Traité de « connard » par un de ses élèves de onze ans, un professeur de Berlaimont, dans le Nord, n'avait pu résister et avait flanqué une gifle au jeune insolent. Un bel échange impulsif au niveau du vMème ROUGE. L'affaire avait défrayé la chronique en début d'année et aurait dû être jugée aujourd'hui selon la procédure de plaider-coupable, mais l'inculpé, pour violence aggravée envers un mineur, vient de se raviser et de réclamer un procès public.
Ma génération qui a connue de la part des enseignants coups de règles sur les doigts et autres jets d'éponge sur les trublions n'est pas très étonnée de la violence magistrale.
Pourtant, l'interdiction absolue de frapper les élèves date d'une ordonnance de François Guizot du 23 avril 1834 qui a été confirmée fermement par le règlement du 18 janvier 1887. Quant aux punitions collectives, elles sont proscrites depuis 1886, à raison qu'il n'y a de réelle justice que s'il y a individualisation de la peine (jusqu'à leur rétablissement par François Fillon, ministre de l'Éducation entre 1993 et 1995). Vu depuis la Spirale Dynamique, le mécanisme est clair. Les châtiments corporels sont interdits dès que ORANGE commence à jouer un rôle perceptible dans la société, mais il faudra attendre qu'il devienne le niveau d'existence dominant aux environs de 1968 pour que l'interdiction prenne presque totalement effet.
Le soutien quasiment unanime qu'a reçu le professeur frappeur, y compris de la part du philosophe Luc Ferry, ancien ministre de l'Éducation, qui aurait « donné deux gifles » est une belle illustration du creux γ en BLEU que vit notre société.
Mais bien évidemment, la violence des maîtres légitime indirectement celle des élèves. C'est dans les pays d'Europe du Nord, spécialement en Suède et en Norvège, où le vMème VERT est fort et où les châtiments corporels sont strictement interdits aussi bien à l'école qu'en famille, que les violences de la part des enfants sont en plus forte diminution, aussi bien vis à vis des enseignants qu'entre eux. C'est d'ailleurs aussi dans ces pays que le niveau scolaire est le plus élevé. À méditer peut-être.
Précisons que ces réflexions générales ne constituent ni une condamnation, ni une justification de l'enseignant incriminé, faute d'informations sur ce qui s'est réellement passé. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur la situation des personnels de l'Éducation nationale très insuffisamment formés à la gestion des situations de crise et à l'encadrement d'élèves venant de familles dont les vMèmes dominants sont divers, et laissés seuls face à ce type de situation.
Source : Véronique Soulé. "Entretien avec Éric Debarbieux". Libération, 22 mars 2008, N° 8360, pp. 28-29
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lun 25 aoû 08, 10:45
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jeu 21 aoû 08, 11:32
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mar 12 aoû 08, 13:01
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dim 10 aoû 08, 14:12
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dim 03 aoû 08, 20:09
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