence."
Le Figaro rapporte que le déroulé du forum remis à MAM au dernier moment précisait que "Nicolas Sarkozy, candidat, intervient quand il le souhaite."
Fixer des règles le samedi soir, et s'asseoir dessus le dimanche midi, je trouve que cela entre bien dans un portrait de 8 pas au top de l'intégration.
Il n'est pas étonnant que Dominique de Villepin vienne d'annoncer qu'il ne participerait pas aux forums suivants, et que MAM hésite à revenir et demande des garanties.
Bonne journée.
#6
le
12.12.2006 à 09:56
J'ai lu ce week-end dans le Canard Enchaîné que Sarkozy a dit que si MAM voulait être traitée comme un candidat, elle n'avait qu'à en être un. Il a ajouté qu'elle aurait pu profiter du forum pour se déclarer, et a conclu qu'elle ne l'a pas fait parce qu'elle "n'a pas de couilles".
Intéressant écho au message d'Aurore…
Intéressant écho au message d'Aurore…
#7
le
18.12.2006 à 16:41
Bonjour à tous,
En me promenant sur l'Internet, j'ai retrouvé l'enregistrement du portrait fait de Nicolas Sarkozy en ouverture de l'émission A vous de juger diffusée sur France 2 le jeudi 30 novembre 2006. On pourra noter que cette émission a duré trois heures au lieu des deux prévues ; là aussi difficile de ne pas voir du 8 dans cet excès et dans la prise de pouvoir sur la télévision publique qu'il implique (monsieur Sarkozy vient quand il le veut et part quand il le veut).
Ce qui m'a particulièrement intéressé dans ce portrait dans l'ensemble assez convenu, ce sont les déclarations de la mère de Nicolas Sarkozy : « Il était très coléreux, assez bagarreur avec ses frères, mais vraiment sympa en ce sens qu'il y avait quelque chose de très caractéristique : il n'avait peur de rien. »
Ce portrait m'a aussi donné l'occasion de réaliser que la seule caractéristique fondamentale de l'ennéatype 8 que je n'avais pas évoquée dans l'analyse ci-dessus était le mécanisme de défense de dénégation. Alors, voilà une phrase que Nicolas Sarkozy répète, paraît-il, souvent : « Ce n'est pas moi qui ait choisi la politique, c'est la politique qui m'a choisi. »
Très amicalement,
Fabien
En me promenant sur l'Internet, j'ai retrouvé l'enregistrement du portrait fait de Nicolas Sarkozy en ouverture de l'émission A vous de juger diffusée sur France 2 le jeudi 30 novembre 2006. On pourra noter que cette émission a duré trois heures au lieu des deux prévues ; là aussi difficile de ne pas voir du 8 dans cet excès et dans la prise de pouvoir sur la télévision publique qu'il implique (monsieur Sarkozy vient quand il le veut et part quand il le veut).
Ce qui m'a particulièrement intéressé dans ce portrait dans l'ensemble assez convenu, ce sont les déclarations de la mère de Nicolas Sarkozy : « Il était très coléreux, assez bagarreur avec ses frères, mais vraiment sympa en ce sens qu'il y avait quelque chose de très caractéristique : il n'avait peur de rien. »
Ce portrait m'a aussi donné l'occasion de réaliser que la seule caractéristique fondamentale de l'ennéatype 8 que je n'avais pas évoquée dans l'analyse ci-dessus était le mécanisme de défense de dénégation. Alors, voilà une phrase que Nicolas Sarkozy répète, paraît-il, souvent : « Ce n'est pas moi qui ait choisi la politique, c'est la politique qui m'a choisi. »
Très amicalement,
Fabien
#8
le
02.01.2007 à 15:17
J'ai lu hier sur le site du Monde un article intitulé "2004-2007, les étapes du combat de Nicolas Sarkozy". J'y ai relevé cette phrase, que le journal présente comme admirative, de Xavier Darcos, un proche d'Alain Juppé : "Sarkozy, c'est Dark Vador, la force est avec lui." Et quand on a vu Star Wars, on ne peut que placer Dark Vador en 8, non ?
Cerise sur le gâteau, le même article cite cette phrase de Sarkozy : "Pourquoi devrais-je refuser d'ouvrir une porte uniquement parce qu'on refuse que j'entre ?" Cela me semble bien rentrer dans le tableau.
Cerise sur le gâteau, le même article cite cette phrase de Sarkozy : "Pourquoi devrais-je refuser d'ouvrir une porte uniquement parce qu'on refuse que j'entre ?" Cela me semble bien rentrer dans le tableau.
#9
le
14.01.2007 à 10:43
Bonjour à tous,
Wallace, ton message m'a intéressé et aussi bien amusé. Je n'avais jamais imaginé que comparer quelqu'un à Dark Vador puisse être un compliment. Vraiment, avec Nicolas, tout devient possible…
Pendant que tu lisais Le Monde, je lisais Le Point qui publiait cette semaine les bonnes feuilles du dernier livre de Catherine Nay, Un pouvoir nommé désir.
Je ne m'appesantirai pas sur le titre. Les extraits publiés vont bien dans le sens d'un 8 à aile 7, avec un vMème ORANGE très fort. Voici quelques passages de l'article :
Fabien
Wallace, ton message m'a intéressé et aussi bien amusé. Je n'avais jamais imaginé que comparer quelqu'un à Dark Vador puisse être un compliment. Vraiment, avec Nicolas, tout devient possible…
Pendant que tu lisais Le Monde, je lisais Le Point qui publiait cette semaine les bonnes feuilles du dernier livre de Catherine Nay, Un pouvoir nommé désir.
Je ne m'appesantirai pas sur le titre. Les extraits publiés vont bien dans le sens d'un 8 à aile 7, avec un vMème ORANGE très fort. Voici quelques passages de l'article :
- Mais Nicolas a toujours été extrêmement déterminé, persévérant, bosseur.
- Et Dadu de ponctuer : « Nicolas n'a jamais eu peur, ça lui a sûrement facilité la vie. »
- « Aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais accepté que l'on me marche sur les pieds », confirme Nicolas.
- La collaboration avec Édouard ravit Nicolas. Une sorte de coup de foudre : « C'est un homme d'État qui a une vision. Avec lui, je me suis ouvert au débat d'idées, j'ai appris à être moins abrupt dans mes jugements, à pousser ma réflexion, à prendre de la distance, à penser plus haut, voir plus loin. »
- Cynique, lui ? Il n'en revient pas. Il se voit au contraire brutal, sans doute, mais franc, pas hypocrite.
Fabien
#10
le
15.01.2007 à 11:37
Bonjour à tous,
Pascale m'a envoyé un article paru dans Elle le 11 décembre 2006 (pp. 123-124) et intitulé "Le cas Sarkozy". Voici quelques commentaires qu'y fait le psychanalyste Jean-Pierre Winter :
Très amicalement,
Fabien
Pascale m'a envoyé un article paru dans Elle le 11 décembre 2006 (pp. 123-124) et intitulé "Le cas Sarkozy". Voici quelques commentaires qu'y fait le psychanalyste Jean-Pierre Winter :
- Depuis sa sortie sur le "Kärcher", il n'a plus tenu de propos déplacés, il se maîtrise davantage. Ce qui s'est accentué, c'est sa façon d'énoncer les choses. Le "je" est omniprésent. "Je veux", "je pense", "je ferai" : il parle comme s'il était tout seul, l'équipe est niée. Ce besoin de réaffirmer sans cesse sa volonté lui donne des airs de matamore et l'amène à soutenir des positions paradoxales. Quand il dit : "Je veux que chacun soit libre de parler et de dire ce qu'il veut", c'est contradictoire. Cette liberté ne dépend pas de lui ! On ne peut pas parler librement sur l'injonction de quelqu'un. À son insu, il met ses interlocuteurs dans une position aliénée.
- Il ne dit pas les choses, il les martèle. L'affirmation de sa certitude est parfois inquiétante pour celui qui l'écoute.
- Il a perpétuellement l'air en colère. Je ne me risquerais pas à dire d'où cela vient, je ne le connais pas. En revanche, cette impression de colère interroge ceux qui sont en face de lui : ils se demandent si elle n'est pas dirigée contre eux. D'où le sentiment de peur qu'il inspire.
- Je ne me souviens d'aucun lapsus. Il est dans une maîtrise permanente.
Très amicalement,
Fabien
#11
le
17.02.2007 à 08:08
Le Canard Enchaîné du jour nous raconte le passage de Nicolas Sarkozy à France 3 ce week-end pour l'émission de Christine Ockrent, "France Europe Express". Arrivé avec ses gardes du corps, ses conseillers et sa maquilleuse personnelle, Sarkozy est obligé de patienter, le temps qu'un poste de maquillage se libère. Très vite, il s'impatiente : "Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite." Puis vient une colère dont l'égocentrisme laisse pantois : "Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est pas là ? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font ? Qui suis-je pour être traité ainsi ?" Et enfin la promesse de vengeance : "Personne n'est là pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder."
Il paraît qu'il avait changé. Chassez l'ennéatype, il revient au galop.
Il paraît qu'il avait changé. Chassez l'ennéatype, il revient au galop.
#12
le
21.03.2007 à 13:51
Bonjour à tous,
Le dernier numéro de Philosophie Magazine présente un dialogue entre Nicolas Sarkozy et le philosophe Michel Onfray. J'ai relevé quelques phrases de Sarkozy qui me semblent s'insérer assez bien dans cette discussion :
Fabien
Source : "Confidences entre ennemis", Philosophie Magazine, N° 8, avril 2007, pp.30-37
Le dernier numéro de Philosophie Magazine présente un dialogue entre Nicolas Sarkozy et le philosophe Michel Onfray. J'ai relevé quelques phrases de Sarkozy qui me semblent s'insérer assez bien dans cette discussion :
- Disons que j'aime l'action davantage que la conquête. On n'agit pas pour un résultat.
- Fort heureusement, une telle connaissance [de soi] est impossible, elle est même presque absurde !
- Je me méfie de cette attitude qui consiste à rechercher pour tout acte, aussi mauvais soit-il, des explications pour le justifier.
- À propos de sagesse, toute ma vie, les gens m'ont dit d'attendre, de ne pas être pressé. Enfant, il fallait que j'attende les autorisations pour sortir ; adolescent, il fallait que j'attende d'être un adulte ; adulte, il fallait que j'attende que les générations précédentes lâchent enfin le pouvoir… toujours attendre ! Et puis un jour, on se retrouve vieux et on n'a fait qu'attendre ! Les mêmes qui me disaient « c'est trop tôt » m'ont dit un jour d'un ton tout aussi péremptoire « c'est trop tard ». Moi, je dis à mes enfants : « N'attendez jamais ! » Pour une raison qui est simple, c'est que le temps ne vous appartient pas.
- Je pense qu'on se construit en transgressant, que l'on crée toujours en transgressant. Moi-même, j'ai créé mon personnage en transgressant certaines règles de la pensée unique. Je crois en la transgression. Mais ce qui me différencie des libertaires, c'est que pour transgresser il faut qu'il y ait des règles ! Il faut qu'il y ait de l'autorité, des lois. L'intérêt de la règle, de la limite, de la norme, c'est justement qu'elles permettent la transgression. Sans règles, pas de transgression. Donc pas de liberté. Car la liberté, c'est de transgresser.
Fabien
Source : "Confidences entre ennemis", Philosophie Magazine, N° 8, avril 2007, pp.30-37
#13
le
27.03.2007 à 10:52
Fabien, j'ai acheté - grâce à toi - le dernier numéro de Philosophie Magazine. Il semble que la version qu'ils donnent de l'entretien Onfray-Sarkozy soit bien policée (sans que le choix de ce terme soit une allusion aux fonctions ministérielles de Nicolas Sarkozy). Michel Onfray publie sur son blog sa perception de l'entretien. Du coup, loin du politiquement correct journalistique, les caractéristiques du 8 sont encore plus visibles.
Tout mériterait d'être cité, mais copyright faisant loi, voici quelques extraits :
"Arrivée du Ministre de l'intérieur avec un quart d'heure d'avance, il est 17h ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu'assis dans un fauteuil près de la cheminée. (…) Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d'assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs. Je sens l'air glacial que transportent avec eux ceux qui, d'un geste du pouce, tuent ou épargnent. (…) Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l'adversaire à se battre, il affirme en substance : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu'on n'est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !"
"Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu'il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d'autre chemin que dans cette série d'aveux de blessure."
"Cette colère ne fut stoppée que par l'incidence d'une sonnerie de téléphone portable qui le fit s'éloigner dans la pièce d'à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l'un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique."
"Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. (…) Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu'impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron…"
"De fait, l'ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d'un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d'une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d'autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d'un Ministre de l'intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d'immondices après une cérémonie vaudoue…" (Belle allusion à ROUGE, non ?)
"Je crois comprendre qu'il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, tout est déjà réglé par la nature." (BLEU ?)
"Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu'un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l'État, puissent gouverner celui qui règne ! (…) Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d'homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu'il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu'elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur lui-même." (Du 8 en dénégation, de l'ORANGE, ou les deux ?)"
"Il commente : « Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça… » Je suis sidéré du registre : l'animalité, l'olfaction, l'odorat. Le degré zéro de l'humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas… Du moins : dont l'homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons-le autrement : dont l'homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme."
Bien entendu, la subjectivité de Michel Onfray (as-tu une idée de son type ?) est évidente, mais tout ceci s'intègre tellement dans l'ennéatype qu'au-delà des excès polémiques, il doit y avoir une part de vérité.
Tout mériterait d'être cité, mais copyright faisant loi, voici quelques extraits :
"Arrivée du Ministre de l'intérieur avec un quart d'heure d'avance, il est 17h ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu'assis dans un fauteuil près de la cheminée. (…) Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d'assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs. Je sens l'air glacial que transportent avec eux ceux qui, d'un geste du pouce, tuent ou épargnent. (…) Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l'adversaire à se battre, il affirme en substance : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu'on n'est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !"
"Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu'il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d'autre chemin que dans cette série d'aveux de blessure."
"Cette colère ne fut stoppée que par l'incidence d'une sonnerie de téléphone portable qui le fit s'éloigner dans la pièce d'à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l'un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique."
"Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. (…) Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu'impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron…"
"De fait, l'ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d'un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d'une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d'autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d'un Ministre de l'intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d'immondices après une cérémonie vaudoue…" (Belle allusion à ROUGE, non ?)
"Je crois comprendre qu'il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, tout est déjà réglé par la nature." (BLEU ?)
"Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu'un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l'État, puissent gouverner celui qui règne ! (…) Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d'homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu'il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu'elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur lui-même." (Du 8 en dénégation, de l'ORANGE, ou les deux ?)"
"Il commente : « Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça… » Je suis sidéré du registre : l'animalité, l'olfaction, l'odorat. Le degré zéro de l'humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas… Du moins : dont l'homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons-le autrement : dont l'homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme."
Bien entendu, la subjectivité de Michel Onfray (as-tu une idée de son type ?) est évidente, mais tout ceci s'intègre tellement dans l'ennéatype qu'au-delà des excès polémiques, il doit y avoir une part de vérité.
#14
le
04.04.2007 à 14:01
Bonjour Coriolan,
Merci pour ce texte, effectivement bien complémentaire de ce que j'avais lu dans Philosophie Magazine, même si le ton est celui de la diatribe. Il est vrai que tout ce qui y est dit s'intègre merveilleusement bien dans un ennéatype 8.
Le positionnement sur la Spirale Dynamique est aussi, comme tu le remarques, bien visible. Comme presque tous les 8, Nicolas Sarkozy a un ROUGE très fort. Comme beaucoup de 8 aussi, il a un BLEU presque aussi fort, seul moyen de tenir ROUGE dans des limites socialement acceptables. ORANGE est là aussi, bien sûr, qui apparaît surtout dans son programme économique.
Quant à l'ennéatype de Michel Onfray, je n'ai pas de certitude absolue. De ce que j'ai lu et vu, j'avais fortement envisagé l'hypothèse… 8 (même si je n'ai pas éliminé l'hypothèse 7) ! Cela pourrait expliquer la violence de l'affrontement entre les deux hommes, et aussi l'extraordinaire remarque de Nicolas Sarkozy que tu cites : « Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça… »
Très amicalement,
Fabien
Merci pour ce texte, effectivement bien complémentaire de ce que j'avais lu dans Philosophie Magazine, même si le ton est celui de la diatribe. Il est vrai que tout ce qui y est dit s'intègre merveilleusement bien dans un ennéatype 8.
Le positionnement sur la Spirale Dynamique est aussi, comme tu le remarques, bien visible. Comme presque tous les 8, Nicolas Sarkozy a un ROUGE très fort. Comme beaucoup de 8 aussi, il a un BLEU presque aussi fort, seul moyen de tenir ROUGE dans des limites socialement acceptables. ORANGE est là aussi, bien sûr, qui apparaît surtout dans son programme économique.
Quant à l'ennéatype de Michel Onfray, je n'ai pas de certitude absolue. De ce que j'ai lu et vu, j'avais fortement envisagé l'hypothèse… 8 (même si je n'ai pas éliminé l'hypothèse 7) ! Cela pourrait expliquer la violence de l'affrontement entre les deux hommes, et aussi l'extraordinaire remarque de Nicolas Sarkozy que tu cites : « Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça… »
Très amicalement,
Fabien
#15
le
05.04.2007 à 09:39
Nicolas Sarkozy est président et le goût du contrôle se manifeste dans toute sa splendeur. Le Monde publie aujourd'hui un texte dont le titre résume la situation : "Dessaisis, contredits ou réduits au silence, les ministres tâtonnent."
En voici quelques lignes :
"Équation à peu d'inconnues : sachant que le chef de l'État entend être "un président qui gouverne", et que le premier ministre a accepté de devenir son "super directeur de cabinet", quelle peut être la fonction des autres membres du gouvernement Fillon ?"
"Pour avoir nettement surévalué son rôle, Éric Woerth vient d'être vertement rappelé à l'ordre. (…) Fustigeant "la pensée unique" qui s'opposerait à sa promesse de campagne, M. Sarkozy l'a sèchement contredit. (…) Le directeur de cabinet de M. Woerth, Jean-Luc Tavernier, a retenu la leçon : "Nous ne communiquerons en aucune manière sur des mesures qui ne sont pas arbitrées", prévenait-il, mardi soir."
"Même silence radio au ministère du logement, où l'entourage de Christine Boutin se gardait bien de commenter ou de compléter les propos de M. Sarkozy : "La ministre travaille sur la mise en oeuvre des déclarations du président de la République", se contentait d'indiquer un collaborateur de Mme Boutin."
"Savoir lire avec attention, mais aussi être discret et/ou évasif sont quelques-unes des qualités requises des ministres sarkozystes. La patience et l'abnégation en sont deux autres."
"La sagesse commande aux membres du gouvernement de rester silencieux. C'est la règle que s'est fixée le ministre de l'économie, Jean-Louis Borloo, qui n'a encore accordé aucun entretien à la presse. M. Borloo ne s'exprimera, prévient son entourage, que lorsqu'il aura "une vision claire de ce qu'il doit faire"."
"Également ministre de la culture, Mme Albanel a lu, le 20 mai, lors du Festival de Cannes, un message de M. Sarkozy. Ce qui est encore le meilleur moyen de ne pas se tromper."
Je crois que cela confirme, Fabien, ton analyse sur la préférence pour le sous-type conservation.
En voici quelques lignes :
"Équation à peu d'inconnues : sachant que le chef de l'État entend être "un président qui gouverne", et que le premier ministre a accepté de devenir son "super directeur de cabinet", quelle peut être la fonction des autres membres du gouvernement Fillon ?"
"Pour avoir nettement surévalué son rôle, Éric Woerth vient d'être vertement rappelé à l'ordre. (…) Fustigeant "la pensée unique" qui s'opposerait à sa promesse de campagne, M. Sarkozy l'a sèchement contredit. (…) Le directeur de cabinet de M. Woerth, Jean-Luc Tavernier, a retenu la leçon : "Nous ne communiquerons en aucune manière sur des mesures qui ne sont pas arbitrées", prévenait-il, mardi soir."
"Même silence radio au ministère du logement, où l'entourage de Christine Boutin se gardait bien de commenter ou de compléter les propos de M. Sarkozy : "La ministre travaille sur la mise en oeuvre des déclarations du président de la République", se contentait d'indiquer un collaborateur de Mme Boutin."
"Savoir lire avec attention, mais aussi être discret et/ou évasif sont quelques-unes des qualités requises des ministres sarkozystes. La patience et l'abnégation en sont deux autres."
"La sagesse commande aux membres du gouvernement de rester silencieux. C'est la règle que s'est fixée le ministre de l'économie, Jean-Louis Borloo, qui n'a encore accordé aucun entretien à la presse. M. Borloo ne s'exprimera, prévient son entourage, que lorsqu'il aura "une vision claire de ce qu'il doit faire"."
"Également ministre de la culture, Mme Albanel a lu, le 20 mai, lors du Festival de Cannes, un message de M. Sarkozy. Ce qui est encore le meilleur moyen de ne pas se tromper."
Je crois que cela confirme, Fabien, ton analyse sur la préférence pour le sous-type conservation.
#16
le
31.05.2007 à 14:32
Bonjour à tous,
Le dernier numéro de L'Express signale un magnifique exemple de la fixation de vengeance chez Nicolas Sarkozy :
« C'est une révolution de palais. À peine arrivé à l'Élysée, Nicolas Sarkozy bouscule l'institution et le protocole. Sur le plan de la sécurité aussi, il tourne la page Chirac. Ou plutôt il la déchire. Dès le 6 mai, alors que le chef de l'État vient de voter, les portables de ses gardes du corps sonnent : la plupart de ces policiers comprennent qu'ils sont débarqués avant même l'annonce des résultats ! Depuis plusieurs mois, l'équipe de Sarkozy est prête à prendre la relève. Si ce n'est pas un putsch, cela y ressemble.
« De profundis… Le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) est moribond, du moins dans sa configuration actuelle : 30 policiers et 30 gendarmes, dont un lieutenant-colonel, chef de l'unité. Ces derniers, à leur tour, apprennent leur éviction le 15 mai, veille de l'investiture de Nicolas Sarkozy. Ils sont aujourd'hui placardisés dans l'aile droite du palais, interdits de mission. L'arme au pied et la larme à l'œil : la nouvelle suscite l'incompréhension de la base au sommet de la gendarmerie, apparemment victime d'avoir trop bien gardé un secret d'État.
« Sarkozy ne pardonne pas cette fidélité toute militaire aux consignes de confidentialité données par Jacques Chirac, lors de son hospitalisation au Val-de-Grâce, le 2 septembre 2005, pour un accident vasculaire cérébral. Ce soir-là, vers 19 heures, seuls un lieutenant de gendarmerie, un médecin et un chauffeur accompagnent le président à l'hôpital. Rien ne doit filtrer, ni à Matignon, ni à la Défense, ni surtout place Beauvau : Chirac vient de perdre tout espoir d'une candidature à un troisième mandat. Le ministre de l'Intérieur n'apprendra la nouvelle que le lendemain, lors de l'université d'été des jeunes de l'UMP, à La Baule (Loire-Atlantique). »
Cette histoire est doublement révélatrice. En effet, même mécontent de n'avoir pas été informé de la maladie de Chirac, Nicolas Sarkozy aurait pu penser que ces hommes étaient loyaux, et donc pouvaient lui être utiles une fois devenu président, mais la fixation l'emporte et il semble préférer des collaborateurs loyaux à sa personne plutôt que loyaux à leur fonction.
Source : Éric Pelletier, Jean-Marie Pontaut & Romain Rosso, "La garde musclée du Président", L'Express, N° 2918, 7 juin 2007, pp. 54-56
Le dernier numéro de L'Express signale un magnifique exemple de la fixation de vengeance chez Nicolas Sarkozy :
« C'est une révolution de palais. À peine arrivé à l'Élysée, Nicolas Sarkozy bouscule l'institution et le protocole. Sur le plan de la sécurité aussi, il tourne la page Chirac. Ou plutôt il la déchire. Dès le 6 mai, alors que le chef de l'État vient de voter, les portables de ses gardes du corps sonnent : la plupart de ces policiers comprennent qu'ils sont débarqués avant même l'annonce des résultats ! Depuis plusieurs mois, l'équipe de Sarkozy est prête à prendre la relève. Si ce n'est pas un putsch, cela y ressemble.
« De profundis… Le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) est moribond, du moins dans sa configuration actuelle : 30 policiers et 30 gendarmes, dont un lieutenant-colonel, chef de l'unité. Ces derniers, à leur tour, apprennent leur éviction le 15 mai, veille de l'investiture de Nicolas Sarkozy. Ils sont aujourd'hui placardisés dans l'aile droite du palais, interdits de mission. L'arme au pied et la larme à l'œil : la nouvelle suscite l'incompréhension de la base au sommet de la gendarmerie, apparemment victime d'avoir trop bien gardé un secret d'État.
« Sarkozy ne pardonne pas cette fidélité toute militaire aux consignes de confidentialité données par Jacques Chirac, lors de son hospitalisation au Val-de-Grâce, le 2 septembre 2005, pour un accident vasculaire cérébral. Ce soir-là, vers 19 heures, seuls un lieutenant de gendarmerie, un médecin et un chauffeur accompagnent le président à l'hôpital. Rien ne doit filtrer, ni à Matignon, ni à la Défense, ni surtout place Beauvau : Chirac vient de perdre tout espoir d'une candidature à un troisième mandat. Le ministre de l'Intérieur n'apprendra la nouvelle que le lendemain, lors de l'université d'été des jeunes de l'UMP, à La Baule (Loire-Atlantique). »
Cette histoire est doublement révélatrice. En effet, même mécontent de n'avoir pas été informé de la maladie de Chirac, Nicolas Sarkozy aurait pu penser que ces hommes étaient loyaux, et donc pouvaient lui être utiles une fois devenu président, mais la fixation l'emporte et il semble préférer des collaborateurs loyaux à sa personne plutôt que loyaux à leur fonction.
Source : Éric Pelletier, Jean-Marie Pontaut & Romain Rosso, "La garde musclée du Président", L'Express, N° 2918, 7 juin 2007, pp. 54-56
#17
le
11.06.2007 à 11:28
Jacques Martin est mort et enterré, sans que Nicolas Sarkozy nous sorte un de ses communiqués destinés à chanter les louanges du défunt. Pourtant, d'habitude, c'est un rapide. Il faut dire qu'avant d'être celle de Nicolas Sarkozy, Cécilia était l'épouse de Jacques Martin qui avait, en découvrant son infortune, mis un bon coup-de-poing dans la figure du maire de Neuilly. En public de surcroît. Alors, vengeance posthume ?
#18
le
21.09.2007 à 10:50
Bonjour à tous,
Hier, je suis tombée par hasard sur un journal français et j'ai découvert que "le meilleur atout" de Sarko en Chine avait été sa mère (80 ans) !!!!
Quand on connaît l'importance des ancêtres et des ascendants en Chine, et donc le poids du vMème VIOLET, on reste médusé devant la stratégie ORANGE qui n'hésite pas à utiliser les arguments des autres vMèmes.
C'est d'autant plus fort que Sarko n'a plus d'épouse et que les journaux Chinois ont été remplis d'articles sur le divorce (dixit l'une de mes amies résidente à Pékin qui a suivi l'affaire de près !).
Amicalement.
Hier, je suis tombée par hasard sur un journal français et j'ai découvert que "le meilleur atout" de Sarko en Chine avait été sa mère (80 ans) !!!!
Quand on connaît l'importance des ancêtres et des ascendants en Chine, et donc le poids du vMème VIOLET, on reste médusé devant la stratégie ORANGE qui n'hésite pas à utiliser les arguments des autres vMèmes.
C'est d'autant plus fort que Sarko n'a plus d'épouse et que les journaux Chinois ont été remplis d'articles sur le divorce (dixit l'une de mes amies résidente à Pékin qui a suivi l'affaire de près !).
Amicalement.
#19
le
04.12.2007 à 05:24
Je me souviens qu'en stage Ennéagramme, Patricia et Fabien ont dit que dans notre société où la violence physique était punie, de nombreux 8 étaient procéduriers afin d'exprimer leur fixation de vengeance.
En ce début d'année, Sarkozy a fait fort. Fin janvier, procès contre RyanAir, le premier par un président de la République contre une compagnie privée depuis Pompidou. Et aujourd'hui, procès contre le Nouvel Obs, le premier par un président de la République en exercice contre un journal.
Irait-il mal ?
En ce début d'année, Sarkozy a fait fort. Fin janvier, procès contre RyanAir, le premier par un président de la République contre une compagnie privée depuis Pompidou. Et aujourd'hui, procès contre le Nouvel Obs, le premier par un président de la République en exercice contre un journal.
Irait-il mal ?
#20
le
08.02.2008 à 08:56
Il serait quasiment possible d'écrire ici tous les jours. Le plus souvent, je me retiens, mais ce n'est pas toujours facile.
Comme chacun le sait maintenant, à un quidam qui avait le double tort d'être en même temps que lui au Salon de l'Agriculture et qui n'avait pas envie de lui serrer la main, notre Président de la République en exercice et en fonction a répondu gracieusement : « Casse-toi, pauv'con ! »
Interrogé à ce sujet lundi par un panel de lecteurs du journal Le Parisien, il a répondu : « Je m'appelle Sarkozy. Depuis la cour d'école, personne ne peut dire que j'ai baissé les yeux. (…) Je ne suis pas un président guimauve, sur lequel on peut s'essuyer les pieds. » Trop fort.
Comme chacun le sait maintenant, à un quidam qui avait le double tort d'être en même temps que lui au Salon de l'Agriculture et qui n'avait pas envie de lui serrer la main, notre Président de la République en exercice et en fonction a répondu gracieusement : « Casse-toi, pauv'con ! »
Interrogé à ce sujet lundi par un panel de lecteurs du journal Le Parisien, il a répondu : « Je m'appelle Sarkozy. Depuis la cour d'école, personne ne peut dire que j'ai baissé les yeux. (…) Je ne suis pas un président guimauve, sur lequel on peut s'essuyer les pieds. » Trop fort.
#21
le
26.02.2008 à 15:55
Bonsoir,
Je me permets de réouvrir ce billet.
François Léotard attribue à Nicolas Sarkosy la phrase suivante : "Je suis fidèle à mes ennemis."
D'autres ennéatypes, dont le mien, pourraient méditer cette maxime, mais je trouve qu'au rang des citations, celle-ci est une belle définition de la fixation de vengeance…
Bien cordialement,
Jorune
Je me permets de réouvrir ce billet.
François Léotard attribue à Nicolas Sarkosy la phrase suivante : "Je suis fidèle à mes ennemis."
D'autres ennéatypes, dont le mien, pourraient méditer cette maxime, mais je trouve qu'au rang des citations, celle-ci est une belle définition de la fixation de vengeance…
Bien cordialement,
Jorune
#22
le
23.04.2008 à 19:09
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Bonsoir, Je me permets de r éouvrir ce billet. François Léotard attribue à Nico [...]
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Avec des discours écrits par d'autres et une communication préparée et répétée avec des professionnels, les politiciens sont certainement les personnes les plus difficiles à positionner sur l'Ennéagramme. Malgré une présence dans les médias exceptionnellement abondante, Nicolas Sarkozy est de ceux-là. Contraint de naviguer, l'œil sur les sondages, entre une présence au gouvernement depuis plus de quatre ans et l'affichage d'une volonté de rupture, il n'a pas toujours donné une image très cohérente. C'est ainsi qu'on a pu lui affecter des ennéatypes très divers, parfois compréhensibles, parfois nettement plus farfelus.
Comme globalement est 3 la culture familiale. Les Sarkozy sont « élevés dans le culte de la réussite et convaincus que la vie ne fait pas de cadeau à ceux qui naissent sans héritage. La devise familiale, "On part tous sur le même ligne, mais on n'est pas obligés d'arriver tous en même temps", met les garçons en compétition, et leur mère leur pique les fesses. Tous en haut de l'échelle ! »
Le portrait de Nivelle et Karlin ne laisse aucun doute sur un centre instinctif préféré. De son plus jeune âge à aujourd'hui, Nicolas Sarkozy est en priorité dans l'action. Ce besoin de bouger son corps est prioritaire : « Il y a les filles, et puis il y a le sport. À moins que ce soit l'inverse ! […] Il y a la variété, et puis il y a le sport. À moins que ce soit l'inverse ! »
À l'exception de la vénération pour son grand-père, il semblerait que Nicolas Sarkozy n'ait manifesté qu'une émotion au cours de son enfance, la colère caractéristique du centre instinctif : « Ce Nico, pense Andrée en le regardant tordre du nez pour la photo, quel sale caractère ! Il râle, il boude, il passe son temps à asticoter son frère aîné. »
Nicolas Sarkozy supporte mal tout ce qu'il pense être une critique. A l'UMP, il a été repéré par Pierre Grossmann, secrétaire général adjoint de l'organisation, et ce dernier l'aide à bâtir son premier discours : « Le topo initial de "Sarko" n'emballe pas son répétiteur : "11 sur 20, pas plus." L'autre est furieux d'être déprécié. »
Bien sûr, expression de la formidable énergie du 8, l'excès se manifeste en permanence. Il est là quand il travaille : « Des affiches à coller ? Il en emporte plus que les autres, se débrouille pour toutes les placer. Des tracts à distribuer ? Dans sa besace, la pile est double, et plus vite liquidée. » Il est là comme moyen d'évacuer la colère : « Il se défoule sur son vélo. Un jour, Violette de Feuillade, la plus ancienne amie de sa mère, le voit rentrer exténué du bois de Boulogne : "J'ai fait cent tours de bois !" »
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