Il y a quelques années, les superordinateurs étaient des machines puissantes et gigantesques, comme les fameux Cray. Aujourd’hui, la tendance est plutôt à avoir un très grand nombre de petits ordinateurs connectés entre eux, chacun effectuant une part du travail. Cela a donné aux chercheurs de diverses disciplines une idée : pourquoi ne pas faire participer les internautes ? Quand vous travaillez avec votre ordinateur, la plupart du temps il n’a rien à faire et attend patiemment que vous tapiez sur une touche ou que vous cliquiez sur un lien. L’idée est donc de mettre sur les ordinateurs personnels un programme qui profite de ces temps morts pour faire des calculs utiles. Cela n’a aucun impact sur le fonctionnement de l’ordinateur hébergeur et profite à une recherche choisie. Le plus connu de ces projets de calcul distribué est certainement SETI@home, qui analyse les ondes radio venues de l’espace pour y détecter une éventuelle communication extra-terrestre.
A priori, la participation à de tels projets relève de la mise en oeuvre du vMème VERT, de son désir de communauté et de son souci de partage et d’utilisation optimale des ressources.
VERT étant un vMème émergeant, cela n’est peut-être pas suffisant pour attirer les foules. Les animateurs de ces projets ont donc instillé une bonne dose d’ORANGE dans le processus. Chaque calcul fait rapporte des points, des classements des participants, éventuellement regroupés en équipe, sont établis, un participant du jour est nommé, etc. C’était une belle et bonne idée qui a porté ses fruits : SETI@home a battu tous les records de puissance informatique (pour les experts, le zetaFLOP a été franchi dès 2001 !) ; plus d’un million d’ordinateurs ont participé à Folding@home, plus de 160 000 d’entre eux étant toujours actifs simultanément.
Mais quand on active un vMème, le plus souvent s’en manifestent les aspects positifs et les aspects négatifs. ORANGE participe au calcul distribué, mais certains de ceux qui sont dominés par lui trichent ! Le 19 février dernier, a démarré le projet Einstein@home qui cherche à prouver l’existence d’ondes gravitationnelles, prévues par la théorie de la relativité, mais jamais encore détectées. Einstein@home a été obligé de mettre en place un système de détection des fraudes : chaque unité de calcul est réalisée par deux ordinateurs ; les résultats sont comparés et les points ne sont attribués que s’ils sont identiques ; si les points réclamés par les deux ordinateurs sont différents, c’est le plus petit score qui est utilisé. Moralité (si l’on peut dire) : la moitié de la puissance de calcul est perdue.
Ressource : si vous souhaitez participer à un projet de calcul distribué, vous en trouverez la liste complète sur le site Distributed Computing Info.
Commentaires
jeu 04 sep 08, 05:46
Bonjour à tous, Nos amis de Google viennent de sortir un navigateur Internet appe [...]
jeu 04 sep 08, 05:28
Bonjour Wallace, "D'où la nécessité du toute vie de la deuxième boucle ?" [...]
jeu 04 sep 08, 05:03
Bonjour à tous, C'est un pl aisir de vous voir rentrés. Wallace, j'avais entend [...]
mer 03 sep 08, 14:27
Jorune, je suis entièrement d' accord avec ce que tu écris, m ais je ne comprends guèr [...]
mer 03 sep 08, 12:41
Oui, Wallace, mais il y a utiliser et utiliser, et pour ma part, je m [...]
mer 03 sep 08, 09:25
À l'Université d'été du PS, Sé golène Royal a fait une courte apparition. Elle a cité [...]
mer 03 sep 08, 09:19
[i]"La seule chose qui diffère est notre définition plus lar ge de ce qu'est un être [...]
mar 26 aoû 08, 07:18
Bonjour Coriolan, Ben oui q uoua ? Pourquoi est-ce qu'on n ous gonfle avec la Princ [...]
lun 25 aoû 08, 10:45
Comme chaque matin, je vais su r le site de Rue89 et là je dé couvre une [url=http://w [...]