Interrogés deux fois par référendum, les Norvégiens ont massivement refusé l’adhésion de leur pays à l’Union Européenne. Quand on entend les journalistes français commenter cette décision, on a l’impression que les Norvégiens font preuve d’un archaïsme frileux et indécrottable.
Si on écoute les Norvégiens, la réalité est toute autre. Bien sûr, ils craignent la perte de leur identité nationale et culturelle tardivement acquise, puisque leur pays n’est un état indépendant que depuis 1905. Ils sont inquiets aussi des conséquences dramatiques que l’adhésion pourrait avoir sur des secteurs de leur économie comme l’agriculture ou la pêche.
Mais ils ont aussi des reproches à adresser à l’Union Européenne qui font que celle-ci constitue un ensemble auquel ils ne souhaitent pas participer.
L’UE leur paraît profondément injuste. En Norvège, la prospérité générale doit être partagée. Un pourcentage important de la population vit grâce aux subsides de l’État. L’agriculture ou la pêche, déjà mentionnées, sont subventionnées au nom de l’aménagement du territoire. Le budget consacré aux personnes âgées est, en pourcentage du PIB, trois fois supérieur à celui de la France. Les Norvégiens s’indignent d’un taux de chômage qui est pourtant inférieur à 4%. Une part du budget de l’Etat nettement plus importante que dans l’UE est affectée à l’aide aux pays du Tiers Monde.
Pour les Norvégiens, l’UE manque de vision écologique du futur. Grâce au pétrole de la Mer du Nord, la Norvège est aujourd’hui un pays riche. Cela n’empêche pas les Norvégiens d’être conscients que la manne pétrolière finira par s’épuiser. Au nom de la “solidarité transgénérationnelle”, une part considérable de l’argent généré par cette industrie est mis de côté en prévision de ce moment, l’Etat-providence étant financé avec les seuls dividendes de cette cagnotte.
Les Norvégiens trouvent ensuite le système politique de l’UE pas vraiment démocratique, s’ils le comparent à leur approche plus participative et plus consensuelle.
Enfin, ils estiment notre classe politique exagérément distante du peuple. Le fait que le pays ne dispose pas de l’équivalent de notre Ecole Nationale d’Administration n’y est sans doute pas étranger, même si ce n’est qu’un élément parmi de nombreux autres allant de l’accessibilité des gouvernants, simple fonctionnaire ou membre de la famille royale, au degré d’autonomie laissé aux départements et aux communes.
En terme de Spirale Dynamique, ce sont là très clairement les points que le vMème VERT n’apprécie guère chez ORANGE. Les Norvégiens considéreraient leur participation à l’UE comme une régression et le modèle de Clare W. Graves leur donne raison. Il laisse aussi penser qu’en fait, c’est nous qui allons les rejoindre un jour ou l’autre.
Commentaires
mar 06 jan 09, 11:11
Bonjour Bénédicte, J'y ai a ussi pensé quand j'ai lu cette nouvelle. Du coup, j'y [...]
mar 06 jan 09, 10:08
Bonjour Fabien, Elles aurai ent pu aussi appliquer la méth ode décrite par Aristoph [...]
mar 06 jan 09, 08:41
Bonjour à tous, Wallace et Coriolan, merci pour vos vœux. @Wallace : Il y a [...]
lun 05 jan 09, 17:32
En fait, je déteste le côté co nvenu des vœux (VIOLET ? BLEU ?), mais je prends suffi [...]
lun 05 jan 09, 09:45
Bonne année à tous… si l'état du monde nous le permet. Je sa is que ce n'est pas ce q [...]
dim 04 jan 09, 17:55
Bonjour à tous, C'est sympa de passer une partie de votre dimanche à m'écrire des [...]
dim 04 jan 09, 16:26
Bonne année à tous ! Fabie n et Aurore, j’aimerais bien s avoir ce que vous appele [...]
dim 04 jan 09, 15:18
Bonjour Fabien, Merci pour cette année et pour les précéd entes ! Que l'équilib [...]
dim 04 jan 09, 14:13
Bonjour Fabien, Bonne année 2009 à Patricia et à toi, ain si qu’à tous les lecteur [...]