« Une complainte monte des rangs de l’entreprise, chantée par une armada de chefs de service et autres managers de proximité. Dans leur ligne de mire, ces jeunes qui "ne respectent plus rien, arrivent au bureau le casque de walkman vissé sur les oreilles, sans un bonjour ni un comment ça va". Le milieu social ou le statut ne font rien à l’affaire : même les cadres juniors sont dans le collimateur. "Ils surfent en permanence sur le Net, s’envoient des messages en réunion, jouent avec leur PDA." »
Ce n’est pas la première fois que nous évoquons ici les problèmes causés dans notre société par l’affaiblissement excessif du vMème BLEU. C’est dans la toute petite enfance que BLEU doit être mis en place, mais ni les parents, ni les milieux éducatifs ne savent plus aujourd’hui très bien comment le faire. « On ne peut tout de même pas donner à ces jeunes l’éducation qu’ils auraient dû recevoir à l’école ou en famille, grommelle un manager. »
L’ironie est que c’est ORANGE qui s’étant créé pour dépasser les limitations de BLEU, s’est acharné à le détruire. Aujourd’hui, il découvre qu’un vMème ne peut bien fonctionner que s’il transcende et inclut les précédents : « Or l’entreprise a besoin d’un minimum de règles communes pour fonctionner correctement. »
La situation est difficile pour les entreprises à dominante ORANGE. Pour celles qui ont un BLEU très fort, c’est encore pire : « On recrute des jeunes qui ont du mal à s’intégrer à une organisation très structurée comme la nôtre, soupire Georges Lefebvre, directeur général et directeur des ressources humaines de La Poste. On a l’impression que c’est leur premier contact avec une société organisée. Si encore, on pouvait rappeler à l’ordre le retardataire, lui faire honte de sa grossièreté lorsqu’il prend quatre appels pendant une réunion… Mais le problème est… qu’il ne voit pas où est le problème. »
Mais là est la méprise. Avec une très forte culture BLEU, La Poste a apparemment du mal à comprendre les vMèmes suivants. Bien sûr, certaines des personnes posant problème ont un manque de BLEU, un vMème ROUGE très fort et "leur faire honte" peut être une solution. D’autres vraisemblablement manifestent déjà VERT et JAUNE, que les entreprises actuelles ne savent absolument pas motiver et manager, et les traiter comme s’ils étaient ROUGE ne fera qu’aggraver le problème.
Source : Claire Aubé, “Coaching, le retour de la politesse”, Enjeux Les Échos, N° 198, Janvier 2004, pp. 78-82
Commentaires
lun 05 jan 09, 17:32
En fait, je déteste le côté co nvenu des vœux (VIOLET ? BLEU ?), mais je prends suffi [...]
lun 05 jan 09, 09:45
Bonne année à tous… si l'état du monde nous le permet. Je sa is que ce n'est pas ce q [...]
dim 04 jan 09, 17:55
Bonjour à tous, C'est sympa de passer une partie de votre dimanche à m'écrire des [...]
dim 04 jan 09, 16:26
Bonne année à tous ! Fabie n et Aurore, j’aimerais bien s avoir ce que vous appele [...]
dim 04 jan 09, 15:18
Bonjour Fabien, Merci pour cette année et pour les précéd entes ! Que l'équilib [...]
dim 04 jan 09, 14:13
Bonjour Fabien, Bonne année 2009 à Patricia et à toi, ain si qu’à tous les lecteur [...]
dim 04 jan 09, 09:29
Bonjour Aurore, Wow ! Un po ème ! Rien que pour Patricia e t moi ! Cent mille merci [...]
dim 04 jan 09, 09:02
Merci Fabien pour ce très joli billet de début d'année. Exc ellente année à tous les [...]
dim 04 jan 09, 08:56
Bonjour Coriolan, Je ne pat auge pas non plus dans l'optim isme. Aussi extraordinai [...]