La réussite matérielle, valeur suprême du vMème ORANGE, ce n'est pas désagréable, mais c'est peut-être insuffisant pour donner un sens à sa vie.
Les jeunes diplômés sont de plus en plus nombreux à en être convaincus et à chercher à travailler dans des ONG. « À peine sortis de Polytechnique, d'HEC, de Sciences Po, de l'Essec, ou après quelques années en entreprise, ils frappent à la porte des associations caritatives. Renonçant à des carrières prometteuses et des salaires élevés, cette "génération humanitaire" se met au service des déshérités ou de la planète en danger. »
Ce mouvement est de grande ampleur. Martin Hirsch, le président d'Emmaüs France qui sort d'ailleurs de Science Po et de l'ENA, se dit « submergé » par les candidatures. Philippe Lévêque, directeur général de Care France et ancien d'HEC, a dans son équipe un tiers de diplômés de grandes écoles de commerces. Ceux qui ont tenté cette aventure sont ravis : « Aujourd'hui, j'aide les gens en difficulté, une vraie motivation. Je ne travaille plus pour renforcer la rentabilité d'un groupe. »
Ces jeunes « sont informés des problèmes du monde. Ils veulent agir pour réduire les inégalités et sont prêts à s'engager dans des parcours atypiques. » Même si certains ne voient dans ce « parcours citoyen » qu'une étape de leur carrière, il y a là clairement la manifestation du développement de VERT.
Plus loin dans la pyramide d'âge, les cadres autour de la quarantaine souffrent de plus en plus d'un mal nouveau : la middlescence. Entendez par là qu'ils s'ennuient. Dans un environnement professionnel et personnel devenu stable, « avec au minimum vingt ans encore à travailler avant la retraite, ils se vivent dans la peau d'un condamné aux travaux forcés. » L'énergie qu'ils investissent dans leur entreprise n'est plus que négative. Certains, encore bien centrés en ORANGE, se satisferaient volontiers d'une perspective d'évolution interne, mais nombre d'entre eux se posent la question du sens de leur travail et de leur parcours professionnel. « Les entreprises ne savent que faire. »
Aujourd'hui, la plupart des entreprises ne savent manager qu'à partir des vMèmes BLEU et/ou ORANGE. À terme, leur survie dépend de leur capacité à apprendre à naviguer en deçà et au-delà de ces niveaux sur la Spirale Dynamique.
Source 1 : Angélique Négroni, "Les surdiplômés affluent vers l'humanitaire", Le Figaro, 22 septembre 2006, p. 10.
Source 2 : Claire Aubé, "La crise de 'middlescence'", Enjeux Les Échos, N° 227, Septembre 2006, pp. 76-79.
Commentaires
jeu 20 nov 08, 08:44
Bonjour Aurore, [i]"L'amour est conditionnel à tous les a utres niveaux de la prem [...]
jeu 20 nov 08, 07:44
Bonjour Samy, "Utopiste ?" Je crois. Effective ment, un degré minimum d [...]
mer 19 nov 08, 21:28
Salut, Merci à tous pour ce tte belle discussion. Elle fai t tout à fait sens dans [...]
mer 19 nov 08, 12:50
Bonjour Fabien, Je trouve t oujours très surprenant et dom mageable pour le fonctio [...]
mer 19 nov 08, 08:40
Bonjour Wallace, Tu as tota lement raison sur la légitimit é de la tristesse des co [...]
mar 18 nov 08, 15:06
Je comprends que des députés p uissent avoir du chagrin en pe nsant à la dépression et [...]
mar 18 nov 08, 15:00
Oui, c'est exceptionnel de voi r un journaliste manifester un e telle implication émot [...]
mar 18 nov 08, 07:34
Bonjour Samy, Merci pour ta participation et ton apprécia tion positive sur mon tr [...]
lun 17 nov 08, 10:40
Bonjour Fabien, Je trouve a ussi cette intervention toucha nte et belle. Tu insi [...]