Aux États-Unis, les tests ADN sont aujourd'hui facilement accessibles à tous. Cela change, entre autres, la manière dont les gens perçoivent leurs origines. De plus en plus d'Américains y ont recours, moyennant une somme modique comprise entre 99 et 205 dollars, pour vérifier leur appartenance raciale. Cette nouvelle tendance vient de deux vMèmes bien différents.
Certains sont centrés en ORANGE. Prouver que l'on a du sang noir ou du sang indien, c'est pouvoir profiter de toutes les mesures liées à la discrimination positive en réclamant les privilèges qui vont de pair avec cette appartenance raciale. Par exemple, Ashley Klett a découvert qu'elle avait 2 % de gènes d'origine extrême-orientale. Cela a été suffisant pour que sa soeur cadette coche la case "Asiatique" sur sa demande d'admission à l'université : elle a obtenu la faculté de son choix et une bourse. Cela provoque bien évidemment l'indignation des autorités : « Si quelqu'un a l'air blanc et découvre qu'il ne l'est pas, il n'a pas vécu le genre de choses auxquelles la discrimination positive est censée remédier », proteste Lester Monts, administrateur de l'université du Michigan.
D'autres personnes entreprennent ces recherches au nom du vMème VIOLET. Les hommes blancs ne sont arrivés aux États-Unis qu'au XVIIe, et globalement la culture américaine souffre d'un déficit de VIOLET, par rapport aux cultures européennes par exemple. Se trouver des ancêtres indiens, c'est se constituer une lignée présente dans le pays depuis les origines. En conséquence, le nombre officiel d'Amérindiens explose : « Quatre recensements consécutifs (qui donnaient une croissance de 7 % à 10 % pour d’autres groupes) ont révélé une montée en flèche du nombre d'Amérindiens, avec un accroissement de 50 % en 1970, de 70 % en 1980, de plus de 30 % en 1990 et de 100 % en 2000, année où ils ont dépassé les 4 millions. » Les tribus indiennes se moquent de ces indiens blancs, qui pourtant font généralement l'effort d'apprendre les coutumes et la langue de leur nouvelle tribu. Ils craignent aussi une dissolution de leur propre identité ethnique.
Source 1 : Jack Hitt, “Ça vous dirait d'être indien ?”, Courrier international, N° 815, 15 juin 2006, pp. 50-52
Source 2 : Amy Harmon, “Mille et un avantages à ne pas être génétiquement blanc”, Courrier international, N° 815, 15 juin 2006, pp. 56
Commentaires
jeu 20 nov 08, 08:44
Bonjour Aurore, [i]"L'amour est conditionnel à tous les a utres niveaux de la prem [...]
jeu 20 nov 08, 07:44
Bonjour Samy, "Utopiste ?" Je crois. Effective ment, un degré minimum d [...]
mer 19 nov 08, 21:28
Salut, Merci à tous pour ce tte belle discussion. Elle fai t tout à fait sens dans [...]
mer 19 nov 08, 12:50
Bonjour Fabien, Je trouve t oujours très surprenant et dom mageable pour le fonctio [...]
mer 19 nov 08, 08:40
Bonjour Wallace, Tu as tota lement raison sur la légitimit é de la tristesse des co [...]
mar 18 nov 08, 15:06
Je comprends que des députés p uissent avoir du chagrin en pe nsant à la dépression et [...]
mar 18 nov 08, 15:00
Oui, c'est exceptionnel de voi r un journaliste manifester un e telle implication émot [...]
mar 18 nov 08, 07:34
Bonjour Samy, Merci pour ta participation et ton apprécia tion positive sur mon tr [...]
lun 17 nov 08, 10:40
Bonjour Fabien, Je trouve a ussi cette intervention toucha nte et belle. Tu insi [...]