Dans notre site consacré exclusivement à l’Ennéagramme, nous venons de publier l’analyse des ennéatypes des personnages du film Lady Chance. Le scénario mêle habilement deux histoires. Bernie, un homme solitaire et malchanceux, rencontre Natalie qui est serveuse dans le casino où il travaille comme porte-scoumoune. Par ailleurs, Shelly, le directeur mafieux du casino voit débarquer Larry, un jeune diplômé, qui veut moderniser la boutique. Lady Chance passe ainsi en permanence du film noir au film romantique, et évite avec élégance les pièges de ces deux genres.
Le film est au moins aussi passionnant du point de vue de la Spirale Dynamique qu’il l’est de celui de l’Ennéagramme. Il décrit avec justesse les différences et l’opposition entre les vMèmes ROUGE et ORANGE, et entre leurs manières d’exprimer l’agressivité.
Shelly, le directeur du casino, est centré en ROUGE (avec une certaine dose de BLEU), là où Larry Sokolov, le "brillantissime vice-président" l’est en ORANGE. Il n’est absolument pas intéressé par les valeurs d’honneur de Shelly ; seul le retour sur investissement compte. L’opposition entre les deux hommes ne peut qu’être totale, chacun utilisant les armes de son vMème préféré : la brutalité pour Shelly, et une action plus indirecte pour Larry. Une scène intéressante illustre cette différence. Mikey, le fils de Bernie, vient d’essayer d’escroquer le casino de 150.000 dollars en trichant à une table de craps. Larry veut régler le problème en appelant la police et en le faisant interdire de jeu. Shelly s’en indigne : "Et je pourrais aussi leur offrir un gobelet de pop-corn comme en-cas pour leur retour chez eux." Sa solution aboutit à une des scènes les plus dures du film.
Le film illustre aussi de manière très intéressante comment peut se manifester l’amour dans un vMème comme ROUGE. Shelly a pour ami Buddy Stafford, un crooner qui travaille dans son casino et devient un chanteur médiocre sous l’effet de l’âge et de la drogue. Parce qu’il l’aime, Shelly le tue : "Il était presque à bout de course. J’ai voulu qu’il parte en beauté. Ça se serait mal terminé pour lui. […] Buddy n’aurait jamais accepté d’arrêter de se produire. Il se serait accroché contre vents et marées. Le public aurait fini par le faire souffrir, et ça je voulais pas. […] Ecoute-moi bien. J’aimais vraiment ce salopard, mais il était comme mort. Que voulais-tu que je fasse d’autre ? Que je l’abandonne à cette bande d’ordures ? Ce que j’ai fait n’était qu’un simple geste humanitaire, et j’ai ma conscience pour moi. Juste après, je l’ai pris dans mes bras et j’ai chialé comme un gamin."
Grand Prix du Jury au festival du film de Cognac, Lady Chance est un merveilleux conte sur le pouvoir de l’amour, et un plaisir de chaque instant porté par une mise en scène efficace et un trio d’acteurs époustouflants.
Commentaires
jeu 04 sep 08, 05:46
Bonjour à tous, Nos amis de Google viennent de sortir un navigateur Internet appe [...]
jeu 04 sep 08, 05:28
Bonjour Wallace, "D'où la nécessité du toute vie de la deuxième boucle ?" [...]
jeu 04 sep 08, 05:03
Bonjour à tous, C'est un pl aisir de vous voir rentrés. Wallace, j'avais entend [...]
mer 03 sep 08, 14:27
Jorune, je suis entièrement d' accord avec ce que tu écris, m ais je ne comprends guèr [...]
mer 03 sep 08, 12:41
Oui, Wallace, mais il y a utiliser et utiliser, et pour ma part, je m [...]
mer 03 sep 08, 09:25
À l'Université d'été du PS, Sé golène Royal a fait une courte apparition. Elle a cité [...]
mer 03 sep 08, 09:19
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mar 26 aoû 08, 07:18
Bonjour Coriolan, Ben oui q uoua ? Pourquoi est-ce qu'on n ous gonfle avec la Princ [...]
lun 25 aoû 08, 10:45
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