Les tortures commises en Irak par les soldats américains et britanniques font la une des médias et provoquent une indignation justifiée. Est-il besoin de dire qu’elles étaient inévitables ? L’affirmer ne signifie bien évidemment ni justifier, ni excuser ces actes ignobles et révoltants. Il s’agit simplement de comprendre la mécanique qui les a créés afin d’éviter, si possible, leur répétition.
Tout les vMèmes, bien sûr, peuvent tuer, mais pour des raisons différentes. BLEU par exemple peut vouloir faire disparaître les ennemis de ce qu’il considère être la Vérité. ORANGE peut le faire pour acquérir telle ou telle ressource. Etc.
Mais les soldats envoyés en Irak sont des soldats de métier. Choisir une telle profession implique forcément d’avoir un vMème ROUGE fort. La plupart n’ont aucune raison réelle, ni personnelle, ni idéologique, de tuer les soldats irakiens. Ils ne peuvent le faire qu’en régressant en ROUGE. Pour cela, ils gomment provisoirement en eux l’expression des vMèmes suivants.
En termes de Spirale Dynamique, il n’y a pas de jugement de valeurs dans cette notion de régression en ROUGE. ROUGE est le vMème adapté aux conditions de vie d’un champ de bataille et un individu mit dans ces conditions de vie ne peut survivre que s’il sait se reconnecter à ROUGE.
Cette régression est forcément amplifiée par le fait que la société irakienne est elle-même dominée par les vMèmes VIOLET et ROUGE et que donc, même les conditions de vie de la vie civile incitent à cette réactivation de ROUGE.
Mais ROUGE quand il n’est pas tempéré par les vMèmes suivants peut facilement atteindre les niveaux de cruauté que nous constatons. Il n’est donc pas du tout étonnant que des soldats connaissant un niveau considérable de stress en manifestent les aspects les plus négatifs.
Des textes comme la convention de Genève ont été écrits par des gens centrés sur des vMèmes postérieurs à ROUGE et confortablement installés dans un environnement sûr. Il leur fallait être d’une confondante naïveté pour croire que ces conventions puissent être appliquées dans les conditions réelles d’un combat. La solution est sans doute dans une séparation très nette (jusqu’aux plus hauts niveaux de commandement) des troupes combattantes et des personnes s’occupant des prisonniers, ces dernières étant éventuellement sélectionnées sur des critères prenant en compte leur positionnement dans la Spirale et exerçant loin du champ de bataille, dans un autre pays même si possible.
Commentaires
jeu 20 nov 08, 08:44
Bonjour Aurore, [i]"L'amour est conditionnel à tous les a utres niveaux de la prem [...]
jeu 20 nov 08, 07:44
Bonjour Samy, "Utopiste ?" Je crois. Effective ment, un degré minimum d [...]
mer 19 nov 08, 21:28
Salut, Merci à tous pour ce tte belle discussion. Elle fai t tout à fait sens dans [...]
mer 19 nov 08, 12:50
Bonjour Fabien, Je trouve t oujours très surprenant et dom mageable pour le fonctio [...]
mer 19 nov 08, 08:40
Bonjour Wallace, Tu as tota lement raison sur la légitimit é de la tristesse des co [...]
mar 18 nov 08, 15:06
Je comprends que des députés p uissent avoir du chagrin en pe nsant à la dépression et [...]
mar 18 nov 08, 15:00
Oui, c'est exceptionnel de voi r un journaliste manifester un e telle implication émot [...]
mar 18 nov 08, 07:34
Bonjour Samy, Merci pour ta participation et ton apprécia tion positive sur mon tr [...]
lun 17 nov 08, 10:40
Bonjour Fabien, Je trouve a ussi cette intervention toucha nte et belle. Tu insi [...]