Difficile de l’ignorer, c’est la semaine de la rentrée des classes. À cette occasion, Télérama publie une étude sur l’évolution du corps professoral et de son image auprès des Français.
Dans les dix ans qui viennent, près de la moitié des enseignants du premier et du second degré vont partir à la retraite et être remplacés par une nouvelle génération de professeurs. Quelle que soit la politique menée au niveau gouvernemental, ce changement aura un impact considérable sur le fonctionnement de l’Éducation Nationale. Depuis Jules Ferry et les hussards de la République, l’éducation est dominée en France par le vMème BLEU : la mission d’enseignement de service public est une oeuvre sacrée que les enseignants ont mené avec un dévouement, parfois un esprit de sacrifice, exemplaire. Comme il est normal, ils ont manifesté le meilleur de BLEU, mais ils en ont aussi montré les limitations. Dans une France qui a basculé en grande partie vers ORANGE, l’inertie et la bureaucratie BLEU de l’école ont été critiquées.
D’après Jean-Pierre Obin, inspecteur général, les nouveaux profs sont eux "plus pragmatiques et plutôt individualistes. […] Affranchis des grands idéaux collectifs, à l’image de leur génération, ils s’attachent à résoudre de façon concrète les questions qui se posent à eux." Le sociologue Patrick Rayou renchérit : "Ils voient leur métier comme un autre, et non pas comme une mission. Cette génération refuse l’esprit de corps et s’identifie peu au milieu enseignant." Bref, voilà la génération ORANGE qui débarque.
Le fâcheux est que cette mutation se produit au moment où VERT commence à se répandre dans une partie de la jeunesse. Le décalage de vMèmes entre enseignants et enseignés risque donc de perdurer, ce qui est quasiment inévitable, le parcours le long de la Spirale Dynamique s’accélérant (au moins sur la première boucle). Formulé autrement, c’est d’ailleurs un des reproches que les Français font aux professeurs, mais ils ne leur en tiennent pas rigueur, et leur appréciation globale est extrêmement positive : les enseignants aiment enseigner (85,5%), aiment leur métier (84%), sont compétents dans leur discipline (81%), et savent expliquer et éveiller la curiosité des élèves (75,5%). Une cote d’amour que beaucoup de professions peuvent leur envier.
Source : Thierry Leclère, “Profs, on vous aime !”, Télérama, N° 2903, 31 août 2005, pp. 8-19
Commentaires
jeu 04 sep 08, 05:46
Bonjour à tous, Nos amis de Google viennent de sortir un navigateur Internet appe [...]
jeu 04 sep 08, 05:28
Bonjour Wallace, "D'où la nécessité du toute vie de la deuxième boucle ?" [...]
jeu 04 sep 08, 05:03
Bonjour à tous, C'est un pl aisir de vous voir rentrés. Wallace, j'avais entend [...]
mer 03 sep 08, 14:27
Jorune, je suis entièrement d' accord avec ce que tu écris, m ais je ne comprends guèr [...]
mer 03 sep 08, 12:41
Oui, Wallace, mais il y a utiliser et utiliser, et pour ma part, je m [...]
mer 03 sep 08, 09:25
À l'Université d'été du PS, Sé golène Royal a fait une courte apparition. Elle a cité [...]
mer 03 sep 08, 09:19
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mar 26 aoû 08, 07:18
Bonjour Coriolan, Ben oui q uoua ? Pourquoi est-ce qu'on n ous gonfle avec la Princ [...]
lun 25 aoû 08, 10:45
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