Une des raisons de la transition de BLEU à ORANGE a été le constat que les élites censées incarner la Vérité Ultime ne vivaient pas réellement en accord avec ses principes. D’un point de vue social, cela a abouti, entre autres, au passage d’un gouvernement central tout puissant à la démocratie représentative. Une des causes du passage d’ORANGE à VERT est/sera la prise de conscience que les représentants du peuple ne le représentent pas autant qu’il le faudrait. La conséquence en sera, entre autres, la mise en place d’une démocratie participative.
Nous avons déjà évoqué cette crise de la représentativité dans notre article sur le résultat du référendum français sur la constitution européenne. Steven D. Levitt, l’économiste voyou, enfonce le clou. Il a étudié les votes au sénat américain de 1970 à 1990 pour vérifier s’ils correspondaient aux choix de la majorité des gens que les sénateurs sont supposés représenter. Comme aux USA chaque État élit deux sénateurs, ceux-ci devraient voter de manière identique s’ils respectaient strictement la volonté de leurs électeurs. Or c’est loin d’être le cas.
Par une série de calculs qu’il serait trop long de résumer ici, Steven Levitt démontre que les convictions personnelles du sénateur déterminent pour plus de 50% son vote, indépendamment des souhaits de l’électorat de son État, de ceux de ses propres électeurs ou des consignes de son parti. Pour ceux qui n’y verraient pas malice, le poids des souhaits de l’électorat augmente quand le sénateur approche de la date de renouvellement de son mandat, et cela d’autant plus que sa réélection est problématique.
En Inde, des économistes du développement ont fait un constat similaire dans des conseils de village. Et en France ? Aucune étude scientifique n’a, à ma connaissance, été menée à ce jour, mais tout électeur a certainement un avis sur le sujet.
Est-il besoin d’insister sur la gravité de ce phénomène ? Certes, il peut constituer un des chocs qui provoquera le passage en VERT. Mais il peut aussi, et pour quelle durée, provoquer une régression dans un populisme autoritaire BLEU. Certains sont en embuscade.
Source : Ivar Ekeland, “Bienheureuse démocratie !”, Pour La Science, N° 328, Février 2005, p. 6
Commentaires
mar 26 aoû 08, 07:18
Bonjour Coriolan, Il a rais on Sarkozy, quoi. Pourquoi est -ce qu'on nous gonfle av [...]
lun 25 aoû 08, 10:45
Comme chaque matin, je vais su r le site de Rue89 et là je dé couvre une [url=http://w [...]
jeu 21 aoû 08, 13:24
Bonjour Coriolan, En bon en néatype 7 glouton, je crois que j'aime tous les [...]
jeu 21 aoû 08, 11:32
C'est bien agréable ces restau rants où VIOLET est présent. J e les préfère à ceux qui [...]
mar 12 aoû 08, 13:01
Afficher ça sur son téléphone ! Comment est-ce possible ? Je pense à toutes ces pers [...]
dim 10 aoû 08, 14:12
Bonjour Jorune, Je trouve c ette phrase de Clare Graves tr ès éclairante sur JAUNE, [...]
dim 10 aoû 08, 12:24
Fabien, Clare Graves avait écrit en son temps au sujet de A'N' (JAUNE) : [i]"Il a [...]
dim 03 aoû 08, 20:09
Bonjour Fabien, La patte d 'oie ou de canard est le signe de liens avec le monde [...]
sam 26 jui 08, 10:48
Bonjour à tous, Mon cher Fa bien, je confirme que la marqu e Yves Rocher sur [...]