Le régime nazi à la fin de la Seconde Guerre mondiale et l'Iran lors du conflit avec l'Irak entre 1980 et 1988 ont eu recours à des adolescents soldats. C'est cependant l'Afrique qui a inventé et s'est fait une triste spécialité de l'enfant soldat : Angola, Burundi, Centrafrique Congo-Brazzaville, Congo-Kinshasa, Côte d'Ivoire, Guinée, Liberia, Mozambique, Ouganda, Rwanda, Sierre Léone, Somalie, Soudan, Tchad, ce sont près de trois cent mille enfants qui ont été impliqués dans les conflits qui ont agités ces pays entre 1980 et aujourd'hui. Les enfants constituent « l'arme parfaite : faciles à manipuler, profondément loyaux, ils ne connaissent pas la peur et leur nombre est illimité. »
La nature de leur utilisation est en train de changer car « les rebelles de ce continent n'ont plus aucun tabou ». Au début, il s'agissait de mener des guerres motivées par une idée ou une cause, comme la décolonisation ou la lutte contre l'apartheid. Maintenant, le seul objectif est le pillage : en majorité, « les mouvements qui utilisent des enfants âgés d'une dizaine d'années […] ne se définissent que par l'appât du gain, le pouvoir et la brutalité. » Ishmael Beah, ancien enfant soldat en Sierra Leone raconte dans A Long Way Gone : « Rapidement, toute idéologie disparaît. Et ce n'est plus qu'un bain de sang ; un moyen de piller pour les chefs ; une guerre de démence. »
En termes de Spirale Dynamique, on est donc en train de passer à une utilisation du vMème ROUGE pur, sans que des éléments de VIOLET ou de BLEU le tempère. Certes VIOLET est là, mais uniquement en tant qu'outil au service de ROUGE : « dans plusieurs mouvements armés, on raconte aux enfants que la vie et la mort dépendent d'esprits, que leurs commandants invoquent pour les enfermer dans des huiles et des amulettes. La magie peut inciter les enfants à commettre des actes innommables. Elle donne également à des chefs insignifiants un vernis d'honorabilité surnaturelle. » Ishmael Beah confirme : « Les commandants portaient sur eux des perles particulières et disaient que grâce à elles les armes ne nous blesseraient pas. Et nous les croyions. »
La question des enfants soldats a été inscrite à l'ordre du jour des Nations unies pour tenter d'imposer un âge minimum de dix-huit ans aux combattants. Essayons d'y croire…
Source : Jeffrey Gettleman, "Enquête sur une tragédie africaine", Courrier international, N° 872, 19 juillet 2007, pp. 32-33
Commentaires
jeu 04 sep 08, 05:46
Bonjour à tous, Nos amis de Google viennent de sortir un navigateur Internet appe [...]
jeu 04 sep 08, 05:28
Bonjour Wallace, "D'où la nécessité du toute vie de la deuxième boucle ?" [...]
jeu 04 sep 08, 05:03
Bonjour à tous, C'est un pl aisir de vous voir rentrés. Wallace, j'avais entend [...]
mer 03 sep 08, 14:27
Jorune, je suis entièrement d' accord avec ce que tu écris, m ais je ne comprends guèr [...]
mer 03 sep 08, 12:41
Oui, Wallace, mais il y a utiliser et utiliser, et pour ma part, je m [...]
mer 03 sep 08, 09:25
À l'Université d'été du PS, Sé golène Royal a fait une courte apparition. Elle a cité [...]
mer 03 sep 08, 09:19
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mar 26 aoû 08, 07:18
Bonjour Coriolan, Ben oui q uoua ? Pourquoi est-ce qu'on n ous gonfle avec la Princ [...]
lun 25 aoû 08, 10:45
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