Le maire de New York, Michael Bloomberg, veut faire de la lutte contre la pauvreté la priorité de son second mandat. Avec l'aide de fonds privés, il a décidé de récompenser financièrement les familles qui éduqueront correctement leurs enfants. Ainsi, un enfant qui suit régulièrement les cours rapporte à ses parents entre vingt-cinq et cinquante dollars ; s'il réussit un examen, ce sont trois cents dollars qui tombent dans l'escarcelle familiale. Le comportement des parents fait aussi l'objet de primes pour, par exemple, assister aux réunions de parents d'élèves ou aller à une visite médicale. Les sommes sont versées tous les deux mois et pourront atteindre cinq mille dollars par an.
Ce système, qui existe aussi en Angleterre, en Afrique du Sud et à grande échelle au Mexique, fait sens du point de vue de la Spirale Dynamique. Les enfants qui sèchent les cours ont généralement un ROUGE fort face auquel l'autorité parentale ne s'exerce plus suffisamment. Ce système incite les parents à reprendre leur rôle et donc à développer le niveau d'existence BLEU chez leurs enfants. Le fait que l'argent soit donné très rapidement est aussi une prise en compte du fait que ROUGE ne comprend que les récompenses et non pas les punitions, et qu'il fonctionne à très court terme.
Lary Aber, un chercheur de l'Université de New York qui a proposé la méthode au maire, considère que ces sommes sont pour les personnes pauvres « des compensations pour les coûts d’investissement dans des décisions qui ne payeront qu'à long terme » : « Pour nous, aller chez le pédiatre, ça prend une demi-heure. Une famille pauvre risque d'aller quelque part avec deux heures d’attente. Et la demi-heure qu’on manquera sur le travail représentera un bien plus petit pourcentage de notre salaire que les deux heures sur le leur. [Les pauvres] paient plus que nous pour faire les mêmes choses. […] Ce n'est pas paternaliste : tout le monde veut la même chose pour ses enfants, mais certains n'en ont pas les moyens. »
Bien entendu, cette mesure est loin d'être parfaite. Elle est profondément marquée par le vMème ORANGE par la priorité accordée à l'argent et par un individualisme certain. Il n'est pas un instant envisagé une action économique et sociale qui consisterait, par exemple, à agir sur les salaires ou à faire que les services sociaux destinés aux pauvres fonctionnent mieux (sans ces deux heures d'attente). La société américaine étant dominée par les BLEU et ORANGE, cette approche s'intègre donc bien dans le système. Il est significatif qu'elle n'ait quasiment provoqué aucune réaction négative de la population ou des politiciens de New York.
Source 1 : Guillemette Faure, "New York veut payer les pauvres qui se tiennent bien", Rue89, 15 mai 2007
Source 2 : "En Angleterre aussi, des bourses récompensent l'assiduité", Rue89, 15 mai 2007
Commentaires
dim 30 nov 08, 01:57
Bonsoir à tous, Aurore, mer ci pour ta réaction. Elle a ét é pour moi l'occasion d' [...]
sam 29 nov 08, 05:57
Bonsoir à tous, Jorune, ras sure-toi (sic), ni Aurore, ni Samy, ni moi sommes anti [...]
ven 28 nov 08, 21:10
Bonsoir, Il faut dire que R OUGE est un vMème difficile à apprécier… Il a un côté [...]
ven 28 nov 08, 18:12
Bonjour à tous, "Désolée si j'horrifie les lecteurs de ce blog." Oh, rare [...]
ven 28 nov 08, 14:21
Mon cher Samy, Je crois avo ir un VIOLET très développé… e t un ORANGE culminant-do [...]
ven 28 nov 08, 14:10
Bonjour à tous, Toute émoti onnelle réprimée que je suis, cette vidéo m'a profondé [...]
ven 28 nov 08, 10:23
Bonjour Jorune, [i]"Et bien, en faisant la somme de tous les individus que je côt [...]
jeu 27 nov 08, 22:02
[i]"Il est fort probable que, comme à chaque changement de v Mème, les « élites » en [...]
jeu 27 nov 08, 10:45
Cette phrase ignoble de Lawren ce Summers me semble bien illu strer comment le passage [...]