Si vous êtes à Paris ce week-end et n’avez rien à faire malgré les magnifiques stages que nous organisons, vous pouvez visiter l’exposition organisée à l’Aquarium tropical du palais de la porte Dorée et consacrée à l’Archipel des Bijagos, au large des côtes de la Guinée Bissau. Vous contribuerez ainsi à une action destinée à le faire inscrire au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il s’agit de préserver un environnement dont la biodiversité est exceptionnelle, mais aussi de sauver une culture centrée sur VIOLET.
Les Bijagos sont animistes : animaux, plantes et choses ont une âme. Les irãs, les esprits, sont consultés pour toute décision même mineure, ou pour interpréter le sens des évènements. Certaines zones de l’Archipel, parfois des îles entières, sont sacrées et éventuellement réservées aux rituels d’initiation. Les activités y sont limitées ou interdites, sous peine de sanctions fortes, la mort parfois.
L’organisation sociale est fondée sur des rituels d’initiation de passage à l’âge adulte. Chaque Bijago appartient à une classe d’âge spécifique et en change à chaque rituel d’initiation. Il se définit d’abord comme appartenant à un des quatre clans de l’Archipel, puis par rapport à son village de résidence et enfin par rapport à sa classe d’âge. Le village regroupe des habitations liées entre elles par une parenté commune ; il est dirigé par un chef qui s’appuie sur le conseil des anciens (la classe d’âge des “grands hommes"), et par une prêtresse. Ils possèdent la terre au sens religieux, mais sur le plan foncier, celle-ci est un bien collectif.
Jusque là, c’est une incarnation de VIOLET assez classique. Ce qui la rend originale, mais pas unique, est sa structure matriarcale. Les liens de filiation sont matrilinéaires, et le rôle des femmes est dominant : "Nindo a créé l’homme pour récolter la sève de palme, sarcler les champs, chasser le macaque, pêcher, aider la femme en tout, explique Neto, un habitant de l’Archipel. Car c’est la femme qui est la plus forte et la plus intelligente, et même si, nous, nous aimerions commander et organiser, nous ne nous sentons pas capables d’être les ‘chefs de famille’. C’est la tradition de nos ancêtres." "C’est ainsi que le veut Nindo, qui vit dans le ciel avec les défunts", confirme Dominga. Dominga est une prêtresse : les esprits se sont incarnés en elle pour lui enseigner le respect des aînés, les coutumes, les relations avec les hommes…
Source : Anna Boyé, “L’île où règnent les femmes”, Courrier international, N° 777, 22 septembre 2005, pp. 58-59
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dim 06 jui 08, 16:49
Bonjour Christian ! Les Ind iens de Colombie Britannique a vaient résolu ce genre d [...]
jeu 03 jui 08, 17:32
Je me souviens, Fabien et Chri stian, qu'au début des années 1970, cette représentati [...]
jeu 03 jui 08, 14:02
Bonjour Christian, Rassure- toi, les scientifiques de la N ASA sont de grands intui [...]
jeu 03 jui 08, 13:30
Bonjour Fabien, Voici donc la preuve physique extérieure indéniable qui permet de [...]
mer 02 jui 08, 13:09
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dim 29 jun 08, 19:19
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