Dans VERTe Norvège, nous avions brossé à grands traits l'impact du vMème VERT en Norvège, un des rares pays où ce niveau de la Spirale Dynamique joue un rôle majeur. La Norvège est riche : le pétrole de la mer du Nord rapporte un véritable pactole qui booste l'économie et fait partie des conditions de vie qui permettent la solidarité souhaitée par VERT. La Norvège est prudente : elle sait qu'un jour ou l'autre, les réserves de pétrole s'épuiseront et met donc de côté et investit une part importante des bénéfices de l'industrie pétrolière ; on estime que ces économies représenteront dans dix ans, « plus de 600 milliards d'euros, soit 133.000 euros par habitant – enfants compris ».
Alors, la Norvège culpabilise : devenu un des plus gros investisseurs de la planète, elle veut réussir « à allier une gestion professionnelle à une démarche éthique ». Pour cela, Henrik Syse, un Docteur en philosophie morale, a été mis à la tête du service dédié à la gouvernance d'entreprise pour le Fonds pétrolier (renommé en 2006 Fonds de retraite du gouvernement). S'inspirant des travaux de divers philosophes comme Aristote ou Kant, Henrik Syse a défini cinq critères qui excluent tout investissement de la part de la Norvège : « violations graves ou systématiques des droits de l'homme ; graves violations des droits de l'individu dans les guerres et les conflits ; dégâts sévères causés à l'environnement ; corruption grossière ; autres graves infractions aux règles fondamentales de l’éthique. »
Dans un premier temps, le fonds de gestion s'est désengagé d'entreprises fabriquant des armes comme General Dynamics ou le français Safran, de compagnies encourageant le travail des enfants, de sociétés s'opposant à la représentation syndicale (comme Wal-Mart), etc. Aujourd'hui, il souhaite étendre son refus d'investir à des pays tout entiers, le premier cité étant le Myanmar (ancienne Birmanie). Cela pose d'intéressants problèmes de cohérence (pourquoi tel pays avant tel autre ?) et de congruence (le fonctionnement de la Norvège elle-même est-il complètement éthique ?).
Même si des embryons de mouvements semblables ont déjà existé au niveau local (cf. So far ago from Frisco), c'est la première fois qu'un État décide d'évaluer publiquement et durablement d'autres pays sur le base de critères éthiques forts plutôt que sur des considérations politiques et/ou économiques. Une révolution.
Source : Mark Landler, "La Norvège veut se donner bonne conscience", Courrier international, N° 863, 16 mai 2007, p. 44
Commentaires
dim 30 nov 08, 01:57
Bonsoir à tous, Aurore, mer ci pour ta réaction. Elle a ét é pour moi l'occasion d' [...]
sam 29 nov 08, 05:57
Bonsoir à tous, Jorune, ras sure-toi (sic), ni Aurore, ni Samy, ni moi sommes anti [...]
ven 28 nov 08, 21:10
Bonsoir, Il faut dire que R OUGE est un vMème difficile à apprécier… Il a un côté [...]
ven 28 nov 08, 18:12
Bonjour à tous, "Désolée si j'horrifie les lecteurs de ce blog." Oh, rare [...]
ven 28 nov 08, 14:21
Mon cher Samy, Je crois avo ir un VIOLET très développé… e t un ORANGE culminant-do [...]
ven 28 nov 08, 14:10
Bonjour à tous, Toute émoti onnelle réprimée que je suis, cette vidéo m'a profondé [...]
ven 28 nov 08, 10:23
Bonjour Jorune, [i]"Et bien, en faisant la somme de tous les individus que je côt [...]
jeu 27 nov 08, 22:02
[i]"Il est fort probable que, comme à chaque changement de v Mème, les « élites » en [...]
jeu 27 nov 08, 10:45
Cette phrase ignoble de Lawren ce Summers me semble bien illu strer comment le passage [...]