Depuis le début de l'histoire de l'humanité, les structures familiales ont beaucoup changé au fur et à mesure que les sociétés parcouraient les vMèmes de la Spirale Dynamique. En VIOLET, les liens du sang sont bien connus mais comme ils unissent à des degrés divers tous les membres de la tribu, c'est fréquemment celle-ci tout entière qui se charge de l'éducation de l'enfant. En ROUGE, la structure familiale a un chef suprême doté de tous les pouvoirs, y compris souvent celui de vie ou de mort sur son épouse ou ses enfants comme c'était le cas dans la Rome antique. En BLEU, on a retrouvé la cohabitation de plusieurs générations sous un même toit dans la famille élargie, régulièrement une structure sacrée et intangible voulue par la Vérité Ultime. ORANGE a vu la prééminence de la famille nucléaire rare auparavant, puis l'apparition des familles recomposées. [Bien évidemment, cette rapide description est exagérément simplificatrice ; elle décrit des valeurs de surface et les variations peuvent être importantes selon les cultures ; plusieurs structures familiales peuvent cohabiter à un moment donné, ne serait-ce qu'en raison de la structure holarchique de la Spirale Dynamique.]
Aujourd'hui, on assiste à la multiplication des techniques de procréation assistée (don de sperme, don d'ovule, insémination artificielle, bébés-éprouvette, mères porteuses et demain manipulation génétique de l'embryon) et à celle des formes de couples (un enfant peut être élevé par ses parents géniteurs, par un couple dont un seul parent est géniteur, par un couple homosexuel, par un couple n'ayant aucun lien génétique avec l'enfant). VERT verra sans doute apparaître des structures familiales encore plus ouvertes, plus complexes et bien différentes de celles des niveaux d'existence précédents (cf. "Crustacés et coquillages").
La question se pose donc de l'impact de ce changement : est-ce que ces nouvelles structures familiales permettent un développement normal de VIOLET chez les enfants concernés ?
Il semble que la réponse soit clairement positive. Polly Casey, du Centre for Family Research à l'Université de Cambridge, a mené pendant les sept dernières années une étude sur plus d'une centaine de familles de structures différentes. Le résultat est sans appel : il n'y a pas de différence notable dans les relations parents-enfants entre les familles pour lesquelles les parents sont les géniteurs et les autres, à part une très légère anxiété et un peu plus d'indulgence chez les mères non-génitrices.
Même si elles ont moins de recul, des recherches semblables menées sur des enfants élevés par des couples homosexuels semblent aller dans la même direction.
Ce n'est finalement guère étonnant. D'une part, il n'y a pas de raisons que le changement en cours soit plus difficile à assimiler que les précédents. D'autre part, l'acceptation par la société des nouvelles formes de parentalité est sans doute un facteur déterminant en assurant acceptation et tranquillité psychologique aux parents et aux enfants.
Source : "Families where children are born without a genetic or gestational link to their parents are functioning well", European Society of Human Reproduction and Embryology, 6 juillet 2008.
mar 1 jun 2004, 05:55