Philosophiquement, le modernisme désigne la pensée issue des Lumières et coïncide donc avec le vMème ORANGE. Ses limites sont aujourd’hui bien connues, la Spirale Dynamique les explique à sa manière, et les articles de ce blog s’en sont bien souvent fait l’écho.
De nombreux penseurs ont formalisé ces critiques et des contre-propositions dans des approches regroupées sous le nom de postmodernisme, expression du vMème VERT, notamment par leur relativisme. À son tour, le postmodernisme a été contesté depuis le point de vue de JAUNE. Ceci a été abordé dans notre article intitulé “Modernisme – ORANGE. Post-modernisme – VERT. Et après ?”.
Mais certains intellectuels français – chéris des salons parisiens et des studios de télévision, ce n’est sans doute pas un hasard – n’en sont pas encore là. Nous évoquions récemment le cas de Régis Debray dans “Vieux révolutionnaire”. Alain Finkielkraut s’y colle à son tour en publiant Nous autres, modernes. En dépit du titre, il s’agirait aujourd’hui d’être antimoderne.
D’après François Ewald, l’antimoderne "en tient autant contre la science que contre la liberté". En être "suppose d’être à la fois politiquement contre-révolutionnaire, idéologiquement hostile aux Lumières, de prôner une morale pessimiste, où l’histoire s’écrit plus comme décadence et déclin que comme progrès ; il faut encore croire au péché originel (l’homme n’est pas naturellement bon, il n’est pas destiné au bonheur), développer une esthétique du sublime par l’exagération de ce qui peut faire peur et terroriser, le tout exprimé dans la vitupération ou l’imprécation. […] L’antimoderne ne s’accommode guère du suffrage universel et tient la démocratie à distance."
Bref, selon la théorie de la Spirale Dynamique, voilà un creux γ typique : régression en BLEU suite à un point β où il y a confrontation à des problèmes insolubles dans le vMème en cours.
Le problème chez Finkielkraut est que les mêmes idées étaient déjà en germe dans La Défaite de la pensée, un ouvrage (au titre prémonitoire ?) qu’il avait publié en 1987. Dix-huit ans de creux γ, cela ne laisse guère d’espoir…
Ajoutons un simple problème de sens. Moderne signifie actuel, de son époque. La Spirale Dynamique recommande la capacité d’accéder au vMème correspondant à ses conditions de vie, et affirme donc, avec Rimbaud, qu’il "faut être résolument moderne". Ce qui bien sûr n’exclut ni esprit critique, ni recherche de changement si nécessaire.
Source : François Ewald, “Le paradoxe de la modernité”, Enjeux Les Échos, N° 218, Novembre 2005, pp. 125-126.
Commentaires
lun 06 oct 08, 20:44
Bonjour à tous, Je me suis am usée à chercher à quoi pouvait correspondre la notion [...]
lun 06 oct 08, 09:46
Aurore, mon fils est maintenan t suffisamment grand pour qu'i l sache me dire non, par [...]
lun 06 oct 08, 09:35
Aurore dit : [i]"J'ai vu Wallace se demander où étaient les absents avantagés par le [...]
lun 06 oct 08, 08:09
Bonjour à tous, Aurore : [i]"Comment faites-vous tous pou r vivre, et pas seulemen [...]
lun 06 oct 08, 07:43
Très simple Aurore : à 9 ans, j'avais une idée assez précise des métiers que je voul [...]
dim 05 oct 08, 12:31
Merci pour vos réactions. Oui, ce stage m'a bien fait avance r, et c'est surtout le f [...]
dim 05 oct 08, 07:47
Bonjour à tous, @Christian : [i]"Une personne à dominante ER peut-elle [...]
sam 04 oct 08, 15:04
Quel insight ! Ou pour reprend re ton vocabulaire… Puissant l 'effet ophtalmo !! C'est [...]
sam 04 oct 08, 14:48
Bonjour à tous, J'étais en vacances et j'ai raté le jeu… J'ai écrit ma réponse s [...]