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« La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant. »
- Marie-Madeleine Davy
« Les êtres humains n'ont pas seulement besoin d'une culture riche et forte au sein de laquelle ils puissent se développer, mais aussi d'une culture qui leur permette d'accéder aux autres. »
- Bhikhu Parekh
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Mercredi 28 octobre 2009
Jim Collins voit JAUNE
Jim Collins est un consultant américain spécialiste du leadership. Il a tout d'abord défini quatre niveaux de leadership :
- L'individu très capable qui contribue positivement à l'organisation par son savoir, son talent, ses compétences et ses bonnes méthodes de travail ;
- L'équipier contributif qui met ses compétences personnelles au service de la réussite des objectifs du groupe et qui travaille efficacement avec les autres dans un contexte collectif ;
- Le manager compétent qui organise les personnes et les ressources pour atteindre de manière efficace et efficiente des objectifs prédéterminés ;
- Le leader efficace qui catalyse l'engagement ferme à concrétiser une vision claire et attirante, et qui stimule les plus hauts niveaux de performance.
Puis en étudiant des entreprises qui ont eu une croissance forte pendant quinze années successives, Jim Collins et ses collaborateurs ont défini le niveau 5 :
« La différence essentielle entre le 5 et le 4 est surprenante. Le 5 est le contraire du grand leader égocentrique. Le 5 est le premier leader qui manifeste avant tout autre chose une authentique humilité, mais cette humilité s'accompagne d'une ambition dévorante, passionnée et obsessionnelle pour la cause, pour l'organisation, pour la tâche, mais pas pour lui-même. Et il a une volonté indéfectible de faire le bien dans le cadre cette ambition. »
Il est difficile de ne pas penser à propos de ces leaders, par ailleurs décrits « têtus et impitoyables », à la fameuse phrase de Clare Graves à propos des personnes dominées par JAUNE sur la Spirale Dynamique : « JAUNE a de l’ambition, mais n’est pas ambitieux. »
Source : site de Jim Collins. On y trouve plusieurs vidéos, interviews et articles de Jim Collins. L'ouvrage de Jim Collins présentant le leadership de type 5, que je n'ai d'ailleurs pas lu, a été traduit en Français sous le titre “De la performance à l'excellence”.
Dimanche 25 octobre 2009
Sin Nombre
La jeune Hondurienne Sayra retrouve son père qu'elle n'a pas vu depuis très longtemps. Avec lui et son oncle, elle tente d'émigrer aux États-Unis sur le toit d'un train qui traverse le Mexique. Membre de la Mara Salvatrucha, une mafia violente du Mexique, Casper prend le même train, avec le chef de son gang, pour dépouiller les émigrants. Ainsi débute Sin Nombre, un remarquable premier film du réalisateur Cary Joji Fukunaga.
Sin Nombre prend le soin d'installer les personnages et de leur donner une véritable dimension humaine. La condition misérable des Honduriens les plus pauvres et la vie et les rites des membres des maras mexicains ont fait l'objet d'un travail documentaire approfondi — deux ans de préparation ! — qui crée chez le spectateur un sentiment de réalisme très prenant. Les deux tiers suivants du film constituent un thriller romanesque intense et bouleversant.
Prix du jury au Festival de Deauville 2009 et Prix du meilleur réalisateur au Festival de Sundance 2009, magnifiquement servi par Paulina Gaitan dans le rôle de Sayra et Edgar Flores dans celui de Casper, Sin Nombre est un film puissant, poignant et sombre.
Ce n'est toutefois pas uniquement pour ses qualités intrinsèques que je recommande Sin Nombre aux lecteurs de ce blog. Sayra vit dans un environnement dominé par le vMème VIOLET. Bien sûr, Casper et son gang sont positionnés en ROUGE culminant sur la Spirale Dynamique. Le portrait que Cary Fukunaga brosse des maras montre toute l'extrême brutalité de ce milieu, mais en explore aussi d'autres aspects, notamment émotionnels : l'amour, l'amour paternel, la solidarité, le deuil. Un rappel utile de la nature humaine de ROUGE.
Vendredi 23 octobre 2009
Taisez-vous, manants !
Laurent Ruqier profiterait-il de ses émissions pour organiser une variante télévisuelle des dîners de cons ? En tout cas, samedi dernier sur France 2, il avait invité l'inénarrable Jacques Ségala. Une fois de plus, ce dernier a fait fort en déclarant : « Le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes ! C’est un dieu vivant ! Car Internet permet à tous les hommes de communiquer avec les autres hommes. »
Curieusement, je vois plutôt une solution dans ce qu'il considère être un problème ! Compatissons quand même à l'immense douleur de notre heureux possesseur de Rolex qui ne peut plus faire tranquillement ses affaires sans que les gueux s'en mêlent : les organisations sociocratiques et les sociétés centrées en VERT et au-delà vont être difficile à vivre pour lui et ses pairs.
Source : Astrid Girardeau, "Le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes !", Ecrans.fr, 18 octobre 2009.
Mercredi 21 octobre 2009
Le centre et le cercle
À chaque nouveau vMème, le modèle du monde des individus et des sociétés est complètement transformé.
Jorune a analysé la représentation cosmogonique des huit niveaux d'existence connus et elle y a vu une structure : l'alternance du centre et du cercle, en parallèle avec celle de l'expression du soi des couleurs chaudes et du sacrifice du soi des couleurs froides. Vous pouvez lire son analyse sur notre site consacré à la Spirale Dynamique et en discuter ci-dessous.
Vendredi 16 octobre 2009
Le salaire de l'empathie
Dans une organisation, « toutes les activités ont une valeur égale ». Quand nous animons nos formations à la sociocratie, cette assertion de Gerard Endenburg, le fondateur de la méthode, est une de celles qui surprend, voire choque, le plus.
Pourtant elle comporte une certaine part de logique. Si une tâche est réalisée, c'est qu'elle est indispensable au fonctionnement de l'organisation, et puisqu'elle est indispensable comme toutes les autres tâches, il n'y a aucune raison de lui accorder plus ou moins de valeur. À ceci, ORANGE répond par la loi du marché, arguant, par exemple, qu'il est beaucoup plus difficile de trouver un grand chirurgien qu'une bonne aide-soignante. Profondément égalitariste, VERT rétorque que les deux sont des êtres humains ayant la même valeur intrinsèque et que le métier que l'on exerce dépend certes de nos talents personnels, mais aussi de facteurs environnementaux et sociaux indépendants de notre volonté. C'est pourquoi, là où le niveau ORANGE des origines trouvait normal un éventail des salaires de 1 à 30 — ORANGE actuel ne connaît plus de limites —, VERT veut le réduire à 1 à 3 ou 5.
Ce thème a déjà été abordé dans l'article “Trop payé ? Ou d'autres pas assez ?” Je voudrais aujourd'hui y revenir à la suite d'une expérience personnelle.
La connaissance de l'Ennéagramme donne envie de préciser la phrase d'Endenburg : toutes les activités ont une valeur égale, qu'elles mettent principalement en œuvre le centre instinctif, le centre émotionnel ou le centre mental. Il y a douze jours, un problème de santé m'a amené au service des urgences, puis au service de chirurgie des viscères de l'hôpital de ma ville de résidence. La rapidité et l'efficacité de la prise en charge de la douleur m'ont laissé un peu de disponibilité pour observer ce qui se passait autour de moi, et notamment l'expression des centres instinctif, mental et émotionnel extérieurs. Pour l'utilisation intérieure des centres, il faudrait que j'y retourne plus longuement ; alors ne comptez pas trop sur un prochain billet. Quelques instantanés de mon séjour.
Mon état a commencé par nécessiter deux analyses, puis par un processus d'escalade devant leurs mauvais résultats, une radio, une échographie, puis un scanner — tout ceci fait et interprété en moins de trois heures, excellent rappel de l'efficacité que peuvent avoir les organisations centrées en BLEU malgré les critiques que ORANGE multiplie à leur égard. Ces différents examens ont nécessité plusieurs fois mon transport d'un bout à l'autre de l'hôpital. Le brancardier qui s'est chargé de moi souffrait du genou et était en attente d'une opération. Cela ne l'a pas empêché de discuter en essayant de créer une ambiance rassurante ou de me demander où je souhaitais qu'il positionne le brancard pour que l'attente me soit la plus agréable possible. Cet homme est payé pour son centre instinctif extérieur, mais ce qu'il donne en plus, c'est de l'amour, son centre émotionnel extérieur.
L'infirmière qui m'avait accueilli aux urgences est venue plusieurs fois me demander comment cela allait, si je ne souffrais plus ou si j'avais besoin de quelque chose alors qu'elle n'était plus responsable de moi et que sa charge de travail était importante. Cette femme est payée pour ses centres mental et instinctif extérieurs, mais ce qu'elle donne en plus, c'est de l'amour.
L'aide-soignante qui est venue m'enlever ma perfusion juste avant mon départ, s'inquiétait du fait qu'aux urgences, on ne m'avait pas rasé avant de la mettre et que l'enlever allait me faire un peu mal en arrachant les poils accrochés au pansement adhésif. Elle était heureuse et fière de me dire que celui qu'elle me mettait pour éviter un saignement s'enlevait sans souffrance. Cette femme est payée pour son centre instinctif extérieur, mais ce qu'elle donne en plus, c'est de l'amour.
Je pourrais lister plusieurs autres situations semblables. Je pourrais aussi croire qu'un tel traitement est expliqué par mon côté exagérément sympathique ; ce n'est pas le cas : malgré la pression qu'il y a dans des services d'urgence, malgré le stress et la détresse qu'il y a dans un service de chirurgie, malgré l'agressivité que l'inquiétude et la douleur provoquent chez certains patients ou chez leurs proches, j'ai vu une écrasante majorité du personnel se comporter ainsi. Bien sûr, il existe des contre-exemples, peut-être même en avez-vous connus ou vécus, et c'est douloureux même si cela ne change pas la nature de mon propos.
Dans notre monde ORANGE emporté par l'excès de l'expression du soi, le mental extérieur est plutôt bien payé, l'instinctif extérieur généralement moins, mais l'émotionnel extérieur n'est pas monnayable sur le marché de l'emploi. « Achète-moi je ne vaux rien, puisque l'amour n'a pas de prix », chantait Léo Ferré. Combien de temps encore l'accepterons-nous ?
Dimanche 11 octobre 2009
Petit livre ROUGE
Ce blog s'est fait plusieurs fois écho de l'utilisation de la honte pour maîtriser le vMème ROUGE : cf., par exemple, “La sécurité rien qu'en appuyant sur un bouton” et “La vie en rose”.
Même si elles sont souvent efficaces, je suis toujours un peu réservé face à ces méthodes pour des raisons éthiques et pratiques :
- Il me semble préférable, chaque fois que cela est possible, de faire changer les personnes dominées par un niveau d'existence au nom de motivations positives plutôt que négatives ;
- L'utilisation de la honte avec ROUGE induit un risque de représailles ;
- Rien ne garantit le résultat sur la Spirale Dynamique, la personne soumise à la honte pouvant rester en ROUGE, revenir en VIOLET ou passer en BLEU.
Pourtant, cette fois-ci, l'utilisation que la justice turque fait de la honte me semble fort astucieuse. En Turquie, la législation permet de commuer les peines de prison inférieures à trois ans des condamnés dont c'est la première peine en un contrôle judiciaire, accompagné d'un travail général et… d'une obligation de lire ! Parfois certains jugent choisissent le type de livres auxquels ils condamnent les accusés : par exemple, Hayrettin, qui avait frappé son épouse et son fils, doit lire cinq livres portant sur les rapports familiaux et l'éducation des enfants, ou Özgür Solmaz, qui avait tiré des coups de revolver en l'air lors d'une dispute avec des amis, doit lire des livres sur les dangers des armes à feu. D'autres fois, le simple fait de lire est considéré comme rédempteur.
La première peine de ce genre a été prononcée en 2006, et Alparslan Yigit, coupable d'ébriété et de tapage, raconte ainsi ce qu'il a vécu quand il a été obligé de lire une heure et demie par jour :
— De quoi vous a-t-on accusé ?
— On a dit que je m'étais comporté grossièrement, que j'ai hurlé alors que j'étais saoul.
— Comment avez-vous réagi à l'énoncé de la peine ?
— J'ai demandé au juge de me traiter comme tout le monde. Je lui ai dit : « Si vous me condamnez à lire un livre, les gens vont se moquer de moi ! » Pour moi, lire un livre, c'était comme faire la vaisselle à la maison. Mais le juge a maintenu cette peine. Je me suis enfui à Ankara. J'étais très perturbé.
— Pourquoi êtes-vous revenu ?
— Je suis resté six mois loin de chez moi. Puis je me suis rendu compte que je ne serais pas tranquille à moins de faire cette lecture.
— Comment vous sentiez-vous en entrant pour la première fois dans la bibliothèque ?
— Au début, c'était horrible. J'avais l'impression qu'on me torturait et que tous les habitants de la ville m'observaient et se moquaient de moi.
— Quel était le titre du premier livre ? Avez-vous vraiment lu ?
— J'ai commencé avec un livre sur les écrivains turcs. J'ai également lu la biographie d'Atatürk. C'étaient vraiment de gros livres. J'ai mis un mois entier à les lire. En réalité, je faisais semblant, je ne faisais que tourner les pages. Quand on m'a dit que le juge m'interrogerait sur le contenu, je me suis mis à lire vraiment. Je ne souhaite ça à personne, même à mon pire ennemi.
— Vous est-il arrivé de vous dire que la prison aurait été préférable ?
— C'est ce que je pensais. Mais le juge m'avait dit que le séjour en prison serait mentionné dans mon casier judiciaire et que je ne retrouverais donc plus de travail. Sans ça, qu'est-ce que ç'aurait été de passer quinze jours en prison ? J'en serais sorti la tête haute et j'aurais été fier de retrouver mes amis au café.
— Et alors, maintenant, vous ne marchez pas la tête haute ?
— Pas complètement. Je sais que les gens rigolent dans mon dos. Cela dit, j'ai appris beaucoup de choses qu'eux ignorent. Moi aussi je peux me moquer d'eux.
— Est-ce que vous avez continué à lire depuis ?
— J'ai compris que lire n'était pas si affreux que ça. Je me suis dit que le savoir avait du bon. J'aime bien les livres d'Ahmet Rasimet et de Refik Halit Karay. Maintenant, je lis à chaque fois que j'en ai l'occasion.
Ainsi, la honte rend le niveau d'existence ROUGE inconfortable, mais la lecture pousse positivement le délinquant vers BLEU.
Source : Bakr Sidqi, "Pire que la prison, la lecture", Courrier international, N° 978, 1 août 2009, p. 25.
Mardi 6 octobre 2009
Formation pour Guinness Book
ORANGE a inventé le développement personnel et les métiers d'accompagnement allant avec. Dans ce domaine, la dernière création est la profession de coach. Le problème est qu'un métier, cela s'apprend, et que, quand il va mal, ORANGE est pressé. Très pressé.
Formidable, il y a donc un marché ! En flânant sur le Web, je suis tombé sur un site qui propose de devenir coach certifié en suivant une formation par Internet d'une durée de seize heures. Bien sûr, pour obtenir la certification, il faut passer un test, mais l'institut « garantit votre succès » à cet examen.

Un record à battre ! Oh, il le sera. Je reçois régulièrement des appels de personnes me demandant s'ils peuvent enseigner ou utiliser professionnellement la Spirale Dynamique ou l'Ennéagramme après un stage de base, soit treize heures de formation effective. Dommage, le marché ne m'intéresse pas.
Jeudi 1 octobre 2009
L'Indonésie en couleurs et plus (2/2)
Du point de vue de la Spirale Dynamique, la situation indonésienne est tout aussi complexe, le poids relatif des différents vMèmes pouvant varier d'une ethnie à l'autre.
VIOLET est partout présent et extrêmement fort avec un culte des ancêtres omniprésent, des rites de passage qui jalonnent l'existence, et la croyance animiste en des esprits habitant chaque chose. Les religions déjà mentionnées ont apporté une part importante de BLEU avec la notion de bien et de mal, celle de récompense après la mort ou après une série de réincarnations, et une société très structurée, notamment avec un système de castes dans les régions hindouistes. Comme je l'ai déjà mentionné, les croyances VIOLET et BLEU sont intimement mélangées, et cela rend difficile de savoir quel est le vMème dominant. Il semble probable que ce soit VIOLET, mais là aussi mon séjour a été trop court pour avoir une totale certitude. (On pourra relire, à propos de VIOLET, l'article “Jour d'élections législatives en Indonésie”.)
Coincé entre l'ennéatype 9 et les vMèmes VIOLET et BLEU, le niveau d'existence ROUGE ne peut s'exprimer qu'avec modération. En témoigne une circulation automobile plutôt calme et ordonnée. Il est malgré tout bien présent avec la croyance en des esprits malfaisants dont il faut se protéger et avec une corruption bien visible.
À Bali, la situation est particulière. Les traditions issues de VIOLET et les règles édictées par BLEU y ont un poids incroyablement fort. Non seulement elles gouvernent chaque moment de l'existence, mais en plus la communauté surveille très étroitement leur application. Par exemple, il est obligatoire de fournir un travail bénévole pour la préparation des cérémonies dans les temples ou de rester chez soi le jour de l'an qui doit être consacré à la méditation ; dans chaque village, une personne est chargée de contrôler le respect de ces règles, et des sanctions sont prévues pour les contrevenants : amendes, exclusion du village, etc.
Ce carcan est certainement trop étroit, et ROUGE y a besoin d'un exutoire. Cela se perçoit dans une certaine agressivité sous-jacente dans les danses rituelles où des hommes en transe se jettent sur les kriss, les poignards traditionnels, ou dans des activités comme les combats de coq qui sont organisés quotidiennement, alors qu'ils sont interdits en dehors des cérémonies religieuses. Le DSM-IV, la principale nosologie psychiatrique, définit une maladie qui existe à Bali et dans quelques autres cultures de l'Asie du Sud-Est, l'amok, et dont voici la définition : « Épisode dissociatif caractérisé par une période de cafard suivi par un comportement extrêmement violent, agressif ou homicide envers des personnes et des objets. L'épisode semble être déclenché par un affront ou une insulte et semble n'atteindre que des hommes. L'épisode est souvent accompagné par des idées de persécution, de l'automatisme, de l'amnésie, un état d'épuisement avec retour à l'état pré morbide après l'épisode. » Cela est d'ailleurs aussi très compatible avec le style de colère de l'ennéatype 9, et il est intéressant de noter que, en dehors de l'Asie, l'amok n'existe que chez les Navajo — une autre culture 9 — et à Porto Rico — ennéatype culturel à définir.
Les Balinais adorant cela, faisons un pari : puisque Bali est l'île où l'expression du soi est la plus contrainte, elle devrait être celle où se fera en premier la bascule vers ORANGE. Le tourisme étant la principale ressource, il y a un risque que Bali devienne une sorte de parc d'attractions où les Balinais joueraient leur culture pour des visiteurs étrangers en recherche d'exotisme.
Nous avions déjà évoqué quelques manifestations du vMème ORANGE en Indonésie dans les articles “Mortel Ennui” et “Petits arrangements”. Toutefois, ce niveau d'existence reste encore marginal dans la population.
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