Les Tarahumaras sont une tribu indienne vivant dans les montagnes du Chihuahua, au Mexique. Leur nom est la déformation par les oreilles occidentales de celui qu'ils se donnent : les Raramuris, les hommes qui courent. Ils sont effectivement considérés comme les coureurs les plus endurants de la planète, et pour eux, le marathon est une plaisanterie trop facile, même pour les femmes disent-ils.
De nombreux éléments menacent aujourd'hui la culture des Tarahumaras : aide maladroite des ONG, projets de développement concoctés par l'état mexicain, etc. Mais ce n'est pas nouveau. Les Espagnols ont tenté de leur imposer leur manière de vivre, et les missionnaires jésuites ont voulu faire de même avec leur religion.
Les Tarahumaras ne sont pas un peuple querelleur, et il sont donc devenus chrétiens : ils célèbrent la messe tous les dimanches, même si elle ne dure pas plus de dix minutes, et leur fête la plus importante a lieu à l'occasion de la Semaine Sainte. Bref, si le prêtre chargé de leurs âmes monte les voir, ce qu'il fait au maximum une fois par an, il n'y voit que du BLEU.
Mais Spirale Dynamique nous recommande de chercher les valeurs cachées derrière les valeurs de surface bien visibles. Quand on regarde de plus près, on s'aperçoit que l'officiant arrose l'autel et l'assistance avec de la bière de maïs, et que le signe de croix peut être transformé en une tape sur le ventre puis un baiser sur la main. Antonin Artaud, qui avait visité les Tarahumaras, disait à leur propos : « Dieu disparaît tout de suite quand on y touche trop, et à sa place c'est le Mauvais Esprit qui vient. »
Quant aux fêtes de la Semaine Sainte, appelées Noliruachi ("Quand nous marchons en cercle"), les forces du mal y sont représentées par des hommes couverts de boue, appelés les Pharisiens, et qui en fait symbolisent les Hommes Blancs, impudents, grossiers et agressifs. Le mal sera balayé pour la plus grande gloire de Dieu et de la Vierge Marie, en fait le soleil et la lune. En bref, une belle fête païenne fort arrosée, entièrement dans le vMème VIOLET.
En dehors des fêtes où on abuse de la bière de maïs, le fondement de la société des Tarahumaras est la korima qui désigne « l'aide que tout Tarahumara est en droit de solliciter d’un frère de race en meilleure situation économique que lui quand il se trouve devant une nécessité grave. En cas de mauvaise récolte ou de maladie, une famille raramuri se présentera chez un ou plusieurs de ses voisins plus riches, et ceux-ci partageront leurs ressources avec eux » sans qu'il en résulte dette, humiliation ou dépendance.
Les Tarahumaras tiennent absolument à conserver leur mode de vie, et considèrent les Blancs comme « les hommes qui se sont trompés », rapporte Antonin Artaud.
Source 1 : Les Tarahumaras de Chihuahua, documentaire d'Alain Bourrillon et Javier Perez Solano, France, 2000.
Source 2 : Xavier Zimbardo, "Ils dansent pour ne pas mourir", La Revue des Ressources, Février 2005
Commentaires
mar 26 aoû 08, 07:18
Bonjour Coriolan, Il a rais on Sarkozy, quoi. Pourquoi est -ce qu'on nous gonfle av [...]
lun 25 aoû 08, 10:45
Comme chaque matin, je vais su r le site de Rue89 et là je dé couvre une [url=http://w [...]
jeu 21 aoû 08, 13:24
Bonjour Coriolan, En bon en néatype 7 glouton, je crois que j'aime tous les [...]
jeu 21 aoû 08, 11:32
C'est bien agréable ces restau rants où VIOLET est présent. J e les préfère à ceux qui [...]
mar 12 aoû 08, 13:01
Afficher ça sur son téléphone ! Comment est-ce possible ? Je pense à toutes ces pers [...]
dim 10 aoû 08, 14:12
Bonjour Jorune, Je trouve c ette phrase de Clare Graves tr ès éclairante sur JAUNE, [...]
dim 10 aoû 08, 12:24
Fabien, Clare Graves avait écrit en son temps au sujet de A'N' (JAUNE) : [i]"Il a [...]
dim 03 aoû 08, 20:09
Bonjour Fabien, La patte d 'oie ou de canard est le signe de liens avec le monde [...]
sam 26 jui 08, 10:48
Bonjour à tous, Mon cher Fa bien, je confirme que la marqu e Yves Rocher sur [...]