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« La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant. »
- Marie-Madeleine Davy
« Celui qui sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres. »
- Denis Diderot
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Aller au cœur de la connaissance
Ce blog ne fait qu’effleurer la richesse et la puissance de Spirale Dynamique et de l’Ennéagramme. Sachez en utiliser tout le potentiel avec une formation. Prochains points d’entrée :
À bientôt !
Mercredi 29 mars 2006
Magritte revisited

Ceci n'est pas un poignard.
C'est un innocent symbole religieux que les élèves sikhs orthodoxes peuvent désormais porter à l'école au Canada. Tel du moins a été le verdict unanime qu'a rendu le 2 mars dernier la Cour suprême, en s'appuyant sur l'absence totale d'incident impliquant le kirpan, le poignard traditionnel prescrit par la religion sikh, en un siècle de présence sikhe au Canada.
Nous avons déjà évoqué l'émergence de VERT au Canada. Une telle décision d'acceptation inconditionnelle du multiculturalisme va bien évidemment dans ce sens.
La Cour suprême a pris quelques précautions : le kirpan doit être “porté sous les vêtements, inséré dans un fourreau en bois et enveloppé dans un étui de toile cousue”. Malgré ces mesures préventives contre l'impulsivité ROUGE, la décision a néanmoins provoqué une inquiétude sécuritaire chez beaucoup de Canadiens. D'autres protestent contre la mesure en y voyant le “retour du religieux”, inquiétude compréhensible quand on sait à quel point BLEU a pu être oppressant dans le pays.
Source : “Canada Le poignard sikh autorisé à l'école”, Courrier international, N° 802, 16 mars 2006, p. 23
Vendredi 24 mars 2006
Tout pareil
De nombreux commentateurs relèvent volontiers les similitudes entre le mouvement étudiant actuel contre le CPE et les évènements de mai 68. Dans un essai qui vient de paraître, La culture du nouveau capitalisme, le sociologue Richard Sennett, professeur à la London School of Economics et à la New York University, affirme que c'est tout le contraire : en mai 68, les jeunes luttaient contre l'immobilisme de la société, pour plus de mouvement, plus de liberté et plus de flexibilité ; les jeunes qui sont aujourd'hui dans la rue réclament plus d'égalité, plus de sécurité et moins de flexibilité.
Qui a raison ? Les deux, selon que l'on regarde les revendications ou la structure.
En mai 1968, dans une société BLEU étouffante, la révolte estudiantine représente un creux γ en ROUGE : il est interdit d'interdire ! En mars 2006, dans une société ORANGE impitoyable, les mouvements de jeunes constituent un creux γ en BLEU.
Ainsi donc, selon l'époque, on manifeste contre ou pour BLEU, mais dans les deux cas il s'agit d'une régression au vMème précédant celui de la culture majoritaire, mouvement indispensable pour préparer le changement vers le niveau suivant de la Spirale Dynamique, ORANGE en 1968, VERT aujourd'hui. Les résultats de la contestation actuelle précipiteront ou au contraire ralentiront sans doute de manière significative l'évolution de la société française en VERT.
Dimanche 19 mars 2006
Garçons à la traîne
Aux États-Unis, les garçons sont en de plus en plus en échec ou en retard scolaire, là où les filles font des prouesses. Cela va du primaire où ils ont en moyenne deux ans de retard sur les filles à l’Université où ils représentent une proportion de moins en moins grande des étudiants. L’anthropologue Helen Fisher va même jusqu’à affirmer : "L’école est faite pour les filles." Parents et éducateurs s’alarment de plus en plus. Les sociologues envisagent l’émergence d’une société où les hommes seront incapables, faute d’éducation, d’assurer la charge d’une famille… Un homme a aujourd’hui trois fois plus de risques de devenir SDF qu’une femme.
Hasardons une explication vmémétique de ce phénomène.
ORANGE a fait éclater la structure familiale traditionnelle, et par son individualisme a ouvert la voie au féminisme. Non seulement, les filles se sont trouvées plus nombreuses à faire des études, mais les enseignants ont pris soin de leur donner plus de place et plus de possibilités d’expression. Le champ laissé aux garçons s’en est trouvé réduit d’autant. Kathy Stevens constate : "Nous pensions que les garçons pouvaient se débrouiller seuls, alors nous avons aidé les filles."
ORANGE s’est défini en opposition au vMème précédent sur la Spirale Dynamique, BLEU. La part de BLEU dans l’éducation des enfants, garçons comme filles, a diminué tant dans les familles qu’à l’école. Un des rôles de BLEU dans l’éducation est de tempérer les excès de ROUGE. Si on affaiblit BLEU, ROUGE se manifeste plus fortement.
Or gènes et testostérone obligent, la phase où ROUGE est le vMème dominant est plus intense et sans doute plus longue chez les garçons que les filles. Ce supplément de ROUGE chez les garçons aboutit à un refus des contraintes de l’école et à une difficulté à se concentrer plus importante que chez les filles. Cela est confirmé par de nombreux faits. À l’école primaire, sur cinq enfants prenant de la Ritaline pour traiter des troubles comportementaux et des problèmes de déficit de l’attention, quatre sont des garçons. Quand on interroge des parents, les mêmes phrases reviennent sans cesse : "Elle peut se concentrer, il n’y arrive pas.", "Il n’a pas d’objectif." Les filles, elles, déclarent à l’unisson : "Mon frère n’est pas idiot, mais il n’est pas motivé."
Corriger ces déséquilibres dans la Spirale Dynamique ne serait pas excessivement complexe, mais est hors du champ de ce qui peut être traité dans ce blog.
Mardi 14 mars 2006
Pas assez VERT
Face à l’intolérable poids du chômage en France, la classe politique, les économistes et les entrepreneurs cherchent désespérément des solutions. On a beaucoup parlé ces derniers temps d’un modèle danois qui associe flexibilité et sécurité, et de la possibilité de l’utiliser en France. C’est l’exemple même d’une réflexion superficielle qui gagnerait à prendre en compte la Spirale Dynamique et l’Ennéagramme.
Une réforme de la manière de gérer les chômeurs concernent une part extrêmement importante de la population française : 10% de demandeurs d’emploi enregistrés en tant que tels, auquel il faut ajouter leurs familles. Elle ne peut donc être acceptée et efficace que si elle est compatible avec le jeu de valeurs de la société française, et donc avec son profil sur la Spirale. Or le Danemark est un pays dans lequel le poids du vMème VERT est important, là où il est très faible dans une France encore largement dominée par ORANGE, et même BLEU surtout au niveau des structures étatiques, et politiques. Une mesure centrée sur VERT ne peut donc pas être efficace si elle est isolée ; elle n’aurait de sens que dans un ensemble favorisant une évolution globale de la société.
Ne nous cachons pas que la tâche sera difficile. Une culture, comme d’ailleurs un individu, est d’autant mieux compris qu’on l’analyse simultanément avec le modèle de la Spirale Dynamique et avec celui de l’Ennéagramme. L’ennéatype de la France est le 4. Cela en fait un pays individualiste, qui a du mal à intégrer et vivre pleinement les vMèmes des couleurs froides caractérisés par le sacrifice du soi. La transition de la France vers VERT risque donc d’être douloureuse.
Les économistes Yann Algan et Pierre Cahuc ont analysé le système danois de traitement du chômage et ont découvert que sa réussite "repose avant tout sur le sens civique des citoyens". Cela ne pose pas de problème au Danemark où 85% des citoyens considèrent inadmissible toute fraude en ce domaine. Mais en France, où l’individualisme 4 et l’individualisme ORANGE se renforcent, nous ne sommes que 39% à estimer que "la triche à l’assurance chômage n’est jamais justifiable". Sur 25 pays étudiés, seuls deux font encore moins bien que nous !
Changer de vMème dominant n’est pas simple ; changer d’ennéatype est impossible. Les deux économistes précités ont poursuivi leur enquête aux États-Unis : "même après plusieurs générations passées sur le sol américain, les citoyens issus de l’immigration française continuent à se montrer plus tolérants que la moyenne face à la triche à l’assurance chômage."
Il s’agit donc d’intégrer cette inertie des mentalités, de se préparer à vivre un vMème VERT qui sera forcément différent de celui des pays nordiques traditionnellement plus collectifs, et à inventer des solutions personnelles et originales. Mais c’est une des capacités majeures des 4… alors restons optimistes.
Source : Lionel Steinmann, “Le chômeur français n’est pas assez civique”, Enjeux Les Échos, N° 218, Novembre 2005, p. 11.
Mercredi 1 mars 2006
Confettis
Au placard jusqu’à l’année prochaine les masques, les serpentins et les confettis, le carnaval s’est terminé hier soir. Archiviste et paléographe, Anne Lombard-Jourdan a étudié l’histoire de cette fête qui n’a plus le lustre d’antan, mais fait encore en France les beaux jours de Nice ou de Dunkerque par exemple. Elle distingue ainsi plusieurs phases qui coïncident avec le développement de la Spirale Dynamique, ce qui ne saurait bien sûr nous étonner.
La tradition du carnaval remonterait aux temps préhistoriques où il aurait été une fête célébrant l’arrivée du printemps. Le temps du carnaval est aussi celui où les cerfs perdent leur bois et sont donc particulièrement craintifs et vulnérables. Alors que l’hiver se termine et que les provisions faites pour passer la mauvaise saison sont quasiment épuisées, voilà une superbe occasion de chasse pour refaire le plein de nourriture avant les prochaines récoltes. Le respect de l’animal implique de ne rien laisser perdre de sa chair, et les viscères qui ne peuvent être conservées sont alors objet de joyeuses ripailles. Fête collective liée à la nature, le carnaval est alors manifestation du vMème VIOLET.
Puis vient ROUGE et le carnaval acquiert une dimension individuelle liée à l’excès et au dépassement des limites sociales. L’anonymat qu’il permet encourage les abus de nourriture et de sexe ainsi que la contestation des puissants.
Est-il besoin de dire que quand BLEU s’installe, il voit tout ceci d’un mauvais oeil. En Europe, l’Église catholique considère le port des masques comme une injure à l’idée d’un homme créé à l’image de Dieu et le côté orgiaque du carnaval la révulse. Pourtant, elle sera obligée de le tolérer, ne serait-ce parce que la société avait besoin d’un exutoire au carcan des règles qui lui étaient imposées. Ainsi, le carnaval devient la fête païenne la plus célébrée dans le monde chrétien, et peut-être la seule que l’Église ne peut ou ne veut récupérer en la jumelant avec une cérémonie chrétienne, comme elle l’avait fait, par exemple, pour la fête marquant le début de l’été et renommée la Saint-Jean.
Quand BLEU est remplacé par ORANGE, les deux raisons d’être du carnaval, lien avec la nature et transgression, disparaissent. Le carnaval est de moins en moins fêté. Quand il l’est, il devient souvent un spectacle, défilé que les gens regardent sans trop y participer.
Source : Anne Lombard-Jourdan, Aux origines du carnaval, Paris (France), Éditions Odile Jacob, 2005

Commentaires
ven 10 oct 08, 08:23
Bonjour Aurore, [i]"Je pense que oui… En écrivant la phra se citée, je m'étais dit [...]
jeu 09 oct 08, 16:34
Bonjour à tous, @ Fabien : "Début d'une hypothèse scientifique ORANGE ?" [...]
jeu 09 oct 08, 16:18
Bonjour à tous, Ouah… Super , je pars de ce pas vivre en O uganda ! J'ai toujours r [...]
lun 06 oct 08, 09:46
Aurore, mon fils est maintenan t suffisamment grand pour qu'i l sache me dire non, par [...]
lun 06 oct 08, 09:35
Aurore dit : [i]"J'ai vu Wallace se demander où étaient les absents avantagés par le [...]
lun 06 oct 08, 08:09
Bonjour à tous, Aurore : [i]"Comment faites-vous tous pou r vivre, et pas seulemen [...]
lun 06 oct 08, 07:43
Très simple Aurore : à 9 ans, j'avais une idée assez précise des métiers que je voul [...]
dim 05 oct 08, 12:31
Merci pour vos réactions. Oui, ce stage m'a bien fait avance r, et c'est surtout le f [...]
dim 05 oct 08, 07:47
Bonjour à tous, @Christian : [i]"Une personne à dominante ER peut-elle [...]