Dans un monde ORANGE où l’individualisme est la loi, les citoyens répugnent plus que jamais à payer des impôts destinés à faire fonctionner les services collectifs. Qui croyez-vous qui prenne le relais ? Les entreprises, bien sûr, et ce n’est pas pure philanthropie.
L’Allemagne a franchi une étape dans ce domaine en laissant des entreprises financer des écoles publiques. Ainsi, "le collège polyvalent Geistal de Bad Hersfeld, dans l’est de la Hesse, a signé le 12 juillet 2004 un partenariat avec la société Wever, qui produit des revêtements pour sièges de voiture." Depuis, la société met son nez dans les cours de physique, de chimie, d’anglais et même de géographie, car il est indispensable d’enseigner aux chères têtes blondes qu’"ils sont en concurrence avec les jeunes de Hong Kong ou de Varsovie pour les emplois de Bad Hersfeld".
A la Erzbischöfliche Ursulinenschule de Cologne, les élèves ont le droit à du Siemens matin et soir. Siemens “soutient” (sic !) les cours de physique et d’informatique proches de sa spécialité, mais le cours d’histoire traite de l’"histoire des entreprises – Siemens de 1848 à nos jours", et celui d’anglais se passionne pour "Siemens global player".
On estime à plus d’un millier les établissements d’enseignement ayant signé ce type d’accord avec des entreprises.
Parfois, cela va encore plus loin. Dans l’est de la Westphalie, un partenariat a été conclu entre le grand magasin Hagemeyer et le collège du quartier Todtenhausen, à Minden. "Un journaliste de la chaîne de télévision WDR a découvert l’an dernier que le magasin employait les élèves comme personnel temporaire. Ils ‘poussent les chariots de marchandises’ et donnent un coup de main ‘quand nous installons le marché de Noël’, explique en toute franchise Jürgen Ahrens, l’un des dirigeants de Hagemeyer, devant la caméra. Combien d’élèves sont concernés ? ‘Ça dépend de nos besoins, entre cinq et quinze – quelquefois plus.’ Les jeunes ne sont pas rémunérés. ‘Ils ne vont pas en cours pendant ce temps-là, ça suffit comme salaire à nombre d’entre eux’, précise Harald Steinmetz, le directeur du collège."
Pour assurer la pérennité et l’efficacité du système, les entreprises se chargent aussi de plus en plus de la formation des enseignants.
Le bourrage de crâne des enfants est un moyen utilisé par beaucoup de vMèmes (et de mèmes) pour assurer leur diffusion. Aussi choquant que cet article puisse paraître, il ne faut pas oublier qu’ORANGE n’est ni le premier, ni le seul à le faire.
Source : Matthias Holland-Letz, “Des employeurs lancent une OPA sur les lycées allemands”, Courrier international, N° 777, 22 septembre 2005, p. 63
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lun 06 oct 08, 20:44
Bonjour à tous, Je me suis am usée à chercher à quoi pouvait correspondre la notion [...]
lun 06 oct 08, 09:46
Aurore, mon fils est maintenan t suffisamment grand pour qu'i l sache me dire non, par [...]
lun 06 oct 08, 09:35
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lun 06 oct 08, 08:09
Bonjour à tous, Aurore : [i]"Comment faites-vous tous pou r vivre, et pas seulemen [...]
lun 06 oct 08, 07:43
Très simple Aurore : à 9 ans, j'avais une idée assez précise des métiers que je voul [...]
dim 05 oct 08, 12:31
Merci pour vos réactions. Oui, ce stage m'a bien fait avance r, et c'est surtout le f [...]
dim 05 oct 08, 07:47
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sam 04 oct 08, 15:04
Quel insight ! Ou pour reprend re ton vocabulaire… Puissant l 'effet ophtalmo !! C'est [...]
sam 04 oct 08, 14:48
Bonjour à tous, J'étais en vacances et j'ai raté le jeu… J'ai écrit ma réponse s [...]